Ould Salek

LE MAE SAHRAOUI AVERTIT : « L’approche visant à confisquer le droit du peuple sahraoui n’a pas d’avenir »

Le chef de la diplomatie de la République sahraouie , Mohamed Salem Ould Salek, a affirmé hier, que « nous pouvons dire que le conflit sahraoui-marocain est entré dans une étape de solution pacifique, consensuelle, réaliste, juste et définitive » dans le cas seulement « où le Conseil de sécurité fixera la date à laquelle la MINURSO organisera le référendum, pour lequel elle a été instituée, et qui en plus justifie sa présence sur notre territoire et où le Maroc renouvellera son engagement et son adhésion au Plan de Règlement » a déclaré le responsable sahraoui. « Nous disons aujourd’hui que la crédibilité de l’ONU est en jeu » a-t-il averti, hier.
Le membre du secrétariat national du Front Polisario, Mohamed Salem Ould Salek, indiquant, hier qu’ «aujourd’hui, nous assistons, avec rejet et désapprobation à la poursuite des tentatives injustes visant à confisquer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, à l’indépendance et à la souveraineté, en totale violation des résolutions de la légalité internationale », il affirme dans un message diffusé, par l’Agence de presse sahraouie (APS), que « cette approche est injuste et n’a pas d’avenir ». Le message du responsable sahraoui intervient, au lendemain, faut-il le noter, des propos irresponsables tenus par l’ambassadeur saoudien près de l’ONU, en faveur de la posture marocaine du maintien de son occupation au Sahara occidental, porteuses de risques majeurs et avérés sur la paix et la sécurité en Afrique et dans le monde. Réaffirmant que le Plan de Règlement « est le seul accord existant, basé sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination » il souligne à ce propos que
« la solution finale réside dans le respect par le Royaume du Maroc de ses frontières internationalement reconnues ». Pour le responsable sahraoui, l’approche dont il fait part qui ne peut avoir des lendemains, « est injuste et n’a pas d’avenir » quelle soit promue d’une manière claire ou pas par le Maroc ou d’autres voix. «Aussi cachée soit -elle dans les termes et des phrases éloignés de l’esprit de la lettre de l’accord conclu entre les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Royaume du Maroc, en 1991, sous la supervision des Nations unies et de l’Organisation de l’unité africaine, qui a été adopté à l’unanimité par le Conseil de sécurité, elle est vouée à l’échec » précise le Mae sahraoui.L’entrée en vigueur du cessez-le-feu, poursuit-il, «  comme élément de l’accord, dont le seul objectif était de créer les conditions propices et nécessaires pour l’organisation du référendum » , il dira que «le retrait du Maroc de cette voie, à mi-chemin, avec la bénédiction et le soutien de pays bien connus, a conduit, malheureusement, à la reprise de la guerre ». Une guerre qui , pour le membre du secrétariat national du Front Polisario « ne s’arrêtera plus jusqu’à la fin de l’occupation marocaine illégale de notre pays et le respect de nos frontières et les droits sacrés de notre peuple pour lesquels il a tant sacrifié et sacrifiera encore avec toutes ses forces » a affirmé le chef de la diplomatie de la République sahraouie. Rappelant que la partie sahraouie, « qui a fait preuve de la plus grande retenue pendant trois décennies et a coopéré avec tout le sérieux, la sagesse et la responsabilité avec les Nations unies, tous les secrétaires généraux et envoyés successifs, ainsi qu’avec la MINURSO, n’acceptera jamais  que l’on porte atteinte, d’un iota, aux droits inaliénables du peuple sahraoui » affirme-t-il. Citant à ce propos «  à la nature juridique de la cause sahraouie comme une question classique de décolonisation ou à la situation de belligerence dans le conflit entre les deux parties, à savoir, le Front Polisario et le Royaume du Maroc » rappelle le diplomate sahraoui. Poursuivant, il affirme que « le moment est venu pour parler, haut et fort, dans un langage de vérité, en toute responsabilité, sérieux et transparent », pour alerter et attirer l’attention, poursuit-il «  face à l’imprudence et aux dérapages dangereux pratiqués par certains pays, membres ou pas, du Conseil de sécurité ». Des pays qui par leur posture irresponsable, « poussent toute la région à la guerre et nous les tenons pleinement responsables des graves conséquences de cette politique injuste ». Le ministre Mohamed Salem Ould Salek s’adressant à l’Istitution onusienne, il assure que «Les représentants des Nations unies trouveront chez la partie sahraouie une coopération constructive et responsable » sur la base, précise-t-il «  de la clarté des principes et paramètres de la voie du processus politique ». Lequel processus, poursuit le diplomate «  ne peut pas s’écarter de sa nature juridique et des principes sacrés sur lesquels il est établi et qui sont , au demeurant, inscrits dans la Charte et dans toutes les résolutions, et réaffirmés par la Cour internationale de justice et dans l’Acte Constitutif de l’Union africaine et les décisions de cette dernière ».
Karima B.