Le collectif écossais « Teachers for Peace » (Enseignants pour la paix) a rejeté les accusations formulées à son encontre par l’organisation « UK Lawyers for Israel » (Avocats britanniques pour Israël), réaffirmant sa volonté de poursuivre l’enseignement des questions liées à la Palestine et à la guerre à Ghaza sur la base des faits, des preuves documentées et du droit international. Le collectif dénonce également des tentatives d’intimidation visant à restreindre la liberté académique des enseignants.
Cette prise de position intervient après le dépôt, par l’organisation pro-israélienne, d’un dossier juridique de cinquante pages adressé au gouvernement écossais, aux autorités locales ainsi qu’à plusieurs organismes éducatifs. Le document accuse le collectif d’introduire dans les établissements scolaires un contenu présenté comme « politiquement biaisé » et d’utiliser des supports pédagogiques qualifiés « d’anti-israéliens ». En réponse, « Teachers for Peace » a publié une lettre ouverte appelant enseignants, universitaires et acteurs du monde de l’éducation à lui témoigner leur solidarité. Le collectif affirme que les accusations reposent sur une déformation de ses positions et une présentation erronée de ses ressources pédagogiques, dont l’objectif est, selon lui, de promouvoir les valeurs de paix, de justice et de respect des droits humains. L’affaire a rapidement attiré l’attention des médias britanniques. Le quotidien The Times a notamment consacré deux articles au dossier, s’appuyant sur les allégations de l’organisation pro-israélienne. Le premier évoquait de supposées tentatives d’influence sur les élèves au sein des établissements scolaires, tandis que le second ciblait Sarah Alouissi, l’une des fondatrices du collectif, critiquant sa participation à la cérémonie d’ouverture du Parlement écossais à l’invitation d’un député du Parti des Verts. Le journal y voyait le signe d’une influence croissante du collectif dans les milieux éducatifs et politiques. Dans un communiqué officiel, « Teachers for Peace » a catégoriquement rejeté l’ensemble de ces accusations. Le collectif insiste sur le fait que son travail est conforme aux principes de l’enseignement fondé sur les faits et les preuves, et ne contrevient nullement au devoir de neutralité professionnelle. Selon lui, l’intégrité intellectuelle consiste à présenter des informations vérifiées, et non à placer sur un pied d’égalité des faits établis et des affirmations dépourvues de fondement. Le collectif rappelle avoir organisé, au cours de l’année écoulée, plusieurs sessions de formation destinées aux enseignants, portant sur la notion de neutralité dans l’enseignement et sur la responsabilité du personnel éducatif dans la promotion de la justice sociale. Ces échanges s’inscrivent, souligne-t-il, dans le cadre du développement professionnel des enseignants. Les membres du collectif estiment également que l’enseignement d’événements historiques majeurs, tels que les génocides du Rwanda et de Srebrenica, repose naturellement sur des preuves historiques incontestables et ne nécessite pas d’accorder la même crédibilité aux récits des auteurs de ces crimes. Ils considèrent que cette même approche pédagogique doit prévaloir lorsqu’il s’agit d’aborder la guerre menée contre la bande de Ghaza. Enfin, le collectif s’appuie sur les conclusions de la Commission internationale indépendante d’enquête des Nations unies, qui a annoncé en septembre 2025 disposer de motifs raisonnables permettant de croire que l’entité sioniste a commis des actes susceptibles de constituer un génocide à l’encontre des Palestiniens de la bande de Ghaza. Il affirme que les enseignants sont pleinement en droit de s’appuyer sur les conclusions des institutions internationales reconnues, tout en précisant que certains gouvernements contestent encore ces évaluations et que les procédures engagées devant les juridictions internationales sont toujours en cours.
M. S.













































