Un terrible drame a secoué la wilaya de Sétif lundi dernier. Quatre enfants ont perdu la vie des suites d’une noyade dans un bassin d’eau situé dans la commune d’Aïn Lahdjar.
L’incident tragique s’est produit au lieu-dit Douar Rmada, rattaché à la daïra d’Aïn Azel. Selon un communiqué de la Protection civile, les victimes se sont noyées dans un imposant bassin destiné à l’aquaculture. Les dimensions de cette retenue d’eau expliquent en partie la difficulté et la dangerosité des lieux : le bassin mesure 60 mètres de long pour une profondeur importante allant de 15 à 20 mètres.
Alertée du drame, la Protection civile est intervenue en milieu d’après-midi, à 15h24 très exactement, pour procéder à la délicate opération de repêchage et d’évacuation des corps sans vie des quatre jeunes victimes.
Face à la profondeur du bassin et à la complexité de l’intervention, d’importants moyens spécialisés ont dû être déployés sur place. L’opération a ainsi nécessité la mobilisation d’une équipe de plongeurs, d’un groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP), d’un camion de secours ainsi que de trois ambulances.
Les corps ont ensuite été évacués par les services de secours, marquant la fin d’une opération poignante pour toute la région.
Démantèlement d’un gang de quartier semant la terreur à El-Tarf
La police de la wilaya d’El-Tarf, représentée par la sûreté de la daïra de Dréan, a réussi à démanteler une bande criminelle de quartier qui semait un climat de terreur au sein des zones résidentielles.
Selon un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation de six individus membres de ce gang. Ces derniers sont accusés d’avoir créé un sentiment d’insécurité parmi les habitants et d’avoir gravement porté atteinte à l’ordre public et à la tranquillité des citoyens. Lors de cette opération, les services de police ont également pu saisir une quantité importante d’armes blanches prohibées de différentes catégories qui étaient en possession des suspects.
Plus de 400 millions d’Africains n’ont pas accès à l’eau potable
Plus de 400 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’eau potable de base, tandis que plus de 700 millions de personnes sur le continent restent sans assainissement géré en toute sécurité, a déclaré Claver Gatete, sous-secrétaire général des Nations unies et secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. S’exprimant mardi à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, lors de la 49e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA), Gatete a déclaré que cette situation compromettait la santé, la productivité, la sécurité alimentaire et le développement économique du continent. Constatant que les précipitations deviennent moins prévisibles, il a indiqué que les chocs liés au climat réduisent déjà la productivité agricole et coûtent à certaines économies africaines jusqu’à 5 % de leur produit intérieur brut chaque année. Soulignant que l’eau est au cœur de tous les grands défis de développement auxquels l’Afrique est confrontée aujourd’hui, le secrétaire exécutif a exhorté les gouvernements africains à adopter une planification intégrée englobant l’eau, l’agriculture, l’énergie, le climat, l’industrie et le développement urbain.
Sécheresse inédite en Angleterre et au Pays de Galles depuis 1836
L’Angleterre et le Pays de Galles ont connu cette année le mois de juillet le plus sec jamais enregistré, sous l’effet des vagues de chaleur et de précipitations quasi inexistantes, selon les données provisoires de l’agence météorologique britannique publiées lundi. Juillet 2026 a été le plus sec depuis le début des relevés en 1836, et l’Angleterre et le Pays de Galles ont aussi connu « le mois le plus ensoleillé de leur histoire », a indiqué le Met Office dans un communiqué. « La combinaison d’une sécheresse record, d’une chaleur exceptionnelle et d’un ensoleillement sans précédent a donné lieu à l’un des mois d’été les plus marquants de nos archives historiques », selon Amy Doherty, responsable scientifique au Met Office, citée dans le communiqué. Au total, il est tombé 6,5 millimètres de pluie en Angleterre en juillet, soit à peine 10% de la moyenne de saison, et 9,3 millimètres au Pays de Galles, soit 9% de la normale. Dans le sud de l’Angleterre, juillet a aussi été le plus sec jamais enregistré tous mois confondus depuis 1836, avec seulement 1,9 mm de précipitations, soit à peine 3% de la moyenne. Depuis le début de l’année, quatre mois ont enregistré des précipitations supérieures à la moyenne (janvier, février, mars et juin), tandis que trois mois ont connu des précipitations inférieures (avril, mai et désormais juillet), précise encore l’agence météorologique. Pour l’ensemble du Royaume-Uni, qui inclut aussi l’Ecosse et l’Irlande du Nord, il s’agit du deuxième mois de juillet le plus chaud jamais enregistré. Dimanche, l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a placé plusieurs régions d’Angleterre, dont Londres et le sud-est, en vigilance orange canicule jusqu’à mercredi. Il s’agit du deuxième niveau d’alerte le plus élevé, après le niveau rouge. Les températures pourraient atteindre 31 degrés Celsius lundi après-midi, selon les prévisions du Met Office, avant de baisser sous les 30 d’ici mercredi. Les vagues de chaleur record survenues en mai et juin ont entraîné une surmortalité estimée à 2.877 décès en Angleterre, selon des chiffres de l’UKHSA publiés la semaine dernière.
El Nino, qui se renforce, « attise une planète déjà en feu », s’alarme le chef de l’ONU
Le phénomène climatique El Nino qui continue à se renforcer, « attise une planète déjà en feu », entrainant le monde en « territoire inconnu », s’est alarmé vendredi le secrétaire général de l’ONU, dans un discours martelant les dangers de la crise climatique. « Il y a deux mois, j’avais prévenu qu’El Nino arrivait à nos portes. Il est maintenant à l’intérieur de la maison et augmente la chaleur », a déclaré Antonio Guterres à la presse. « Nous avons déjà enduré un été d’extrêmes: des dômes de chaleur battant tous les records, des incendies apocalyptiques ravageant l’Espagne, la France et au-delà, des milliers de vie perdues sous une chaleur accablante », a-t-il ajouté. « Mais selon les dernières données scientifiques, ce n’est qu’un échauffement ». El Nino est un phénomène naturel qui revient tous les deux à sept ans. Les eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial se réchauffent, ce qui entraîne pendant des mois des modifications majeures des régimes de vents, de pression et de précipitations à l’échelle mondiale. Cette année, la plupart des modèles prédisent un épisode El Nino d’ampleur exceptionnelle, potentiellement le plus fort jamais enregistré. Et ce, dans un contexte de réchauffement de la planète provoqué par les humains. Les eaux du Pacifique n’ont jamais été aussi chaudes si tôt au début d’un phénomène El Nino, avec des prévisions de température à la surface de la mer d’environ 3 C au-dessus de la normale, a noté Antonio Guterres. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) prévoit que « d’ici octobre, quasiment toutes les parties terrestres de la planète seront plus chaudes que la normale », a-t-il insisté. Il y a un « risque de pulvériser tous les records saisonniers et d’entraîner des conséquences encore plus graves à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté, soulignant, au-delà de la chaleur, l’impact d’El Nino sur les précipitations, avec la crainte d’un affaiblissement de la mousson en Inde.













































