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Retour sur le projet de base militaire marocaine à proximité de la frontière algérienne : Le Maroc en mode va-t-en guerre !

Rabat, qui fait sien cet adage selon lequel plus la couleuvre est grosse plus elle a de chance de passer, a tenté un improbable et mensonger démenti via la MAP, son agence de presse officielle. Mais ce démenti a sitôt fait de l’être à son tour par des faits accablants et irréfutables. En voici la preuve par les cartes.

Notre turbulent voisin de l’Ouest n’en finit franchement pas de tonner, d’étonner et de détonner. Dernière trouvaille en date : cette idée sordide et saugrenue de s’en aller construire, installer, une base militaire littéralement sous notre nez.  Dur, dur, voire impossible de faire pire en matière de provocation gratuite et inacceptable, au moment où les États du Maghreb sont plus que jamais appelés à se serrer les coudes à cause, notamment, de cette pandémie de coronavirus, en train de toucher durement les économies des pays de la planète entière. Mais, comment faire entendre raison à un royaume expansionniste, colonialiste, belliqueux et inféodé aux desiderata du puissant lobby sioniste… Ici, il est possible de produire une preuve matérielle absolument irréfutable. Une carte géographique qui indique en clair l’emplacement de cette future caserne. Celle-ci est, en effet, venue se placer à un jet de pierre de nos frontières.
À moins que ce turbulent voisin ait reçu l’ordre de se lancer sur le sentier de la guerre, rien ne saurait expliquer un pareil « projet immobilier ». Car, à en croire les explications oiseuses de nos turbulents voisins de l’Ouest, il s’agirait de simples casernements destinés à héberger des soldats. Sic ! L’adage dit «  a beau mentir qui vient de loin ». Comment croire alors face à des « ennemis déclarés » installés si près, il n’est pas question d’envisager un instant, un seul, de croire un voisin qui, depuis belle lurette, a clairement juré notre perte. En fait, la « démarche » marocaine est à situer dans un contexte plus global pour tenter de la comprendre, d’en saisir les contours. Il n’est un secret pour personne que l’Algérie, de par ses positions justes et légalistes, dérange énormément d’intérêts défendus par des puissances qui ne plaisantent pas. C’est avant tout le cas de la cause palestinienne, alors que l’on sait que le Maroc est devenu le « larbin » du puissant lobby sioniste mondial. Washington, Londres, Paris et d’autres capitales occidentales ne sauraient, ni ne pourraient, nous pardonner la justesse et la constance de notre position vis-à-vis de cette noble cause. Il ne faut pas oublier non plus le Sahara occidental. Le combat de ce peuple, pour en finir avec l’ultime colonie encore existante en Afrique, rend malade de rage les tenants du Makhzen, qui continuent de faire main basse sur ses inestimables richesses. À l’ombre des printemps arabes et colorés, la voix et la voie de l’Algérie dérangent énormément. Normal que l’Algérie soit visée, ciblée. C’est même le contraire qui aurait été étonnant. Et, dans cette criminelle quête, tous les coups sont permis. Toutes les armes aussi. L’avocat Dabouz reçu au siège de l’Otan pendant cinq bonnes heures rentre très certainement dans cette entreprise malsaine. On ne se rend pas à l’Otan, ma parole, pour y deviser du temps qu’il fait ou de la dernière recette de cuisine de « Tous en cuisine ». Parler du temps… qu’il fera, peut-être bien. Mais sous nos cieux, comme souhaitent en décider les maîtres du… temps. Ce n’est pas tout. La relance par l’Algérie de son pharaonique projet de production et d’exportation du phosphate a de quoi donner des sueurs froides aux dirigeants marocains en général, et au roi Mohamed VI en particulier. Le livre « Le roi prédateur » d’Eric Laurent, que j’ai l’honneur de lire, raconte de quel manière Mohamed VI a accaparé le plus clair des richesses de son pays, mais aussi et surtout celles du Sahara occidental occupé, via des holdings bien huilés et des jeux d’écritures menés par des avocats d’affaires qui en remontreraient au diable lui-même. Or, si l’Algérie se met à produire du phosphate en quantités phénoménales, le Maroc risque de toucher le fond en un rien de temps, puisqu’il lui doit le plus clair de ses richesses, si l’on excepte le tourisme et le… trafic de drogue. Ce sont-là quelques éléments d’analyses pris en vrac qui peuvent expliquer pourquoi le voisin marocain peut accepter avec joie de jouer le rôle du « Judas maghrébin». Un poignard dans le dos, c’est comme une caserne à la vocation inconnue, qui peut se transformer en temps voulu en cheval de Troie juste sous nos portes, à nos frontières…
Mohamed Abdoun