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AFFAIRE DE CORRUPTION AU SEIN DE L’ÉCOLE SUPÉRIEURE EN SCIENCES ET TECHNOLOGIE DU SPORT : Le procès reporté au 24 mai

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Le tribunal de Bir Mourad Raïs a décidé dimanche de reporter au 24 mai prochain le procès de corruption impliquant l’École supérieure en sciences et technologie du sport, située à Dely Ibrahim, à Alger.
Cette affaire, qui suscite un vif intérêt dans les milieux sportifs et universitaires, concerne de graves irrégularités présumées liées au recrutement et à l’attribution de postes au profit de sportifs d’élite et de haut niveau. Le report de l’audience est intervenu à la demande de l’agent judiciaire du Trésor public, qui s’est constitué pour la première fois partie civile dans cette affaire. Après l’ouverture de l’audience et l’appel des prévenus ainsi que des parties civiles, parmi lesquelles figure le ministère des Sports, le représentant du Trésor a présenté un mémoire de constitution en se fondant sur les dispositions des articles 3, 376, 378 et 379 du Code de procédure pénale. Il a sollicité un renvoi afin de préparer sa défense et son intervention dans le dossier, requête acceptée par la présidente du tribunal. L’enquête porte sur des faits qualifiés de particulièrement graves, liés à des dépassements et infractions dans les procédures d’accès au grade de conseiller des sports. Selon les éléments du dossier, plusieurs irrégularités auraient été constatées, notamment la falsification de relevés de notes, l’attribution de notes fictives, l’établissement de listes fantômes couvrant l’ensemble des matières, ainsi que la disparition de plusieurs dossiers administratifs. Les investigations évoquent également le non-respect des procédures pédagogiques et administratives habituelles, telles que l’organisation des examens, la rédaction des fiches d’évaluation, la tenue des conseils d’enseignants ou encore la remise officielle des copies et documents académiques. Les personnes poursuivies dans cette affaire devront répondre de plusieurs chefs d’accusation lourds, parmi lesquels l’abus de fonction dans le cadre de l’exercice de leurs missions, en violation des lois et règlements, dans le but d’accorder des avantages indus à autrui.
Les prévenus sont également poursuivis pour faux et usage de faux dans des documents administratifs, des faits réprimés par la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption ainsi que par la législation sur la falsification de documents officiels. Ce dossier met une nouvelle fois en lumière les défis liés à la gouvernance et à la transparence dans certaines institutions publiques, notamment dans les secteurs de la formation et du sport, alors que les autorités judiciaires poursuivent leurs efforts de lutte contre la corruption et les pratiques frauduleuses.
M. Seghilani

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