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SOUS LE COUP D’UN MANDAT D’ARRÊT INTERNATIONAL : Le temps est compté pour Ferhat Mehenni et le MAK

Un mandat d’arrêt international a été officiellement lancé contre Ferhat Mehenni, le président de l’organisation terroriste MAK. Ce dernier est cité dans l’affaire du lynchage et de l’assassinat de Djamel Bensmaïl, Cette mesure concerne également 29 autres éléments affiliés à cette organisation et établis à l’étranger, a indiqué jeudi dernier, le procureur général près la cour d’Alger, lors d’une conférence de presse qu’il avait animée.

Le Parquet avait précisé que des éléments de l’enquête ont permis de conclure à l’implication du MAK dans la planification et l’organisation de cet assassinat pour créer un climat de terreur et d’instabilité dans le pays. « Les investigations ont également établi l’existence de plusieurs contacts et opérations de versements d’argent », a-t-il ajouté tout en souhaitant que les pays où se « terrent  ces individus coopèrent pour les extrader dans les plus brefs délais compte tenu de la gravité des faits établis et confirmés qui leur sont reprochés ». Il est utile de rappeler dans ce cadre, que la trace du MAK dans ce crime odieux était évidente dès le début puisque, tous les individus interpellés après les faits avaient reconnu leur appartenance à cette organisation terroriste. Il est établi aujourd’hui que Ferhat Mehenni qui menait une activité visant la stabilité et l’unité du pays, bénéficie du soutien de certains cercles et certains pays hostiles à l’Algérie. La sortie, il y a moins d’un mois du représentant marocain à l’ONU qui avait évoqué l’occupation de la Kabylie par l’Algérie, et la demande d’audience adressée par le chef du MAK au roi du Maroc M6, ou encore ses fréquents voyages en Israël sont autant d’éléments qui prouvent qu’il constitue un maillon du complot qui vise la stabilité du pays. L’impunité que lui assuraient ses soutiens semble pour cette fois mise à mal puisque le mandat d’arrêt international émis par la justice algérienne le met sous la menace d’une extradition. L’Algérie qui a conclu plusieurs accords d’entraide judiciaire avec certains pays, est en droit aujourd’hui de réclamer son arrestation et son extradition. La France où il réside et d’où il déverse son venin doit aujourd’hui montrer sa bonne foi, puisqu’elle a conclu avec l’Algérie une convention d’entraide judiciaire qui prévoit l’extradition d’individus recherchés par la justice aussi bien algérienne que française. Cette convention promulguée par Macron au mois de mars 2021 et par l’Algérie en avril 2021, devrait servir d’outil pour engager une procédure de dissolution du MAK, une organisation dont le récépissé de dépôt du dossier de création a été délivré par une préfecture française. L’étau se resserre sur le MAK et Ferhat Mehenni qui va devenir un sujet encombrant pour de nombreux pays. Son extradition, une fois le mandat d’arrêt international lancé, ne sera qu’une question de temps car les intérêts stratégiques d’un grand nombre de pays, potentiels points de refuge pour lui, sont avec l’Algérie et son peuple et non avec cette organisation terroriste et subversive qu’est le MAK. Le compte à rebours a commencé aussi bien pour Mehenni et ses partisans que pour l’organisation Rachad qui elle aussi, a vu sa structure ébranlée depuis l’extradition du gendarme déserteur Mohamed Benabdallah en attendant ses mentors que sont Zitout et les enfants de Abassi et leurs pairs du Fis dissous.
Slimane B.