Au cours du mois de juillet écoulé, nous avons vécu trois catastrophes. Les incendies de forêts, celui d’un orphelinat et l’autocar qui a fini sa course au fond d’un ravin à Boumerdès. Les causes et les dégâts engendrés ont été largement traités par la presse nationale et même internationale. Il y a un effet qui est effleuré alors qu’il mérite d’être amplifié. Un effet qui regroupe des éléments constitutifs du caractère de l’Algérien. Tout le monde sait que les Algériens sont spontanément volontaires pour secourir leurs semblables en difficulté majeure. Cela s’est vérifié dans leur pays et à l’étranger. Toutefois, il manquait un chaînon, voire même deux qui ont fait évoluer cette qualité humaine que tout le peuple algérien possède en partage. Dans les incendies de forêts, les pompiers étaient aidés par les villageois. À cela s’est ajouté le renfort déterminant de notre armée. Déterminant et habituel. Nos soldats, issus eux-mêmes du peuple, ont toujours répondu présent pour ouvrir les routes enneigées ou pour faire fleurir le barrage vert. À ces « petits » travaux s’ajoute la lutte contre le narcotrafic et son pendant ; le terrorisme. Ceci tout en assurant, avec courage et professionnalisme, la défense de notre grand et beau territoire avec ses milliers de kilomètres de frontières. C’est peu dire que de rappeler que l’ANP, cette digne héritière de l’ALN, fait partie elle-même de ce peuple qu’elle défend. La solidarité agissante de la population algérienne n’est plus à démontrer. Des restaurants Rahma du Ramadhan jusqu’au don de soi au milieu du danger comme lors des inondations de Bab El-Oued en passant par les longues files des donneurs de sang que nous avons revues pas plus tard que ces derniers jours, au profit des blessés de Boumerdès, font de l’Algérien un remarquable altruiste.
Pourtant, il manquait un chaînon à ce tableau de la compassion et de l’humanité qui font l’identité de l’Algérien. Depuis son arrivée à la tête de l’État, le président Tebboune n’a eu de cesse pour rappeler aux fonctionnaires comme aux hauts fonctionnaires qu’ils sont au service du citoyen algérien. Et non l’inverse comme cela était, malheureusement, perçu par le passé. Au début, certains pouvaient penser au discours qui ne dure pas. Sept années après, l’exigence présidentielle est toujours là. Elle est profondément ancrée dans l’exercice des fonctions de l’État. À voir tous ces ministres, sans protocole, au milieu des citoyens, sur le lieu de l’accident, dans les différents hôpitaux où sont soignés les survivants et même à l’enterrement de ceux qui ont perdu la vie, on peut dire que quelque chose a changé dans notre pays. Il y avait la fusion entre le peuple et l’armée. Ils viennent d’être rejoints par les commis de l’État. Cette fusion s’est élargie. Tebboune aura relevé le défi. C’est bien plus que la solidarité nationale. C’est le front intérieur tant et tant espéré. Nous sommes 50 millions à « ne jamais lever le drapeau blanc » comme l’a si bien rappelé notre Président. C’est bien plus dissuasif que l’arme nucléaire !
Zouhir Mebarki










































