Maroc

PRÉVISIONS FANTAISISTES D’UNE « AGENCE » ÉCONOMIQUE  BRITANNIQUE : La nouvelle entourloupe de Rabat

Le cabinet britannique de gestion des risques Verisk Maplecroft a publié, cette semaine, un rapport qui revient sur l’impact de la pandémie du coronavirus sur les économies des pays émergents.

Cette curieuse étude qui se pare d’une grande réputation internationale adopte un ton  très alarmiste sur notre pays et joue au mauvais prophète en parlant des répercussions socio-économiques négatives  de la pandémie sur l’Algérie. Mais très étonnement, l’étude qui se prétend mondiale parle de  certains pays fragiles d’Afrique et d’Amérique latine mais omet deux pays voisins le Maroc, comme de bien entendu et l’Algérie. Il n’est pas nécessaire d’être grand clerc en économie et en prospective    pour comprendre que la pandémie de la Covid-19 va toucher l’ensemble des pays, y compris les plus grandes économies mondiales. Mais là où le bât blesse est que ce rapport bien sommaire dans le style des études superficielles fourre-tout cite d’abord l’Algérie, le Nigeria, première économie africaine  et la Turquie parmi les pays présentant le plus de risques de connaître des troubles, alors qu’il y a énormément  d’États en grande difficulté  sur tous les continents dont il aurait pu parler en premier. Il n’y a pas à chercher bien loin pour savoir qu’il y a anguille sous roche et voir que cette « étude »  est très orientée .Pour preuve, sa reprise par des organes et des relais de propagande marocains  et un quotidien privé national qui se spécialise dans l’alarmisme et les fake news en une de ce journal.  Jusqu’à preuve du contraire, l’Algérie a encore les moyens d’éviter de nombreux et grands écueils, et plusieurs réunions présidées par le chef de l’État arrêtent les mesures appropriées pour faire face aux conséquences de la pandémie. Dernière en date de ces mesures,  la décision   d’aider financièrement les petits métiers pour une période de trois mois et de différer le paiement des impôts et taxes. Mais revenons à ce rapport qui, très curieusement donc,  ne cite pas le Maroc alors que nombre d’experts évoquent une économie exsangue du fait de sa dépendance au tourisme qui constitue le plus grand  des revenus marocains. Pourquoi ce traitement vicieux ou sélectif ? En réalité et sous couvert d’une étude mondiale, le rapport  de l’agence britannique  est un leurre pour le Makhzen qui déploie sa propagande dans tous les domaines,  dans une lamentable tentative de déstabilisation de notre pays.

Impasse complaisante sur le Maroc
Pour cela le Maroc, où la paupérisation atteint des sommets si on se réfère à  des médias marocains et à des lanceurs d’alerte ayant fui le pays, dépense sans compter surtout que les revenus faramineux du trafic de drogue  sont à disposition pour corrompre à tout va jusqu’à des  économistes consultants véreux, qui ne craignent pas  le ridicule. D’ailleurs, une  autre étude alarmiste de la même veine publié par l’international Crisis group a relevé l’activisme des agents du Maroc infiltrés dans des institutions internationales et tout particulièrement dans des think-tank dont la complaisance à l’égard d’un pays dont l’économie est moribonde, portée à bout de bras par les dons et les crédits des monarchies du golfe , se mesure au prorata des chèques distribués par le palais royal ou par ses sous fifres. L’un d’entre eux précisément, Ahmed Charai, relais des services de renseignement marocains et qui se cache derrière une feuille de chou animé par des journalistes français mercenaires, est membre du conseil d’administration de ce think-tank basé  à Bruxelles. C’est pourquoi il ne faut accorder aucun crédit à ses pseudos études fantaisistes. Car il faut souligner  que ces «brillants» analystes  n’ont pas pris en considération le fait que l’Algérie a un matelas de devises encore confortable, qu’elle possède un exécutif et des institutions désormais solides et stables, qu’elle est loin de connaître l’agitation civile et que les possibilités d’attaques terroristes sont désormais, et depuis déjà longtemps, très infimes en raison du professionnalisme et de l’efficacité universellement reconnue de notre armée et de nos différents services de sécurité. Il faut aussi relever que La France, qui connaît une aggravation de sa situation épidémiologique, est – rappelons-le – le pays d’origine des premiers cas de Covid-19 enregistrés en Algérie, met sur la liste rouge notre pays, alors qu’il y a un  traitement de faveur réservé au Maroc. Or on ne peut cacher  une amère réalité : celle d’un désert médical d’une ampleur telle que ce pays ne dispose que de deux centres de tests de l’Institut Pasteur (Casablanca et Rabat) et que pour préserver les maigres ressources du tourisme, il doit falsifier les chiffres pour attirer ses visiteurs.
M. Bendib