DROIT DU PEUPLE SAHRAOUI À L’AUTODÉTERMINATION : L’Algérie réaffirme avec force sa position

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Ce mardi, lors du débat général conjoint de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, l’Algérie, par la voix de son représentant permanent auprès des Nations unies, Amar Bendjama, a réaffirmé son attachement à une solution juste et durable fondée sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Dans sa déclaration, Amar Bendjama a souligné que le Sahara occidental demeure une question de décolonisation inachevée, rappelant que son statut juridique a été consacré par les Nations unies, qui l’ont inscrit sur la liste des territoires non autonomes. « Les résolutions de l’Assemblée générale ont confirmé ce statut juridique, également conforté par l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) », a-t-il relevé. Il s’est appuyé sur les résolutions 1514 et 1541 de l’Assemblée générale, qui consacrent le principe selon lequel le choix du statut politique d’un territoire doit découler de la libre volonté de son peuple, soulignant que ce principe constitue le fondement de tout véritable processus de décolonisation. Il a souligné que les négociations doivent constituer un processus menant à une solution, et non un moyen d’imposer une option prédéterminée. Amar Bendjama a rappelé que la reprise, au début de l’année en cours, des négociations directes entre les deux parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario, sous l’égide conjointe des Nations unies et des Etats-Unis, a été saluée par l’Algérie qui, a-t-il précisé, a pris part en qualité d’observateur à ces discussions, aux côtés de la Mauritanie, pays voisins concernés par le rétablissement de la paix, de la stabilité et de l’harmonie dans la région. Amar Bendjama a également mis en garde contre les appels invitant les Sahraouis à renoncer à leurs aspirations à la liberté et à la dignité et à accepter le fait accompli, au nom du pragmatisme et du réalisme. Le diplomate algérien a mis en garde contre toute politisation de l’aide humanitaire, rappelant que l’action du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait toujours été respectée et appréciée parce qu’elle reposait sur l’assistance aux personnes en souffrance, à l’écart des calculs politiques. Amar Bendjama a appelé l’Assemblée générale des Nations unies, en sa qualité de garante de la légalité internationale et du respect de la Charte des Nations unies, à œuvrer en faveur d’une solution juste et durable garantissant au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination.

Le « R » qui dérange le Maroc
Le diplomate algérien, Amar Belani, parfait connaisseur de la question sahraouie a fait observer, sur les réseaux sociaux, que « depuis 1991, le « R », pour « Référendum », dans l’acronyme MINURSO, reste une source d’irritation pour les dirigeants marocains car cette simple lettre cristallise leur frustration et leur angoisse existentielle. Cette lettre rappelle un engagement international jamais concrétisé et un processus dont Rabat cherche à écarter l’issue référendaire ». « Pour y parvenir, explique-t-il, le Maroc exerce des pressions sur la Maison-Blanche en s’appuyant sur ses relais républicains et sur le lobby pro-israélien de l’AIPAC. L’objectif est de priver la mission onusienne de ses prérogatives politiques et civiles, d’affaiblir son mandat et de faire disparaître cette lettre qui hante la monarchie depuis plus de trois décennies ». Il rappelle que « créée en 1991 par les Nations unies, la MINURSO devait permettre aux Sahraouis de se prononcer par référendum sur leur avenir. Son sigle rappelle cet engagement initial ». Il avertit que la suppression de la MINURSO «  ferait courir des risques sérieux. Elle pourrait favoriser une reprise des hostilités et provoquer une escalade aux conséquences régionales ». Pour rappel, le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra, cette fin de mois, une réunion sur le Sahara occidental. À quelques jours de ce rendez-vous, le Polisario reproche à l’envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, de s’être aligné sur les positions marocaines concernant le conflit du Sahara occidental et l’accuse de « manque de neutralité ».
M’hamed Rebah