Le sud du Liban est de nouveau le théâtre d’une forte escalade militaire, marquée par des frappes sionistes intensives visant plusieurs localités, dont la ville de Tyr et des villages des districts de Bint Jbeil et Nabatiyé, ainsi que par des opérations annoncées par la “Résistance islamique au Liban” contre des positions et regroupements de l’armée israélienne dans les zones frontalières.
Cette montée des tensions intervient dans un contexte déjà fragile, où les échanges de tirs et les bombardements se multiplient depuis plusieurs semaines, affectant directement les infrastructures civiles et les populations locales. Selon des sources médiatiques locales, notamment le correspondant d’Al Mayadeen dans le sud du Liban, une frappe de drone sioniste a visé hier la ville côtière de Tyr, l’un des centres urbains majeurs du sud libanais. Dans le même temps, plusieurs autres attaques ont été signalées dans différentes zones du sud. Des frappes aériennes ont touché la localité de Braachit dans le district de Bint Jbeil, ainsi que la région de Yater, où deux frappes distinctes ont été enregistrées. Dans le district de Tyr également, une moto a été ciblée par un drone israélien dans le village d’Al-Mansouri, illustrant l’utilisation croissante de drones dans les opérations militaires. Par ailleurs, l’artillerie israélienne a visé plusieurs villages frontaliers, notamment Kfarchouba, Al-Mansouri, Majdel Zoun, Kounine, ainsi que les périphéries occidentales de Blida, Haniyé et Téloussé. Des bombardements particulièrement lourds ont été rapportés dans la zone de Wadi al-Houjeir, ainsi qu’aux abords des villages de Frun, Ghhandouriya et Toulin, où des obus de calibre 155 mm ont été tirés. Les localités de Sawana et Qalawiya ont également subi des tirs intermittents. Selon des sources locales, ces frappes ont causé des dégâts importants aux habitations, aux routes et aux infrastructures agricoles, aggravant la situation humanitaire dans ces régions déjà fragilisées. La veille, une intensification encore plus marquée avait été observée avec plus de 70 frappes aériennes et de drones sur les districts de Tyr et Bint Jbeil, accompagnées de tirs d’artillerie soutenus.
Plusieurs opérations revendiquées
Dans ce contexte, la “Résistance au Liban” a annoncé, dans une série de communiqués, avoir mené plusieurs opérations militaires contre des positions israéliennes situées dans le sud occupé. Selon ces déclarations, les actions ont été réalisées à différents moments de la journée et ont ciblé des regroupements de soldats ainsi que des véhicules militaires. Un rassemblement de soldats sionistes dans la localité d’Al-Bayada aurait été visé par un drone d’attaque, avec des “impacts confirmés” selon le communiqué. Un autre regroupement de soldats à proximité du complexe Moussa Abbas dans la ville de Bint Jbeil aurait été touché par des tirs d’artillerie. Un véhicule militaire sioniste aurait été pris pour cible dans la région d’Al-Bayada par un drone d’attaque, toujours selon les communiqués publiés. Dans une autre série d’annonces, la Résistance affirme avoir poursuivi ses opérations un rassemblement militaire sur le site de Blat al-Mustahdath a été visé par un essaim de drones d’attaque. Un autre groupe de soldats israéliens stationnés dans le village de Chamaa a également été ciblé. Le mouvement affirme que ces actions s’inscrivent dans une stratégie de riposte face aux bombardements sionistes continus sur les villages du sud et aux violations répétées de la souveraineté libanaise.
Justifications et contexte de confrontation
Dans ses communiqués, la Résistance islamique présente ces opérations comme une réponse directe aux attaques sionistes contre les zones civiles du sud du Liban, qui auraient causé des pertes humaines et matérielles importantes.
Elle affirme également agir dans le cadre d’une “guerre d’usure”, visant à maintenir une pression militaire constante sur les forces israéliennes déployées près de la frontière. Ce type d’opérations, combinant drones, missiles et tirs d’artillerie, illustre une évolution des modes de confrontation dans la région, où les combats se déroulent désormais à distance et de manière plus dispersée. Dans ce climat de tension, l’ancien Premier ministre sioniste Naftali Bennett a déclaré que “les soldats en service au Liban passent du statut de chasseurs à celui de cibles”, soulignant selon lui une évolution des risques pour les forces israéliennes engagées dans les zones frontalières. Cette déclaration reflète une perception croissante d’un changement de dynamique sur le terrain, où les unités militaires sionistes feraient face à des attaques plus imprévisibles et plus fréquentes.
M.Seghilani















































