En scrollant sur les réseaux sociaux à l’affût des dernières nouvelles susceptibles d’être servies à nos lecteurs, nous tombons sur une véritable opération coup de poing menée par les services de sécurité au niveau des plages de Boumerdès et Zemmouri. De quoi il retourne ? Les pouvoirs publics se sont attaqués à un phénomène saisonnier qui revient chaque été. À quelques encablures de l’ouverture officielle de la saison estivale intervenue à la mi-juin dernière, la « pieuvre » des plages avait déjà déployé ses tentacules. Les plagistes hors-la-loi se sont, comme chaque été, frotté les mains. Ils guettent l’arrivée des estivants pour les dépouiller jusqu’au dernier dinar qu’ils ont amassé pour se permettre, croit-ils naïvement, des vacances bien méritées après une année de labeur. Les individus adeptes de l’informel agissent sans montrer le moindre signe d’inquiétude. C’est une mafia qui règne en maître sur toute la bande littorale du pays qui a cru, cette année encore, mener son business au mépris de la loi. Or, mal leur en a pris, les squatteurs saisonniers des plages ont été dès le départ dans le collimateur des autorités. En parlant d’activités illégales, il est question aussi bien des exploitants autorisés mais qui ne respectent pas les clauses contractuelles que de leurs analogues qui exercent en dehors de la loi. Mais les autorités ont sonné la fin de la récréation. En effet, les services de la gendarmerie, agissant assurément à l’instigation des autorités, ont opéré une descente musclée pour démonter le business juteux de l’exploitation illégale et exorbitante des plages du pays. L’opération de Boumerdès a permis la saisie de 251 parasols, 922 chaises et 274 tables qui étaient exploités sans autorisation. Ces chiffres sont frappants et en disent long sur l’épaisseur d’un phénomène qui, plusieurs années durant, a réussi à passer entre les mailles du filet. C’est fini désormais ! Et encore, il ne s’agit, peut-être, là que de la partie visible de l’iceberg. Pour mener à bien cette mission qui fera certainement des heureux parmi les estivants présents sur les lieux, le groupement territorial de la gendarmerie de Boumerdès a appelé les citoyens à les accompagner en signalant tout dépassement ou harcèlement via le numéro vert 1055. Les citoyens peuvent aussi se rendre aux postes de ce corps de sécurité déployés à travers les plages du pays. En procédant, les autorités œuvrent forcément pour garantir, par la force de la loi, un accès gratuit à ces espaces et, en même temps, assurer la sécurité et la quiétude aux estivants. C’est une instruction que le président de la République avait lui-même donnée lors du Conseil des ministres du 7 juin 2026. Ce faisant, les estivants et leurs familles peuvent enfin se permettre un moment de repos loin de tous ces individus cupides.
Farid Guellil










































