Un reporter dans la foule : L’écriture de notre histoire est lancée

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Les « 5w » désignent en anglais les cinq questions fondamentales auxquelles un journaliste doit répondre lors de la rédaction de son écrit. Traduits en français : qui, quoi, où, quand et pourquoi. Pour parfaire son travail, le journaliste peut ajouter deux autres questions complémentaires : comment et combien. Ceci est très important à préciser. Surtout lorsqu’il s’agit d’un sujet hautement sensible comme la mémoire et l’histoire d’une nation. Dimanche dernier, un communiqué du ministère des Moudjahidine a été publié annonçant la tenue d’une « série de rencontres de concertation de notre ministre, Abdelmalek Tacherift, avec les représentants de la famille révolutionnaire et des instances nationales concernées ». L’objectif étant « la mise en œuvre des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune ». En effet, à l’occasion de la commémoration, le 8 mai dernier, de la journée nationale de la mémoire, le président Tebboune, dans son message à la nation, a annoncé « avoir instruit le ministère des Moudjahidine et des Ayants droit de procéder à la concrétisation de deux projets. Le premier projet porte sur des assises nationales de la Mémoire et de l’Histoire et le second concerne la préparation d’un projet de loi relatif à la Mémoire nationale, en fidélité aux martyrs des massacres du 8 mai 1945 et aux martyrs de l’Algérie ». Sur les deux projets, le premier nécessite un éclairage. Le second doit être réservé aux juristes. Lorsque le président demande des « assises nationales de la mémoire et de l’histoire », il n’y a aucun pléonasme. Cette dualité marque la rupture avec le faux concept de « l’histoire commune » que voulaient nous « vendre » des « spécialistes » de la guerre d’Algérie de la rive nord de la méditerranée. Seule une personne débile pouvait accepter que le bourreau et sa victime puissent avoir le même regard sur une action produisant une jouissance malsaine chez le premier et des souffrances atroces chez le second. Lors de cette réunion, Tacherift, a rappelé « l’attention particulière accordée par le président de la République au dossier de la mémoire nationale et à sa place centrale et constante dans les politiques publiques de l’État ». Il a ajouté que « la mémoire nationale est un patrimoine authentique de tout le peuple algérien et que sa préservation et sa protection constituent une responsabilité nationale et sociétale commune ». Poursuivant son intervention, notre ministre a souligné « les références stratégiques et les dimensions souveraines des Assises nationales sur la mémoire et l’histoire, en tant qu’étape charnière et atelier national fédérateur s’inspirant des hautes orientations du président de la République, et visant à dépasser le caractère conjoncturel et les approches limitées pour instaurer une gouvernance globale, une vision unifiée et une stratégie nationale intégrée, à même de préserver la mémoire nationale et de garantir la transmission de son noble message et de ses valeurs ancrées aux générations montantes ». On ne peut être plus clair. Il s’agit de la matière à préparer pour l’écriture de notre histoire qui doit être transmise à nos futures générations. C’est là un autre méga chantier que lance le Chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune. Bien que d’ordre culturel, il s’ajoute, de par son importance dans la vie d’une nation, aux autres chantiers hors normes, d’ordres économiques, sociaux et sécuritaires déjà lancés par notre Chef de l’État. Chacun sait que la partie contemporaine de l’histoire de notre pays comprend la période de la colonisation française. Pour l’illustration de la duplicité de la partie française, le quotidien français Le Monde daté du 11 octobre dernier, rapporte le traumatisme vécu par un officier français, le commandant Romain Choron, chef du département d’histoire militaire de Saint-Cyr, qui avait tenté de consulter des archives militaires de la guerre d’Algérie. « Des agents de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont débarqué chez lui à 6h du matin pour une perquisition qui a « duré cinq heures. Son matériel informatique, des livres et des documents sont saisis, placés sous scellés. Au même moment, son domicile parisien a été également fouillé – pendant neuf heures – dans les moindres recoins, jusqu’à la cave » rapporte le journaliste Frédéric Bobin, auteur de l’article. Romain Choron était accusé de « détournement, soustraction, divulgation ou reproduction du secret de la défense nationale ». Ainsi tombent les masques et les fausses promesses !
Zouhir Mebarki
zoume600@gmail.com