Accueil ACTUALITÉ MALGRÉ LE CESSEZ-LE-FEU : Le génocide sioniste à Ghaza continue

MALGRÉ LE CESSEZ-LE-FEU : Le génocide sioniste à Ghaza continue

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Les bombardements et tirs sionistes se poursuivent dans la bande de Ghaza, touchant plusieurs zones civiles, notamment l’est de Ghaza et la région de Khan Younès, alors que les autorités locales et les services de secours alertent sur un bilan humain toujours plus lourd et des milliers de corps encore ensevelis sous les décombres. Les forces sionistes ont intensifié leurs tirs sur les secteurs est de la ville de Ghaza et ouvert le feu depuis des embarcations militaires au large des côtes de Khan Younès, dans le sud du territoire. Ces attaques s’inscrivent dans un contexte de violations répétées de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 11 octobre dernier. Malgré cet accord, des bombardements aériens et des tirs d’artillerie continuent de viser des zones habitées, notamment des quartiers de déplacés. À Khan Younès, des témoins rapportent également des tirs soutenus provenant d’engins militaires israéliens positionnés à proximité des zones résidentielles. Dans le nord de la bande de Ghaza, une fillette de 10 ans a été grièvement blessée à la tête par des tirs israéliens à Beït Lahia, tôt vendredi matin. La direction des services médicaux du nord de Ghaza a indiqué que l’enfant a été transportée en urgence vers l’hôpital Al-Chifa à Ghaza-ville, dans un état critique. Selon des témoins, elle se trouvait dans une école servant de refuge aux personnes déplacées lorsqu’elle a été touchée. Des habitants ont rapporté que des tirs nourris ont été effectués depuis des positions militaires sionistes au nord et à l’est de Beit Lahia, accompagnés de bombardements d’artillerie dans la zone depuis la nuit de jeudi à vendredi.

DES MILLIERS DE CORPS SOUS LES DÉCOMBRES
Le porte-parole de la Défense civile à Ghaza, Mahmoud Bassal, a déclaré que plus de 1 000 habitations détruites contiendraient encore des corps ensevelis sous les décombres. Il estime qu’environ 8 000 personnes seraient encore portées disparues ou mortes sous les ruines, dans un contexte où les équipes de secours peinent à intervenir en raison de la destruction massive des infrastructures et du manque de moyens techniques. Les opérations de recherche et de sauvetage restent extrêmement limitées, alors que de nombreuses zones restent inaccessibles en raison des risques sécuritaires et des destructions. Selon les dernières données du ministère de la Santé à Ghaza, le nombre de victimes depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu s’élève à 796 morts et 2 245 blessés, auxquels s’ajoutent 761 corps récupérés sous les décombres. Depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023, le bilan global atteint 72 568 morts et 172 338 blessés, des chiffres qui témoignent de l’ampleur de la crise humanitaire dans le territoire. Malgré les annonces de trêve, les forces sionistes poursuivent également des opérations de destruction de bâtiments dans certaines zones dites de contrôle, tout en maintenant des restrictions strictes sur l’entrée des aides humanitaires, des marchandises et les déplacements des habitants.

LISTE DE DÉTENUS DANS LES PRISONS SIONISTES
Par ailleurs, le Bureau d’information des prisonniers a publié une liste de 35 détenus originaires de Gaza, dont les lieux de détention ont été confirmés par les autorités israéliennes. De nombreux autres prisonniers restent soumis à des mesures d’isolement et à ce que des organisations palestiniennes qualifient de disparition forcée. Les établissements mentionnés incluent notamment les prisons de Sde Teiman, Nafha, Negev et Megiddo. Les autorités pénitentiaires israéliennes n’ont pas communiqué de chiffres détaillés sur l’ensemble des détenus originaires de Gaza, mais les estimations récentes font état de plus de 9 600 prisonniers palestiniens, dont des femmes et des enfants. Parmi eux figureraient également des détenus administratifs et des personnes classées comme « combattants illégaux », selon les classifications israéliennes. Dans un contexte de destruction généralisée, les organisations humanitaires alertent sur la poursuite d’une catastrophe humanitaire d’ampleur, marquée par des pénuries, des déplacements massifs de population et l’effondrement des services essentiels. Les autorités locales et les défenseurs des droits humains dénoncent une situation dramatique qui continue d’aggraver le bilan civil, tandis que les combats et les frappes ne montrent aucun signe d’apaisement durable.
M. S.

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