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OFFRE DE DIALOGUE DU PRÉSIDENT : Le FFS, le FJD, l’ANR et TAJ réagissent

Fraichement élu à la tête de l’État avec une majorité de 58,15% des voix exprimées, Abdelmadjid Tebboune s’est montré aussitôt disposé à dialoguer avec le Hirak pour écouter ses préoccupations et les prendre en charge. Un engagement qu’il considère de prioritaire dans son agenda immédiat. Des partis politiques, qui ont réagi, disent ce qu’ils pensent de cette offre de dialogue.

Le FFS exige des conditions préalables
Le Front des forces socialistes (FFS) a réaffirmé hier son attachement à la transition démocratique pour l‘avènement de la deuxième République ainsi qu’un dialogue politique global avec les forces politiques et sociétales représentatives. Dans une déclaration, signée par Ali Laskri, coordinateur de l’instance présidentielle, le FFS réitère sa position quant à la nécessité de l’avènement d’une deuxième République, comme une exigence de sortie de la crise politique actuelle. Le FFS maintient son exigence d’une « transition démocratique et un dialogue national transparent et sérieux avec tous les acteurs politiques représentatifs et ceux de la société civile mobilisés dans le mouvement populaire et associatif, pourra convenir d’une plateforme consensuelle de sortie de crise sur le plan politique, économique , social, environnemental et culturel avec un calendrier et des instruments de contrôle et d’exécution, en vue de l’élection de l’Assemblée nationale constituante ». Pour le FFS, «un Dialogue , oui, mais pas n’importe lequel» , prévient le FFS, mettant en garde « le pouvoir contre la tentation d’organiser un pseudo-dialogue sous son égide dans une conférence non souveraine visant à valider une feuille de route préétablie avec un ordre du jour déjà fixé et des participants de son choix ». Pour le parti, «le vrai dialogue suppose des conditions préalables, selon des règles universelles », à commencer par « la création d’un climat d’apaisement favorable aux discussions notamment la libération des détenus politiques et d’opinion, le respect des libertés d’expression, de manifestation et de réunion», « l’adoption commune de l’ordre du jour et du choix des participants», le caractère souverain et transparent du dialogue ». L’adoption, par consensus, de la plateforme de sortie de crise» et enfin «l’engagement par les parties prenantes de son exécution dans les délais prescrits». Par ailleurs le FFS reste sur ses positions en appelant « les Algériens et les Algériennes à poursuivre et amplifier leur mobilisation pour instaurer un État civil et non militaire», mais doit veiller sur le caractère pacifique de la protesta.

L’ANR : « le Hirak doit changer son camp »
De son côté, l’Alliance nationale républicaine (ANR) a salué l’initiative du président Abdelmadjid Tebboune d’ouvrir un « dialogue sérieux, réaliste et constructif » avec le Hirak, indiquant dans un communiqué rendu public hier, que « le Hirak doit changer son camp », en participant à ce dialogue et en proposant des solutions de sortie de crise. En outre l’ANR a félicité Abdelmadjid Tebboune après avoir obtenu la majorité écrasante des voix dans ce scrutin, exprimant sa satisfaction concernant les premiers engagements que le Président a tenu à formuler, en particulier la construction d’une nouvelle Algérie sans exclusion ni marginalisation, ainsi la révision profonde de la Constitution qui permet la séparation entre les pouvoirs et l’indépendance de la justice, ainsi la modification des lois organiques réglementant la vie politique afin de faciliter l’intégration des jeunes dans l’action politique et électorale et la lutte contre la corruption.

Le FJD dit oui pour un dialogue «honnête»
Dans un communiqué signé le président du Front pour la justice et le développement (FJD), Abdellah Djaballah a appelé le pouvoir à la nécessité de faire « preuve de sagesse et d’honnêteté», à travers « l’organisation d’un dialogue sérieux et inclusif », qui répond à la « volonté populaire». Un dialogue, poursuit-t-il, qui garantit « la souveraineté du peuple et sa liberté » indiquant qu’il est nécessaire de se faire aider par des personnalités « compétentes », en adoptant une feuille de route urgente qui traduit les revendications du Hirak », tout en «protégeant l’unité nationale.» En outre, le parti islamiste a exigé la libération des détenus d’opinion et politiques, en dénonçant la répression du mouvement pacifique. Appelant à la fin la classe politique ; société civile ; personnalité et représentants du Hirak à adopter un projet commun pour l’étape suivante et mettre une feuille de route claire.

TAJ souhaite du succès à Tebboune
Dans un communiqué publié après l’annonce des résultats préliminaires de l’élection présidentielle, le parti TAJ a félicité Abdelmadjid Tebboune d’avoir obtenu « la confiance de la majorité des électeurs », lui souhaitant plein succès dans sa nouvelle mission.
Par ailleurs la même formation politique a félicité le peuple algérien « qui a accompli son devoir national en votant lors de la présidentielle du 12 décembre 2019, laquelle a été marquée par la détermination des électeurs algériens dans le pays et à l’étranger à faire prévaloir les intérêts de l’Algérie, à défendre la souveraineté nationale et à rejeter toutes les tentatives désespérées d’ingérence étrangère».
Sarah Oubraham