Conseil des ministres

LE PRÉSIDENT ORDONNE LA RÉVISION DU PLF-2023 ET DU TEXTE DE LOI RELATIF AUX MOUVEMENTS DE CAPITAUX DE ET VERS L’ÉTRANGER : « Nuire à l’économie nationale est un crime intolérable »

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé hier, une réunion du Conseil des ministres consacrée au projet de loi de finances 2023, au projet de loi relatif à la répression de l’infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger, et à des exposés relatifs aux secteurs de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture, des Transports, et des Travaux publics, selon un communiqué de la Présidence. Après la présentation des deux premiers projets cités par le Premier ministre, Aïmène Benabderrahmane, le président Tebboune a donné instruction pour la révision du PLF pour 2023 en examinant davantage les termes du texte avant la programmation, courant de la semaine prochaine, de son examen et adoption lors d’une réunion spéciale du Conseil des ministres. En ce qui concerne la nouvelle loi sur la répression de l’infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger, comme projet anti-corruption, le Président a renvoyé pour révision du texte en prenant en compte la nécessité de veiller, par tous les moyens, sur la préservation de l’argent du peuple contre toute forme de corruption. Car, « nuire à l’économie nationale n’est pas seulement un délit, mais plutôt un crime intolérable », souligne le chef de l’État qui ne veut visiblement pas d’un dossier pris à la légère alors qu’il a fait de la lutte contre la corruption le fer de lance de son programme. Il ajoute à ce titre que les infractions liées aux mouvements de capitaux est « également un crime qui nuit aux intérêts du pays », et de ce fait, la loi doit frapper d’une main de fer, sinon imposer des peines sévères contre les auteurs. Par ailleurs, le chef de l’état a donné, entre autres, des instructions concernant plusieurs secteurs. À commencer par l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique qui, aux yeux du Président, nécessite une réforme « en profondeur » du système d’enseignement, ainsi qu’une modernisation des œuvres universitaires, pour faire de l’université un rôle moteur et de premier plan résolument orienté au service de l’économie nationale. À propos du secteur agricole, le Président a donné son feu vert pour l’importation de matériel agricole de tout genre, y compris les pièces de rechange, et ce pour les professionnel comme les particuliers. C’est le cas par exemple des tracteurs agricoles de moins de cinq ans, dont l’objectif est de répondre au besoin national en la matière. Farid Guellil