L’Union européenne s’achemine vers l’adoption de sanctions ciblées contre des colons israéliens qualifiés d’extrémistes, en raison de leur implication dans des actes de violence en Cisjordanie occupée, selon des déclarations faites lundi par la cheffe de la diplomatie européenne.
La Haute représentante pour les Affaires étrangères de l’Union européenne, Kaja Kallas, a indiqué qu’un accord politique entre les États membres est attendu prochainement afin de mettre en place ces mesures restrictives. Elle s’exprimait à la veille d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Bruxelles. « J’espère que nous parviendrons à un accord politique sur des sanctions contre les colons violents », a-t-elle déclaré, estimant qu’un consensus est désormais à portée de main au sein du bloc européen. Ces mesures, envisagées depuis plusieurs mois, étaient jusqu’ici gelées en raison du veto de la Hongrie dirigée à l’époque par le Premier ministre Viktor Orbán, qui s’opposait à leur adoption au sein du Conseil de l’Union européenne. Cependant, l’évolution récente de la situation politique à Budapest pourrait modifier l’équilibre interne du bloc. L’arrivée de Peter Magyar à la tête du gouvernement hongrois, à la suite des élections législatives du 12 avril dernier, est perçue à Bruxelles comme une opportunité pour débloquer ce dossier sensible.
Les sanctions envisagées comprendraient notamment le gel des avoirs de certains colons considérés comme responsables d’actes violents, ainsi qu’une interdiction d’entrée sur le territoire de l’Union européenne. La situation sur le terrain reste particulièrement volatile en Cisjordanie occupée, où les violences impliquant des colons israéliens se sont intensifiées ces derniers mois. Selon plusieurs sources diplomatiques et humanitaires, ces incidents ont connu une recrudescence notable depuis le début des hostilités dans la région le 28 février dernier.
West Bank est ainsi le théâtre d’affrontements et d’incidents réguliers, alimentant les tensions déjà vives dans ce territoire palestinien sous occupation.
Dans ce contexte, l’Union européenne cherche à renforcer sa position en adoptant des mesures ciblées, tout en maintenant ses appels à la désescalade et au respect du droit international humanitaire.
M. Seghilani













































