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LES RÉCENTES MESURES DE L’ÉTAT EN SONT LA PARFAITE ILLUSTRATION : Quand la réalité contredit « les prévisions chaotiques »

Le cabinet britannique Verisk Maplecroft, spécialiste de la gestion du risque-pays, a raté une occasion pour se taire au lieu de se faire passer pour un amateur dans la jurisprudence et de passer tout à côté de la plaque. Obnubilé par des idées malsaines préalablement établies en évaluant l’impact économique et sanitaire de la pandémie sur les pays en proie à la crise sanitaire née du covid-19, le cabinet du conseil en risques et en stratégie a accouché d’un rapport, à la limite de la risée, et qui porte en son sein les germes d’une subjectivité ahurissante, mais vite contredite par des faits palpables et vérifiables sur le terrain. Selon le rapport de ce groupe, très mal intentionné, 37 pays, dont l’Algérie, aux côtés de puissances mondiales des États-Unis, et de la Russie sont menacées de perturbations sociales. Pour nos voisins magrébins, ils sont mieux lotis et se sont offerts une place au soleil loin de toute agitation sociale à l’avenir alors que les prémices d’une instabilité sont déjà là depuis belle lurette. Pour qui roule alors ce groupe d’experts qui veut faire croire au monde que l’herbe est moins verte chez nous que le reste de la planète, y compris, chez les pays en bas de l’échelle sur tous les plans ? Et qu’elles sont, dès lors, les réelles motivations d’une telle attitude dénuée de tout fondement. Mais au lieu de chercher dans le fond des pensées des uns et des autres, pour en extirper les enjeux, nous préférons faire appel au concret et à la réalité du terrain pour faire taire ceux qui surfent sur le nuage de Covid-19 pour régler leurs comptes avec des pays souverains. L’Algérie est parmi les rares pays à ne pas abandonner ses ressortissants à l’étranger tout au long de cette crise et l’opération se poursuit jusqu’au 30 du mois en cours. Des ponts aériens et maritimes ont été installés dès le début de cette pandémie pour ce seul objectif, alors que des cris de détresse de ressortissants d’autres pays ne cessent de fuser pour crier à l’abandon. Aussi sur le plan financier, le pays n’est jamais en crise, pour faire face à cette pandémie en dépit de l’arrêt de la plupart des activités et la chute des prix de pétrole en raison de la crise sanitaire. Là aussi, l’Algérie dispose de quoi tenir deux années encore à considérer les 60 milliards de dollars des réserves de change. Sur le plan social, outre l’allocation d’une somme de 10 000 DA à toutes les personnes nécessiteuses, une opération engagée dès le début de la crise, d’autres mesures viennent d’être adoptées au profit de toutes les personnes qui ont perdu leurs revenus suite à la suspension de leurs activités pour contrer l’avancée de la pandémie dans notre pays. Et c’est ainsi que les chauffeurs de taxis, à l’arrêt forcé, ont bénéficié d’une aide financière de 30 000 DA aux côtés des autres petits métiers, à l’instar des coiffeurs, lourdement affectés par la crise sanitaire, et ce, pour une période de trois mois et avec effet immédiat. Les autorités du pays ont volé aussi au secours des artisans pour atténuer les effets néfastes de la pandémie qui affecte, du reste et faut-il le rappeler à Verisk, le monde entier. Et les syndicats de ces différentes activités sont satisfaits de ces décisions qui sont appelées à être renforcées pour toucher les autres secteurs tels que la restauration et les cafétérias en hibernation, eux aussi, depuis plusieurs mois. Et leur dossier sera pris en charge incessamment comme tous les autres secteurs. Et encore et en dépit de cette crise qui s’est abattue sur tous les pays du monde, la distribution de différents types de logements ne s’est jamais arrêtée dans notre pays. Sur le volet de la relance économique, les autorités sont engagées à accompagner les entreprises affectées des deux secteurs et un rapport détaillé sur les conséquences du covid-19 sur la machine de production a été examiné et des mesures adoptées pour sauver les entreprises, les actifs et surtout les emplois. L’État a décidé, à cet effet, de geler le paiement des charges financières et des obligations fiscales et parafiscales dues par les opérateurs économiques pour une période équivalente à cette du confinement. De plus qu’aucune action de pénalisation ne sera également opérée durant cette période contre ces opérateurs. Il est donc à se poser la question sur quelles données s’est basée cette étude pour prévoir des troubles sociaux dans notre pays, si ce n’est un vœu du moins malsain de ces agitateurs qui opèrent en deux poids deux mesures pour plaire à ceux qui nagent dans des eaux troubles ? Le cabinet britannique doit revoir sa copie et corriger ses prévisions. Autrement c’est juste un rapport trompeur dans toute sa laideur.

Brahim Oubellil