Accueil ACTUALITÉ SAHARA OCCIDENTAL : Les organisations sahraouies dénoncent une répression systématique contre les militants

SAHARA OCCIDENTAL : Les organisations sahraouies dénoncent une répression systématique contre les militants

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Plusieurs organisations étudiantes et de défense des droits humains sahraouies ont de nouveau tiré la sonnette d’alarme face à la poursuite, selon elles, des pratiques répressives visant les défenseurs des droits humains dans les territoires du Sahara occidental sous administration marocaine. Elles affirment que ces violations répétées ne feront que renforcer la détermination du peuple sahraoui à poursuivre son combat pour la récupération de ses droits. Dans un communiqué publié à l’occasion de la libération de deux étudiants sahraouis, Ibrahim Babit et Salah Eddine Sabar, après six mois de détention qu’ils qualifient de « politique et arbitraire», l’Union des étudiants de Saguia el-Hamra et du Rio de Oro a dénoncé ce qu’elle considère comme une politique systématique de répression visant les voix sahraouies, en particulier les étudiants et les jeunes engagés dans la défense de ce qu’ils décrivent comme les droits légitimes de leur peuple. L’organisation étudiante affirme que les procédures judiciaires ayant conduit à leur emprisonnement ne respectaient pas, selon elle, les standards d’un procès équitable, les qualifiant de «simulacres de justice». Elle estime également que ces expériences d’incarcération n’ont pas réussi à briser la volonté des militants sahraouis ni à les détourner de leurs convictions politiques. Les anciens détenus auraient, selon le communiqué, fait preuve de résistance en prison, notamment à travers des grèves de la faim et des positions de protestation prolongées, illustrant ce que l’organisation décrit comme «la continuité de la lutte étudiante sahraouie». Elle insiste sur le fait que « la volonté de liberté est plus forte que les murs, les restrictions et les verdicts politiques ». De son côté, la Ligue de protection des prisonniers sahraouis a condamné la poursuite des pratiques répressives à l’encontre des militants et défenseurs des droits humains. Elle estime que les condamnations prononcées contre les deux étudiants s’inscrivent dans une chaîne plus large de répression systématique visant les Sahraouis engagés politiquement et socialement. L’organisation affirme que la politique de représailles par la détention et les poursuites judiciaires ne fait que renforcer la détermination des militants à poursuivre leur engagement jusqu’à l’obtention de leurs revendications, au premier rang desquelles figurent le droit à l’autodétermination, la liberté et l’indépendance. Dans le même sens, l’Association sahraouie des victimes de graves violations des droits humains imputées aux autorités marocaines a dénoncé, dans un autre communiqué, les conditions difficiles subies par les prisonniers sahraouis dans les établissements pénitentiaires. Elle souligne que les cas récents s’inscrivent dans un contexte plus large de restrictions visant les jeunes et les militants engagés dans des activités pacifiques de soutien à la cause sahraouie. L’association met en garde contre les risques liés à la poursuite des arrestations et des poursuites judiciaires contre les activistes civils et les étudiants, estimant qu’il s’agit d’une atteinte grave aux droits fondamentaux, en particulier la liberté d’expression et d’organisation. Enfin, les organisations signataires appellent à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques sahraouis, ainsi qu’à la fin de toutes les formes de harcèlement visant les activités pacifiques. Elles réaffirment leur engagement à continuer de documenter et de dénoncer les violations des droits humains, tout en plaidant pour la justice, la réparation et le respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
M. S.

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