Tribunal d'Oran

Deux peines à la perpétuité dans une affaire de trafic de cannabis à Oran

Le tribunal criminel de première instance d’Oran a prononcé, lundi, deux peines à la perpétuité et deux autres à 20 ans et 15 ans de prison ferme, à l’encontre de quatre personnes impliquées dans une affaire de trafic de près de quatre quintaux de résine de cannabis. Les faits remontent au mois d’octobre, lorsque sur la base de renseignements faisant état d’un réseau de trafic de drogue entre Maghnia et Tébessa, la Gendarmerie nationale a dressé plusieurs barrages entre les wilayas de Tlemcen et Oran. Dans un premier temps, une voiture conduite par un nommé B.M a été arrêtée près de la localité de Sidi Benadda dans la wilaya d’Aïn Témouchent. Selon les services de sécurité, il s’agit du véhicule chargé de sécuriser l’itinéraire pour un fourgon qui convoyait la drogue. B.M aurait alerté le chauffeur du fourgon, qui a emprunté une autre route, mais qui fut intercepté par d’autres gendarmes au niveau de la localité d’Aïn Kihal dans la même wilaya, à quelques encablures de Sidi Benadda. Son conducteur, A.S (30 ans) a réussi à prendre la fuite, abandonnant près de quatre quintaux de kif (389 kg) et un accompagnateur, M.Y (30 ans), avant de se rendre plus tard aux forces de l’ordre. Un autre nommé M.M (34 ans), présumé chef de réseau a été également arrêté et un nommé R.J est en fuite. Lundi lors du procès, M.Y (37 ans) et A.S (30 ans) ont prétendu ignorer ce qu’ils transportaient. B.M, qui conduisait le véhicule en éclaireur, a reconnu avoir accepté la proposition pour pouvoir subvenir aux soins de sa fille malade, niant connaître M.M qui, à son tour, a nié une quelconque implication dans cette affaire, indiquant qu’il portait le même nom qu’un autre accusé. Les avocats de la défense ont plaidé les circonstances atténuantes en raison de la situation sociale des accusés, quant à l’avocat de M.M, il a produit divers documents prouvant que son client a été impliqué à la suite d’une erreur, née d’une confusion, car portant le même nom qu’un autre accusé, demandant son acquittement.

Coupure d’électricité jeudi dans certains quartiers de Reghaïa (Alger)
L’alimentation en électricité sera interrompue jeudi 7 mars dans plusieurs localités de la commune de Reghaïa (Alger) en raison de travaux d’entretien, a indiqué mardi la Société de distribution d’électricité et de gaz d’Alger (SDA) dans un communiqué. Cette coupure, programmée jeudi de 9h00 à 16h00, concernera les cités dénommées «Saidani Allel», «168 logements Saidani Allel», «Ali Khoudja» ainsi que le bidonville «Saidani Allel», précise la même source. Cette coupure est due à des travaux d’entretien menés sur la ligne HTA 30 kilovolts. La Direction de distribution de Sonelgaz d’El Harrach met à disposition de sa clientèle le numéro «3303» pour de plus amples informations.

Renversement d’un bus de voyageurs à Laghouat : un mort et 43 blessés
Une personne a trouvé la mort et 43 autres ont été blessées suite au renversement, dans la nuit de lundi à mardi, d’un bus de voyageurs sur la RN-1 près de la ville de Bellil (Sud de Laghouat), a-t-on appris des services de la Protection civile (PC). L’accident s’est produit au niveau du point kilométrique PK-442, suite au renversement d’un bus de voyageurs assurant la liaison Adrar-Sétif, causant la mort d’une personne (46 ans) et des blessures à différents degrés de gravité à 43 autres, a précisé à l’APS le chargé de communication de la PC de Laghouat, le lieutenant Walid Nakmouche. Le corps de la victime a été déposé à la morgue de l’établissement public hospitalier «Hmida Benadjila» à Laghouat, établissement vers lequel ont été également évacués les blessés, a-t-il ajouté. Les services de la Gendarmerie nationale ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de cet accident.

L’anticorps d’un survivant d’Ebola, clé d’un futur vaccin
Des chercheurs ont identifié un anticorps capable de neutraliser les trois souches du virus Ebola touchant l’homme. Une découverte importante dans la quête d’un vaccin universel contre cette maladie très souvent mortelle, selon une étude publiée lundi.
Cet anticorps a été trouvé chez un survivant de la plus grave épidémie d’Ebola à ce jour, qui a fait plus de 11.000 morts en Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2016. À l’occasion de cette épidémie, un vaccin expérimental a été développé.
Un essai de grande ampleur conduit par l’OMS en Guinée en 2015 a montré qu’il était très protecteur, mais seulement contre l’une des souches du virus. Ce même vaccin est actuellement utilisé dans une campagne de vaccination ciblée en République démocratique du Congo (RDC), pays touché par une nouvelle épidémie qui a déjà fait au moins 500 morts.
L’anticorps, découvert par des chercheurs américains, pourrait permettre d’aller plus loin en développant un vaccin efficace contre les trois souches de virus Ebola qui touchent l’être humain (deux autres souches ne transmettent la maladie qu’aux primates non humains), explique un article paru dans la revue Nature Structural and Molecular Biology. Selon Kartik Chandran, professeur d’immunologie à l’Albert Einstein College of Medicine à New York, son équipe est parvenue à identifier «le talon d’Achille» du virus. En analysant cet anticorps, déjà connu pour neutraliser deux souches d’Ebola, les chercheurs sont parvenus à montrer qu’il pouvait contourner les défenses de la troisième souche du virus.
«La structure moléculaire révèle que l’anticorps arrive à atteindre une poche cachée, encastrée» du virus, a expliqué à l’AFP Erica Ollmann Saphire, du La Jolla Institute for Immunology, en Californie. En utilisant cette stratégie, qui déjoue les leurres mis en place par le virus, «l’anticorps peut viser efficacement une cible qui est commune à toutes les variétés de virus Ebola», a-t-elle ajouté. Le virus d’Ebola se transmet par le moindre contact avec les fluides corporels des personnes malades ou récemment décédées. Responsable de fortes fièvres et d’hémorragies, il est mortel dans 30% à 90% des cas selon les épidémies et le type de virus.

Les canicules marines dévastent déjà la faune et le pire reste à venir
Imperceptibles pour l’homme mais mortelles pour la vie océanique, les canicules marines ont déjà endommagé les écosystèmes du monde entier et devraient à l’avenir s’avérer encore plus destructrices, selon une étude publiée lundi. Depuis le milieu du XXe siècle, le nombre de jours de canicule marine a augmenté de plus de 50%, constatent les auteurs de l’étude publiée dans la revue Nature Climate Change. Une canicule marine est définie par des températures qui restent proches pendant 5 jours des records enregistrés dans une zone donnée. «A l’échelle mondiale, les vagues de chaleur marine deviennent de plus en plus fréquentes, et de plus en plus longues. Au cours de la dernière décennie, des évènements records ont été observés dans la plupart des bassins océaniques», note Dan Smale, de la Marine Biological Association du Royaume-Uni. «Tout comme les vagues de chaleur atmosphériques peuvent être fatales aux cultures, aux forêts et aux animaux, les canicules marines peuvent être dévastatrices pour les écosystèmes océaniques», explique à l’AFP Dan Smale. Mais par rapport aux canicules atmosphériques (qui ont fait des dizaines de milliers de victimes depuis le début du siècle), les marines ont fait l’objet d’assez peu d’études scientifiques.
Les coraux sont les victimes par excellence de ces canicules en eau peu profonde et font face à un sombre avenir: même si l’humanité parvient à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius – mission impossible, selon certains scientifiques – entre 70% et 90 % des coraux sont voués à la disparition, selon un rapport du GIEC publiée en octobre. Mais ils ne sont pas les seuls : la vague de chaleur de 2011 a tué de vastes étendues de prairies sous-marines et de forêts de varech, ainsi que des poissons et des ormeaux qui en dépendent.