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TÉMOIN DU GÉNOCIDE SIONISTE : La presse palestinienne réprimée

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Thaer Fakhoury

L’entité sioniste ne se contente pas de mener une guerre meurtrière contre la population palestinienne. Elle s’attaque également à ceux qui tentent d’en documenter les conséquences. À Ghaza, des centaines de journalistes ont été martyrisés depuis le début de l’agression. En Cisjordanie occupée, les professionnels des médias sont confrontés aux arrestations, aux restrictions de circulation et aux entraves qui visent à empêcher l’exercice de leur métier.
La récente arrestation du journaliste palestinien Thaer Fakhoury en constitue une nouvelle illustration. Le confrère a été interpellé le 24 août dernier alors qu’il se présentait à un point de contrôle militaire près de Beit Lahm.
Son arrestation intervient dans un contexte marqué par une multiplication des pressions exercées contre les journalistes palestiniens. Pour les professionnels de la presse palestinienne, ces pratiques ne relèvent pas de faits isolés.
Elles s’inscrivent dans une politique visant à restreindre la liberté de la presse et à empêcher les journalistes de témoigner librement de la situation sur le terrain. Le Syndicat des journalistes palestiniens a fermement condamné l’arrestation de Thaer Fakhoury, dénonçant une politique systématique ciblant les journalistes palestiniens, leur liberté de mouvement et leur droit à exercer leur profession. Il a également appelé les institutions internationales à condamner ces pratiques et à agir pour garantir la protection des journalistes. Au-delà du cas de Thaer Fakhoury, c’est la capacité du peuple palestinien à raconter sa propre réalité qui se trouve ainsi menacée. Car empêcher un journaliste de circuler, l’arrêter ou entraver son travail revient aussi à limiter la diffusion des images, des témoignages et des faits recueillis sur le terrain.
La bataille ne porte donc pas uniquement sur le contrôle du territoire. Elle concerne également le récit qui en est fait. Un journaliste palestinien libre de travailler constitue un témoin direct des événements, capable de documenter les violences et de transmettre une réalité que les autorités de l’occupation ne peuvent ni sélectionner ni contrôler. À Ghaza comme en Cisjordanie occupée, les journalistes se retrouvent ainsi au cœur d’une répression qui accompagne les violences infligées à la population palestinienne. Tuer les journalistes à Ghaza, arrêter ceux de Cisjordanie et entraver leur travail répond à une même logique : faire taire les témoins et empêcher que les faits soient documentés. Cette situation pose également la question de la responsabilité de la communauté internationale. La liberté de la presse ne saurait être un principe à géométrie variable, invoqué dans certains contextes et ignoré lorsqu’il s’agit de journalistes palestiniens. La protection des professionnels des médias doit s’appliquer à tous, y compris à ceux qui documentent les violences commises sous occupation. L’arrestation de Thaer Fakhoury doit ainsi susciter une mobilisation pour sa libération et pour la protection de l’ensemble des journalistes palestiniens. Ceux-ci doivent pouvoir exercer leur profession librement, sans arrestations, intimidations ou restrictions, et continuer à faire parvenir au monde les faits et les témoignages recueillis sur le terrain.
M. S.

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