Frontière

RÉVISION DES RELATIONS AVEC LE MAROC : L’Algérie met en branle le processus    

Les nombreuses provocations directes du Maroc à l’égard de l’Algérie ont fini par pousser les plus hauts responsables du pays, à leur tête le chef de l’État, de réagir vigoureusement pour faire face à ces menaces directes à travers la manipulation et l’instrumentalisation d’un mouvement mercenaire et des « opposants » d’opérette dont la véritable motivation  est l’argent.

Ainsi et  pour arrêter un certain nombre de mesures de riposte, le Président Tebboune a réuni  mercredi dernier, en session extraordinaire, le Haut Conseil de sécurité. Une réunion qui répond aux provocations répétées du Maghzen qui ont pris une grande ampleur par le passage à l’acte d’éléments du MAK et ceux du groupuscule Rachad. Première riposte, la révision, plus que jamais nécessaire, des relations avec un pays qui transgresse tous les liens et règles de bon voisinage et franchit les lignes rouges.
Ces deux  organisations terroristes, le MAK et Rachad pour insignifiante qu’elles  soient mais qui sont ouvertement appuyés par le Maghzen,  sont entièrement responsables des incendies qui ont ravagé des milliers d’hectares et provoqué plus de 70 morts, comme l’ont démontré les interrogatoires des auteurs de l’horrible assassinat du jeune Djamel Bensmaïl. Depuis un moment déjà, l’Algérie ne se fait plus d’illusion  sur les intentions malveillantes  du Maroc qui sont apparues au grand jour avec les déclarations  du représentant marocain à l’Onu sur la Kabylie, officialisant l’aide et l’appui de son pays au saltimbanque qui prétend parler au nom d’une région qu’il veut mettre à feu et à sang pour justifier les subsides israélo-marocains avec lesquels il se prélasse dans l’hexagone.
L’Algérie qui, jusque-là à fait preuve de beaucoup de patience vis-à-vis d’un régime qui est dans la fuite en avant  a décidé de prendre les mesures qui s’imposent sur le plan des relations diplomatiques pour contrer la guerre non déclarée que lui livre le Maroc avec l’appui d’Israël et certains pays qui veulent déstabiliser à tout prix notre pays .    La réunion exceptionnelle du HCS  consacrée à la situation générale dans le pays «suite aux récents événements douloureux et aux actes hostiles incessants perpétrés par le Maroc et son allié, l’entité sioniste, contre l’Algérie», outre la réévaluation des relations de notre pays avec son voisin de l’Ouest, a décidé de mobiliser  tous les services de sécurité  contre tous les membres actifs des mouvements terroristes  appuyés par le Maroc et présents sur le territoire national. Une mesure dictée par des impératifs de  sécurité nationale et la préservation de  l’unité du pays.
Le HCS, qui pointe sans détour le Maroc, a  insisté sur les liens qu’entretient au grand jour l’organisation terroriste de  Ferhat M’henni avec le Maroc et Israël. D’autant qu’il s’en prévaut publiquement suscitant le départ et la réprobation de certains membres de la direction de son mouvement terroriste.  Il est clair que pour le HCS, «le soutien et l’assistance de parties étrangères, notamment du Maroc et de l’entité sioniste » sont  établis.
La mise en cause du Maroc et de son allié sioniste  a  poussé le Makhzen à sonner l’appel de ses sbires en France pour développer des thèses farfelues épargnant leur mandant. Dans le même temps et fidèle à son double langage, Rabat déclare qu’elle entend reconduire l’accord algéro-marocain sur le gazoduc Transmed qui alimente l’Espagne mais aussi le Maroc. On suivra donc avec attention le discours de Mohammed VI  et ce qu’il compte répondre sur les graves agissements de son pays. D’autant que sa main tendue lors de son dernier discours  est apparue empoisonnée.
M. Bendib