Justice

Secteur de la justice : Des assistants spécialisés pour appuyer les procureurs

Un nouveau pas dans la réforme du secteur de la Justice vient d’être concrétisé via la mise en application de la mesure portant organisation de la profession d’assistant au parquet, dont la mission consiste à traiter des dossiers épineux avec des techniques de pointe, nécessitant le recours à des spécialistes.
En effet, depuis la wilaya de M’sila où il devait présider la cérémonie d’investiture de Mohamed Bouderbala, président de la nouvelle Cour de M’sila, Tayeb Louh, ministre de la Justice, garde des Sceaux, a affirmé, mardi, que les procureurs seront prochainement dotés d’assistants spécialisés dans les différents domaines requis.
Il précisera à ce sujet qu’«après la publication du décret organisant la profession d’assistant au parquet, dont la mission consiste à traiter des dossiers épineux avec des techniques de pointe, nécessitant le recours à des spécialistes, ces assistants seront installés, dans une première étape, au niveau des quatre pôles judiciaires du pays avant d’élargir ultérieurement l’opération pour y inclure les Cours de justice et les tribunaux de première instance».et de souligner que ce type d’assistance vise à assurer «un suivi efficace des dossiers et lancer la mise en mouvement de l’action publique, conformément au code de procédures pénales».
Dans ce même sillage, le responsable du département de la Justice a cité l’amendement apporté à la durée de formation des juges au niveau de la nouvelle école supérieure de la magistrature réalisée à Koléa (Tipaza), lequel se déroulera sur quatre (4) ans, en plus de la révision du programme pédagogique à hauteur de 60% à l’effet d’harmoniser la formation au sein de cette structure des nouveautés réalisées dans le domaine juridique aux niveaux national et international. Louh fera par ailleurs savoir que son département est en cours de finaliser la préparation d’un projet d’amendement du Code civil à travers la réforme de la loi sur les assurances en vue de simplifier les dispositions en matière de biens matériels.
Cette révision, du point de vue de Tayeb Louh, est de nature à épurer le climat d’investissement et d’ajuster ses dispositions à ce qui se passe au plan international par la transparence et l’amélioration des procédures d’assurance dans le cadre de la mondialisation, tout en préservant les principes et la souveraineté du pays.
Z. S. L.