Le Premier ministre de l’entité sioniste, Benjamin Netanyahu, recherché par un mandat international pour ses crimes de guerre, poursuit sa fuite en avant en réitérant, cette fois, le refus de se retirer des lignes actuelles dans la bande de Ghaza.
L’entité sioniste profite de l’appui des États-Unis et de la complicité, ouverte ou hypocrite, des pays occidentaux, hormis l’Espagne, pour intensifier délibérément ses bombardements sur la bande de Ghaza, en violation de l’accord sur le cessez-le-feu, tout comme au Liban, dans une démarche qualifiée de génocide par quasiment le monde entier et partout condamnée en tant que tel. L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 73.381 martyrs et 174 231 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan donné, mercredi, par les autorités sanitaires palestiniennes. Les corps de quatre martyrs et d’un blessé ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des 24 heures précédentes, a indiqué la même source, notant que de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 1 254 Palestiniens sont tombés en martyrs et
4 121 autres ont été blessés, tandis que les corps de 804 martyrs ont été récupérés, selon les autorités sanitaires. Les Nations unies ont alerté mardi sur la détérioration continue de la situation humanitaire dans la bande de Ghaza, soulignant que celle-ci « demeure un environnement dangereux pour les civils », compte tenu des attaques militaires et des démolitions de maisons perpétrées par les forces d’occupation israéliennes.
Elles ont insisté sur la nécessité de protéger les civils et les infrastructures civiles, conformément aux dispositions du droit international humanitaire. À ce propos, le ministère palestinien des Affaires étrangères a indiqué que le document d’analyse établi par la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur le droit de toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale susceptible d’être atteint, Tlaling Mofokeng, constitue une preuve de plus sur l’horreur de l’occupant sioniste à l’encontre des Palestiniens dans la bande de Ghaza. Dans un communiqué publié mardi et repris par l’agence de presse Wafa, le ministère palestinien a expliqué que ce document intitulé : « Collectif d’études sur le génocide médical : le génocide reproductif en tant que crise de santé publique » constitue « une preuve de plus à même de documenter le ciblage par l’entité sioniste de l’infrastructure et du système de santé palestiniens, ainsi que les dimensions juridiques et humanitaires des crimes commis par l’occupant sioniste contre le peuple palestinien, en particulier dans la bande de Ghaza ». Tout récemment, la résistance palestinienne a annoncé son engagement à respecter l’accord conclu concernant la mise en œuvre de la deuxième phase du cessez-le-feu en octobre 2025, notamment les obligations de toutes les parties.
La poursuite de l’agression sioniste contre la population menace la prochaine phase du cessez-le-feu à Ghaza. C’est la position des médiateurs qui dénoncent des violations du droit international et craignent une aggravation de la crise humanitaire. Ils appellent la communauté internationale à faire pression sur l’entité sioniste. Le 3 août, le Qatar, l’Égypte et la Turquie ont exprimé, dans une déclaration commune, leur vive inquiétude face à la poursuite des opérations militaires sionistes dans la bande de Ghaza. Pour ces trois pays, les frappes sionistes compromettent la mise en œuvre de la prochaine phase du cessez-le-feu et menacent les récents progrès diplomatiques. Les médiateurs accusent l’entité sioniste de violer le droit international humanitaire, et en donnent pour preuves les frappes qui ont visé des infrastructures médicales et provoqué de nombreuses victimes civiles, notamment parmi les femmes et les enfants. Il s’agit, soulignent les médiateurs, de violation des engagements prévus dans la feuille de route de paix, et ils rappellent que la résistance palestinienne a accepté le plan présenté par les médiateurs, y compris la disposition relative au confinement de ses armes.
M’hamed Rebah













































