L’opinion attendait beaucoup de ce conclave : Lectures d’un BF de la Faf loin de l’ordinaire

C’est un «circule,z y a rien à voir et rien à dire» sans appel qui a sanctionné la finalement très ( ???) ordinaire réunion du BF de la Faf qui a préféré, contre toute attente, différer à plus tard (peut-être au début de la rentrée de Septembre qui sera chaude à tous les niveaux) le traitement et la prise de décision dans certains dossiers qu’on sait délicats. Rien à dire et l’impression que Zetchi et son équipe préfèrent jouer les prolongations pour ne pas gâcher les vacances des uns et des autres au sortir d’une CAN certes positive mais à enseignements.

Par Azouaou Aghiles

Entre infos, scoops, intox et démentis
C’est sans surprise que les membres du Bureau Fédéral (BF) de la Faf, réunis mardi au CTN de Sidi Moussa, se sont quittés. Des nouveautés ? Il n’en fut absolument rien et, pour reprendre l’expression désormais usitée et usée à tout bout de champ, ils nous ont offert un conclave des plus ordinaires, toutes les infos (on ne parlera pas de scoops, l’instance en charge du ballon rond national s’étant chargée d’apporter, par mises au point interposées et imposées par des rumeurs insistantes, d’en démentir certaines, à l’image notamment de la présumée démission de son président, Zetchi, que le MJS, par la personne de son premier responsable, a cru bon, à l’occasion de maintes sorties médiatiques, de conforter dans son poste en l’assurant du «plein soutien des pouvoirs publics») ont été zappées à l’occasion. Si le public est resté sur sa faim, on imagine que les locataires du siège de Dely Brahim, apparemment pressés de partir en congé après un exercice particulièrement chargé mais agrémenté, et ce n’est pas rien, d’un titre de champion d’Afrique pour un football national malade de ses dérives, ont choisi de ne pas trop s’étaler sur certains points que les fans, encore en train de fêter l’exploit historique de leurs favoris (une première depuis trois décennies et une longue traversée du désert), avaient bien le droit d’en connaître et les dessous et la manière avec laquelle il fallait les traiter. C’est tout à fait normalement, et après traitement tout aussi normal des bilans (on notera qu’ils ont été adoptés sans trop de discussions, donc passés comme des lettres à la poste), que Zetchi et son bureau, où l’on notera la seule surprise (sinon deux avec l’absence surprise du vice-président Gasmi qui ne manquera pas de susciter quelques commentaires et bien sûr des interrogations quant à son avenir au sein de cette structure du fait justement, disent certaines sources bien introduites, de relations tendues) d’une journée comme toutes les autres, tout à fait ordinaire, qui a pour nom Rebouh Haddad, son 2e adjoint direct, qu’on disait démissionnaire de son poste en rendant son mandat à la suite des démêlées judiciaires auxquelles fait face son frère Ali, patron de l’ETRHB et de l’USM Alger, et ex-N°1 de la puissante confédération du patronat (FCE), incarcéré depuis quelques mois déjà à la prison d’El Harrach.

Belmadi … en poids lourd
Deux «surprises» en une et qui ne manquent pas de jeter le trouble dans les esprits alors même que Kheireddine Zetchi, qui doit apprécier la main tendue par le ministre de tutelle qui soutient mordicus qu’il «est en place et qu’il le restera» (jusqu’à quand, ndlr ?), n’a pas (l’occasion de la réunion du BF était pourtant belle pour éclairer l’opinion sur un sujet «réel» et méritant des clarifications de la part du 1er concerné qui reste étrangement muet sur la question en laissant le soin à d’autres acteurs de clore, pas définitivement d’ailleurs, le débat) jugé utile de parler de son avenir. Encore moins de celui du 1er artisan de la victoire algérienne en égypte, coach Djamel Belmadi qu’on dit sur le départ (une éventualité de brûlante actualité que le capitaine Mahrez, un de ses joueurs les proches de lui, a pris sur lui, indirectement certes, d’évoquer en des termes à peine voilés) dont le départ serait dans l’air (ce que ses supporters n’osent même pas imaginer et ne manqueront pas, quand il le faudra, de mettre la pression, pour exiger des éclaircissements, lui a su fédérer tout le monde autour d’un projet entamé sur les chapeaux de roue avec, en prime, ce n’était, pas plus, qu’un rêve devenu irréalisable, une 2e étoile sur le maillot de l’E.N) en raison, toujours selon des indiscrétions, de quelques problèmes rencontrées sur la route de l’égypte. Rumeur, intox ou info vraie (on ne tardera pas à le vérifier)? Oublié l’épisode de l’absence (une des raisons, sinon la raison principale aux spéculations quant à sa démission, une surprise n’étant pas à écarter dès la prochaine rentrée) de Zetchi à la réception par les hautes autorités du pays des «Verts» à leur retour triomphal au pays ? Pour les observateurs, et s’il y avait des choix à faire entre les deux personnalités, nul doute que celui qui a permis au football algérien de revenir au 1er plan (en atterrissant à nouveau sur le toit de l’Afrique et en alliant l’art et la manière), a les faveurs et la reconnaissance du public lui qui, avant même le coup d’envoi de la messe continentale, déclarait à qui voulait le croire (il a tenu parole et en quels termes !) qu’il jouera et se battra pour eux, la suite des événements lui donnant raison. Au-delà de toutes espérances.

On croise les doigts
Encensé aura été également le manager général de l’E.N, Hakim Medane, qu’on disait pourtant (vrai ou pas,) en disgrâce. Voire en conflit ouvert avec Belmadi qui aurait (à vérifier) conditionné la poursuite de sa mission à la fin de mission de l’enfant de Tizi-Ouzou pour des motifs que personne ne connaît mais qui font les choux gras de certains cercles bien introduits du côté de Sidi Moussa. Victime d’intox et particulièrement affecté par des «on dit» le visant personnellement, l’ex-canari, s’il a présenté un bilan de mission jugé «positif» par ses pairs du B.F, aurait montré quelques réticences (il a invoqué une grosse fatigue avec une fonction pas de tout repos) à poursuivre l’aventure. Un avenir en «pointillés» et bien des raisons de croire que des surprises sont à prévoir dans le dossier. D’autant plus que l’on parle, avec insistance de Antar Yahia (des signes qui ne trompent pas et une campagne médiatique loin d’être innocente) pour le remplacer s’il venait à passer à la trappe, des proches de Zetchi se disant sûrs que ce dernier est prêt (si ce n’est déjà fait) à le «sacrifier.» Resteront, resteront pas alors? Qu’il s’agisse de Zetchi, le président dont le sort semble scellé en dépit de tous les démentis fussent-ils officiels, le Ministre Bernaoui maintenant plus qu’autre chose le suspense, de Gasmi auquel le voyage en égypte n’aurait pas rendu service en mettant au jour sa difficulté manifeste à se mouvoir dans le bureau en plus dune crise patente l’opposant à son président, comme peut le suggérer son absence surprise mardi autour de la table, de Medane (il n’y a pas de fumée sans feu, n’est-ce pas ? ) dont les jours seraient maintenant comptés, de Rebbouh dont personne n’explique le retour subit et dont la présence énigmatique fausse bien des interprétations, ou de Belmadi qui a les faveurs du peuple et est donc intouchable à l’heure de certains choix douloureux, il y a cette impression qu’on ne nous dit pas tout. Que ce «report» à la rentrée de septembre pour la prise de certaines grosses décisions, a cela de particulier : de jeter le trouble dans les esprits. Que les jours à venir n’annoncent pas que du bon. Pourvu que, et on croise, comme toujours, les doigts, l’E.N. soit tenue à l’écart des divisions et autres règlements de comptes entre clans que même l’intérêt national ne semble pas unir. L’heure des divisions a de nouveau sonné et le dernier B.F, plus que de clarifier les lectures, suscite bien des interrogations. Ça craint. Énormément.
Azouaou Aghilas