Réalisation de fermes aquacoles : Quatre nouveaux projets agréés à Chlef

Quatre nouveaux projets pour la réalisation de fermes en aquaculture à Chlef ont été agréés dernièrement par la commission de la wilaya chargée de la création d’entreprises en aquaculture, a-t-on appris du directeur de la pêche et des ressources halieutiques.
… «La commission chargée de la création d’entreprises en aquaculture, présidée par le wali de Chlef, a agréé dernièrement les dossiers de création de quatre nouvelles fermes aquacoles sur le littoral de la wilaya, dans l’attente de l’examen de deux autres projets actuellement en cours d’études», a indiqué à l’APS Abderrahmane Abed. Ces projets, visant l’élevage de daurade et de moules, seront implantés le long du littoral de la wilaya, en commençant par l’Est à Beni Haoua, puis T’raghnia, jusqu’à la région de Sidi Abderrahmane, puis El-Marsa, a-t-il ajouté. La concrétisation de ces fermes et leur mise en exploitation est tributaire du facteur financement, a-t-il précisé. D’où, a-t-il expliqué, la condition signifiée aux porteurs de ces projets d’assurer par eux-mêmes le financement de leurs projets, ou en partenariat, dans un objectif d’éviter le recours au financement bancaire, connu pour la longueur et la lenteur de ses procédures, a-t-il relevé. Le responsable a souligné, par la même, la contribution attendue de ces projets, «dans le développement de la filière aquacole à Chlef», sachant que la wilaya occupe la première place nationale en aquaculture marine, grâce à la concrétisation, dans ce domaine, de six projets, depuis l’année dernière. La mise en exploitation progressive des nouveaux projets attendus à la réalisation, durant les prochaines années, portera à 12 le nombre de fermes aquacoles dans cette région, dotée d’un littoral de 129 km de long. A titre indicatif, une production de 1000 tonnes de daurade et de moules est assurée actuellement par deux fermes entrées en production, cette année et l’année dernière, pour la ferme de l’Oued Guoussine. Outre leur apport en poissons, M. Abed a également loué la contribution de ces fermes aquacoles au plan écologique, à travers la création de réserves naturelles de poissons. Un avenir prometteur pour ce secteur, dont les prévisions de production tablent sur des moyennes de captures de près de 8000 tonnes de poisson à l’horizon 2024, et de concurrencer la production halieutique, a-t-il soutenu. Au volet de la ressource humaine, le premier responsable du secteur de la pêche à Chlef a souligné le besoin exprimé (par la filière) pour l’expertise étrangère dans la formation d’une main-d’œuvre qualifiée dans ce type de spécialités maritimes. Il s’est, néanmoins, félicité du rôle dévolu à l’annexe de l’Institut supérieur de la pêche d’El-Marsa, dans la formation d’une ressource humaine qualifiée au profit du secteur, «ce qui permettra plus tard de se passer de cette expertise étrangère», est-il escompté. Toujours au titre des investissements dans la ressource piscicole, le même responsable a révélé que la wilaya de Chlef a été destinataire d’un projet pour l’engraissement du thon, dans la région côtière de Sidi Abderrahmane. Ce projet est inscrit à la faveur de l’accord de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), obtenu dernièrement par l’Algérie pour la mise en place de trois fermes d’engraissement du thon sur le territoire national, est-il signalé. Après avoir assuré que la région dispose de toutes les ressources naturelles l’habilitant à réussir ce type de projets, M. Abed a estimé que l’adoption de ces projets permettra à l’Algérie de relever la valeur ajoutée du produit, après engraissement, pour le revendre à des prix plus élevés que le prix initial du thon rouge brut. Il a, en outre, affirmé le soutien et l’accompagnement assuré à tous les investisseurs du secteur.