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IMPLIQUÉES DANS LA COLONISATION SIONISTE EN PALESTINE : 214 entreprises dans la liste noire de l’ONU

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Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) a ajouté 61 nouvelles entreprises à sa base de données recensant les sociétés impliquées dans des activités liées aux colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, portant à 214 le nombre total d’entreprises inscrites. La mise à jour a été publiée vendredi, dans le cadre de la 63e session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, qui se tient à Genève jusqu’au 7 octobre 2026.
Créée en 2020 à la suite d’un mandat du Conseil des droits de l’Homme, cette base de données vise à identifier les entreprises impliquées dans certaines activités liées aux colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé, y compris El-Qods-Est. La dernière actualisation porte notamment sur des entreprises opérant dans les secteurs de l’agriculture, du transport, du stockage, de la gestion des déchets, de l’énergie, de l’alimentation et de l’hôtellerie. Les 214 entreprises désormais recensées sont établies dans 11 pays, dont l’entité sioniste, la Chine, les États-Unis, la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Mexique et l’Afrique du Sud. La majorité des sociétés inscrites sont sionistes. Parmi les nouvelles entreprises ajoutées figurent notamment Adama, spécialisée dans les produits phytosanitaires et détenue par le groupe chinois Syngenta, ainsi que la société israélienne d’investissement immobilier Alony Hetz et l’entreprise espagnole Salvat Logistica.

Des motifs raisonnables d’implication
Cette actualisation intervient après un appel à contributions lancé par le HCDH en 2024, auquel des informations concernant 596 entreprises ont été transmises. Après avoir évalué 215 entreprises dans le cadre du précédent exercice, le Haut-Commissariat a examiné cette année 126 des 381 sociétés qui restaient à évaluer. Parmi elles, 61 ont été ajoutées à la base de données. Le HCDH précise que l’inscription repose sur l’existence de motifs raisonnables de considérer qu’une entreprise est impliquée dans certaines activités définies par le Conseil des droits de l’Homme comme étant liées aux colonies ou à leur maintien et à leur expansion. L’ONU indique également que plusieurs autres dossiers n’ont pas pu être évalués à temps et pourront faire l’objet d’un examen lors de prochaines mises à jour. À l’inverse, cinq entreprises précédemment inscrites ont été retirées de la base après que le HCDH a conclu que leur implication dans les activités concernées avait cessé. Parmi elles figurent la plateforme britannique de réservation de voyages eDreams et l’agence de voyages en ligne eDreams, selon les informations disponibles sur la réévaluation des entreprises. Le HCDH précise plus largement que les retraits interviennent lorsque les éléments disponibles ne justifient plus le maintien d’une entreprise dans la base.

Des activités couvrant plusieurs secteurs
Les critères retenus par les Nations unies couvrent plusieurs catégories d’activités liées aux colonies. Ils comprennent notamment la fourniture d’équipements et de matériaux contribuant à leur construction ou à leur expansion, ainsi que la fourniture de systèmes de surveillance et d’identification destinés aux colonies, au mur et aux points de contrôle qui leur sont directement liés. Sont également concernés les équipements utilisés pour la démolition de logements et de biens, la destruction d’exploitations agricoles et de récoltes, ainsi que la fourniture de services de sécurité à des installations situées dans les colonies. La liste prend aussi en compte les services et infrastructures contribuant au maintien des colonies, les opérations bancaires et financières susceptibles de soutenir leur développement ou leur expansion, ainsi que l’exploitation commerciale de ressources naturelles, notamment l’eau et les terres. Le traitement et le transfert de déchets vers des villages palestiniens figurent également parmi les activités examinées. Les critères englobent, par ailleurs, certaines pratiques susceptibles d’affecter les marchés économiques et financiers palestiniens, ainsi que l’utilisation de bénéfices et d’investissements provenant d’entreprises détenues par des colons pour développer ou étendre les colonies.
M. Seghilani 

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