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UN REPORTER DANS LA FOULE : Les plages, la gratuité et les APC

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Attention ! Cette année, l’application de la gratuité des plages sur l’ensemble du littoral algérien est inscrite sur la minute du Conseil des ministres (CM) du mercredi 22 mai dernier. Gare à ceux qui se mettront en infraction. La responsabilité des autorités locales est engagée. Pour rafraichir la mémoire de tout le monde voilà ce qui est inscrit, noir sur blanc, sur le compte rendu du CM : « – Monsieur le Président a ordonné l’application rigoureuse de la loi à l’encontre de toute forme de courtage saisonnier au niveau des plages, outre la consécration du respect absolu du principe de gratuité des plages le long du littoral algérien. ». En gras et souligné par nos soins à titre préventif. Au cas où il y aurait des malins pour dire « je ne savais pas ». Cette histoire des plages gratuites par le règlement que des entêtés, pour ne pas les qualifier autrement, piétinent dès le début de la saison durent depuis des années. Au niveau local, il faut également dénoncer le laxisme qui concourt à l’acharnement des « loueurs ». Mais surtout, une activité ministérielle se pose en porte à faux avec la décision du CM. C’était le 20 avril dernier à Boumerdès. En visite d’inspection dans cette wilaya, le ministre du Tourisme a déclaré en marge de cette visite, selon l’APS : « concernant la gestion des plages lors de la prochaine saison estivale, les opérateurs compétents, expérimentés et professionnels seront prioritaires, conformément aux dispositions des lois en vigueur ». Le mot « gestion » fait sursauter car et sauf erreur, toute gestion engendre un coût et donc sa répercussion sur le consommateur. Ce serait complétement à contre sens de l’interdiction du Conseil des ministres. On voudrait tant nous tromper ou à espérer que « la gestion des plages » ait été, depuis, retirée de l’agenda ministériel. Ceci étant dit, il va sans dire que l’aménagement des plages (douches, toilettes, collecte des déchets, entretien…), incombe à l’APC dont relève la plage en question. Quant au financement de ces opérations, il y a les impôts locaux que les commerçants, premiers bénéficiaires de l’afflux de vacanciers, doivent honorer. Les plages sont à considérer au même titre que les jardins publics. Le jardinage, l’entretien, les bancs publics, le gardiennage, sont autant de dépenses dans le cadre d’une gestion. Ce n’est pas une raison pour faire payer les citoyens qui veulent s’arrêter et profiter d’un moment de détente. D’ailleurs cela ne s’est jamais vu. Ce qui est valable pour les jardins publics devrait l’être pour les plages. Cependant, les dispositions concernant les plages s’étendent au-delà des douches et de la collecte des déchets. Il y a la santé des estivants à préserver par des contrôles des services compétents des produits alimentaires mis en vente. Pour vérifier si les conditions de la chaîne du froid sont respectées, Vérifier l’hygiène des lieux du commerce. Les prix pratiqués aussi. Il ne faut pas croire que toutes ces prévisions ne profitent qu’aux vacanciers. La commune aussi en tire profit au niveau de l’image et de la fidélité des vacanciers. Actuellement, un phénomène tend à se généraliser : la location chez l’habitant. C’est une nouvelle niche fiscale non négligeable. S’il y a une gestion à promouvoir dans le cadre des vacances c’est bien celle des Assemblées populaires communales. Pour prévoir des parkings, des parasols, des équipements liés aux sports nautiques, des bouées, des manèges, etc, etc. Les membres élus doivent être des managers pour promouvoir leur commune. Il y a 14 wilayas côtières dans le pays. Au lieu de faire le travail qui revient aux APC, le ministère du Tourisme sera bien inspiré de favoriser la formation des élus et les extraire de la routine bureaucratique. On voit bien que les plages ne sont pas un sujet superficiel. C’est un produit à forte valeur ajoutée pour la commune !
Zouhir Mebarki
zoume600@gmail.com

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