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Production auto sans détours

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L’inauguration, jeudi dernier à Tissemsilt, de l’usine de production de composants et accessoires plastiques pour automobiles « General Plastic Injection », par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, marque une étape importante dans notre économie. Désormais, les producteurs automobiles en activités (Fiat à Oran) ou en cours d’installation (Hyundai à Relizane, Chery à Bordj-Bou-Arréridj, Mercedes-Benz à Tiaret et Alger, etc.), devront tenir compte de cette nouvelle donnée. Mais pas seulement puisque les produits en plastique font également partie de la production des « produits blancs » (réfrigérateur, cuisinière, etc.), de l’emballage, dans le domaine médical et pharmaceutique, dans le bâtiment, les produits cosmétiques, les lunettes, les articles en plastique et les composants des drones, ainsi que les panneaux de signalisation routière et la liste est longue. À partir de 2027, toutes ces industries devront, pour leurs besoins en pièces en plastique, s’approvisionner localement. Tous ces opérateurs devront, au préalable, fournir les moules des pièces qui les intéressent, à l’usine de Tissemsilt. Ce qui va augmenter le taux d’intégration dans la fabrication industrielle et du même coup, alléger nos dépenses d’importation. Cet acquis vient s’ajouter à l’industrie de pièces et composants métalliques, de Batna dont les produits sont destinés aussi bien aux véhicules de tourisme, aux véhicules utilitaires qu’aux véhicules lourds. Il est utile de rappeler les objectifs de taux d’intégration fixés par l’arrêté ministériel du 23 juillet dernier : « 10 % à la 2e année, 20 % à la 3e année, 30 % au terme de la 5e année… ». Alors que le décret exécutif de novembre 2017 avait fixé des règles de calcul d’intégration basées sur des valeurs globales et financières (salaires, dépenses en électricité, etc). Des règles sur-mesure pour l’époque du « gonflage de pneus ». Actuellement, l’arrêté de 2023 complété par celui de juillet dernier, effacent les subterfuges et les rideaux de fumée pour ne prendre en considération que les pièces physiques utilisées par la production. Ceci est valable pour tous types de production. L’industrie automobile est citée en tant que vecteur privilégié de communication. Sans plus. Ceci dit, Ghrieb a été on ne peut plus clair, lors de l’inauguration : « plus aucune pièce plastique entrant dans l’industrie automobile qui pourrait être fabriquée chez GPI (Global Plastic Injection) ne sera importée à partir du début de l’année prochaine (2027 NDLR) ». Quant aux capacités de l’usine, celles-ci seront de « 251.000 pièces par an, destinées à équiper près de 200.000 véhicules » selon une source généralement bien informée. L’usine permettra la création de 300 emplois directs et de 500 emplois indirects. Avant l’inauguration de cette usine par le Premier ministre, le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, avait reçu les représentants des entreprises algériennes agréées dans la fabrication automobile avec pour ordre du jour plusieurs points. Le taux d’intégration s’est taillé la part du lion !
Zouhir Mebarki

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