Il ne s’agit pas d’une guerre classique de tranchées. L’arme utilisée est de destruction massive. Vous l’avez compris, il s’agit de la guerre que mène notre pays contre des narcotrafiquants qui déversent sur notre territoire d’énormes et ininterrompues quantités de drogues de natures et de noms divers (drogues dures, drogues douces, stupéfiants, psychotropes, etc…). Tous ces poisons sont déversés chez nous. L’objectif de nos ennemis est de pousser à l’addiction notre jeunesse et de la réduire en loques humaines. Attenter à notre riche et précieux capital humain. L’Algérie mène une lutte incessante contre ce fléau. Toutes nos forces sont mobilisées. L’armée, la police, les douanes, bref tous nos services de sécurité. Dans le bilan opérationnel de l’ANP durant le premier semestre de l’année 2026 on peut lire qu’en plus du terrorisme, le narcotrafic n’est pas en reste. 1092 narcotrafiquants arrêtés, 156,5 quintaux de kif traité, 730,46 kg de cocaïne saisie et 25,6 millions de comprimés de psychotropes saisis. D’autres bilans s’ajoutent. De la DGSN, des Douanes. Pour se faire une idée de l’ampleur des saisies, le 26 juin dernier a eu lieu, à Chlef « la cinquième opération nationale de destruction de stupéfiants et de substance psychotropes, saisies par les unités de l’Armée nationale populaire, de la Gendarmerie nationale, de la Sureté nationale et des Douanes algériennes ». Le communiqué de la Défense nationale précise que, ce jour-là « 16 575 kilogrammes et 693 grammes de kif traité, 1000 kilogrammes et 322 grammes de drogues dures (cocaïne et héroïne) ainsi que 25 138 473 comprimés psychotropes, 262 kilogrammes de poudre psychotrope ont été détruits ». L’estimation financière des drogues saisies est de plus de 50 milliards de dinars. Vous avez bien lu : dinars pas de centimes. Quant aux dégâts humains et mis à part les services de désintoxication à travers le pays, il y a les agressions sur ascendants par des drogués en manque. Mais il y a aussi d’autres horreurs commises par cette arme non conventionnelle. Comme les victimes de l’accident de l’autocar de Boumerdès causé par le chauffeur, décédé lui aussi, qui avait consommé des stupéfiants. Ce sont également ces bandes de quartier, ces dealers et consommateurs de drogue, qui sèment la terreur dans les cités. Lors de sa dernière rencontre avec la presse nationale, le président Tebboune a rappelé « que la peine de mort a été instaurée, pour la première fois, à l’encontre des narcotrafiquants ». Il a ajouté « nous menons une guerre sans merci contre ces individus … les services de sécurité sont mobilisés avec tous leurs moyens et nous les vaincrons ». Rappelons que les narcotrafiquants tentent également d’écouler leurs drogues aux abords des établissements scolaires. À ce stade, tous les Algériens doivent se sentir concernés par la lutte contre ce poison. Pour protéger leurs enfants, leurs familles. Ils doivent aider, par le signalement et le renseignement, la police et la gendarmerie avec à leur tête l’ANP. Il faut vaincre la bête !
Zouhir Mebarki








































