FILE PHOTO: The Thomson Reuters logo is seen on the company building in Times Square, New York

UNE SOURCE DE BONNE FOI NOUS L’A CONFIRMÉ HIER : Expulsion de l’envoyé spécial de Reuters vers la Tunisie

Après la marche populaire et pacifique de vendredi dernier, à Alger, l’heure était venue, hier matin, pour expulser l’envoyé spécial de l’agence de presse Reuters, à Alger, vers le bureau de Tunis, journaliste qui était présent, depuis jeudi dernier, à Alger, pour couvrir les manifestations citoyennes, a-t-on confirmé hier, auprès d’une source policière. Selon notre source, «la décision d’expulsion et du retrait de l’accréditation du journaliste a été prise samedi dernier, mais à défaut de vol, le journaliste de Reuters a été finalement expulsé dans la matinée d’hier.» Une confirmation d’expulsion qui se veut une réponse à des «fausses informations» reprises par des journaux électroniques tunisiens, et qui étaient répandues sur la toile, notamment celle supposant que le journaliste d’origine tunisienne «a été arrêté dans la soirée du samedi dernier, à Alger.» Pour rappel, l’envoyé spécial de l’agence de presse Reuters été accusé par des internautes algériens de «propager des informations erronées dans le but de ternir l’image de la marche populaire pacifique», observée vendredi dernier, dans la Capitale. La colère des Algériens est venue suite à la reprise de la dépêche rédigée par le journaliste en question dans laquelle il a dramatisé les rares échauffourées, qui ont éclaté en fin de manifestation, entre policiers et certains intrus. Le comble c’est que cette information a été reprise par des médias étrangers comme il en était question d’une agence de presse internationale.
Cette fausse information, dont le contenu est «dévoyé», est intervenue, notons-le, au moment où les marches des Algériens et Algériennes participants à la manifestation du 6e vendredi consécutif, avaient encore une fois marqué l’opinion nationale et internationale de par leur caractère pacifique et civilisé, depuis, notamment l’entame du mouvement populaire le 22 mars dernier. Pour apporter un démenti formel à cette fausse information, ils étaient nombreux, les Algériens, à utiliser le live via facebook, (vidéo en direct) pour prendre la parole face aux caméras de leurs «Smartphones,» et pour que tout le monde puisse voir l’imposante marrée humaine défilée dans un climat pacifique et une ambiance festive. Pour rappel, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a déjà apporté un démenti formel, vendredi, sur les prétendues émeutes éclatées après la manifestation pacifique, comme rapporté par le journaliste de Reuters et relayé par des médias nationaux et étranger.
Mohamed Amrouni