ENFANTS PALESTINIENS EN DÉTENTION : L’innocence brisée derrière les barreaux

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Le Centre palestinien de défense des prisonniers alerte sur la multiplication des arrestations d’enfants palestiniens en Cisjordanie occupée et à ElQods, ainsi que sur le sort toujours incertain des mineurs détenus en provenance de Ghaza. Selon ses données, près de 370 enfants palestiniens étaient détenus dans les prisons de l’occupation au début du mois d’août 2026.
Les enfants palestiniens sont confrontés à une réalité particulièrement difficile dans les prisons de l’occupation sioniste, alors que les campagnes d’arrestations visant les mineurs se poursuivent en Cisjordanie occupée et à ElQods, tandis que le sort de nombreux enfants arrêtés dans la bande de Ghaza demeure entouré d’incertitudes. Dans un rapport spécial, le Centre palestinien de défense des prisonniers souligne que l’arrestation d’enfants palestiniens n’est plus un phénomène exceptionnel ou limité à des cas isolés.
Elle est devenue une pratique récurrente des campagnes menées par les forces d’occupation. Le centre relève, en outre, qu’il est particulièrement difficile d’établir le nombre exact d’enfants détenus en provenance de Ghaza, en raison du manque d’informations et des difficultés d’accès aux données concernant les lieux où ils sont détenus. Selon les chiffres communiqués par l’organisation, environ 370 enfants palestiniens étaient incarcérés dans les prisons de l’occupation au début du mois d’août 2026, la majorité étant détenue dans les prisons de Megiddo et d’Ofer. Ils font partie des quelque 9 400 prisonniers et détenus palestiniens actuellement incarcérés.
276 enfants arrêtés en six mois
Les institutions palestiniennes spécialisées dans la défense des prisonniers ont recensé environ 276 arrestations d’enfants en Cisjordanie occupée et à ElQods durant le premier semestre de l’année en cours. Depuis le début de la guerre contre le peuple palestinien, le nombre total d’arrestations en Cisjordanie occupée et à ElQods a dépassé les 25 000 cas, concernant notamment des enfants, des femmes et différentes catégories de la population. Le rapport fait également état du recours persistant à la détention administrative contre les mineurs.
Quelque 180 enfants auraient ainsi été placés en détention administrative jusqu’à la fin de l’année 2025, un chiffre qualifié d’inédit par le centre par rapport aux périodes précédentes. Cette procédure permet de maintenir une personne en détention sans inculpation ni procès, plongeant l’enfant dans une profonde incertitude quant à la durée de sa détention et à la date de sa libération, avec des conséquences particulièrement lourdes sur le plan psychologique.
M. S.