Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baghaei, cité par les médias locaux, a affirmé que la paix dans toute la région, y compris au Liban, « n’est pas une revendication déraisonnable » et a indiqué que Téhéran a présenté des revendications raisonnables et logiques qui englobent les intérêts de toute la région, et non seulement ceux de l’Iran » et « concentre actuellement ses efforts de négociation sur la fin de la guerre ».
Téhéran réclame notamment la fin de la guerre dans la région, la levée du blocus américain des ports iraniens et la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années.
« La question de l’uranium sera abordée ultérieurement », a-t-il indiqué. Il a fait savoir que le Pakistan « joue son rôle de médiateur avec professionnalisme », mais que « les États-Unis restent fidèles à leur vision unilatérale et à leurs exigences injustifiées ». Ismail Baghaei a souligné que les États-Unis sont « arrogants » et que leurs actions hostiles sont « la cause de l’instabilité dans la région », notant que les États-Unis « ont commis des crimes dans sept pays récemment ».
Il a ajouté : « C’est l’Amérique qui représente une menace pour la région et le monde», expliquant que les pays de la région « doivent pouvoir bénéficier d’une sécurité sans ingérence extérieure » et que « les pays du monde doivent se libérer de l’hégémonie américaine car Washington bafoue le droit international et ne se soucie pas des Nations unies ». L’Iran salue « toute initiative chinoise visant à mettre fin à la guerre. », a-t-il affirmé. La Chine a confirmé lundi la visite du président américain Donald Trump, prévue du 13 au 15 mai à l’invitation du président chinois Xi Jinping. Selon le ministère chinois des Affaires étrangères, il s’agira de la première visite d’un président américain en Chine depuis 2017.
Donald Trump dans l’impasse
Les médias américains constatent que l’agression américano-sioniste contre l’Iran qui a été lancée dans l’espoir d’un succès rapide, s’est muée en un affrontement prolongé que Washington peine à maîtriser, en raison notamment de la posture de l’Iran et de sa riposte durant 30 jours.
Aujourd’hui, notent ces médias, la guerre se poursuit, sur le front des négociations et le terrain maritime du canal d’Ormuz sous contrôle de Téhéran. The Atlantic résume cette situation : Donald Trump, visiblement épuisé par ce conflit qu’ « il n’imaginait pas aussi long, ne sait plus comment en sortir » ; le président américain ne rêve plus que d’une chose : « refermer au plus vite le dossier iranien, car il est fatigué de la guerre qu’il a lui-même lancée contre l’Iran ».
De son côté, Bob Kagan, cofondateur du Project for the New American Century, présenté comme le think tank le plus impérialiste de Washington, admet la défaite des Etats-Unis contre l’Iran : « Il n’y aura pas de retour à la situation antérieure, pas de triomphe américain ultime qui annule ou surmonte les dommages causés. Le détroit d’Ormuz ne sera pas ouvert, comme il l’était autrefois ».
Au Liban
Les médias sionistes passent aux aveux : inquiétude croissante dans l’entité sioniste concernant les attaques de la résistance libanaise qui lance ses opérations militaires et ses attaques contre les colonies, les sites d’occupation et les concentrations de troupes de l’armée sioniste, en représailles à l’agression sioniste contre le Liban. Résultat : le nord de la Palestine occupée est totalement paralysé : écoles fermées, bus à l’arrêt et commerces fermés. Les soldats sionistes du Nord de la Palestine occupée font état d’un sentiment d’impuissance lorsqu’ils aperçoivent soudainement ces petits drones au-dessus de leurs têtes, sans aucun avertissement.
Quant aux solutions proposées par l’armée sioniste à ce stade, « elles ne parviennent pas, du moins de façon minimale, à apporter une réponse appropriée », alors que la Résistance libanaise continue d’infliger de lourdes pertes à l’ennemi, reconnaissent les médias de l’entité sioniste.
M’hamed Rebah













































