Médéa : l’anarchie totale à la Polyclinique de Guelb El-Kebir

À la commune de Guelb El-Kebir, une localité située à 83 km à l’est du chef-lieu de la wilaya de Médéa, le secteur de la santé est en deçà des attentes des résidanats de cette localité.
En effet, la polyclinique de Guelb El-Kebir existe depuis des années, mais elle est très loin de répondre à la demande des patients. Cette infrastructure sanitaire connaît de nombreux problèmes logistiques, notamment le manque de matériel, de personnel et même d’un bon accueil. Elle n’a que la façade d’un établissement sanitaire ! «Le manque total de personnel qualifié entrave le bon fonctionnement de cet établissement sanitaire. » déclare un père de famille résidant dans la commune de Guelb El-Kebir. Il ajoute : «Les patients sont nombreux à attendre leur tour dans la salle d’attente le jour du passage du médecin. Ce dernier fait sa loi et surtout lorsqu’il s’agit d’un bon nombre de patients.». Ce qui n’est pas une mince affaire pour les patients atteints de maladies nécessitant une prise en charge régulière. L’unique établissement sanitaire du chef-lieu communal érigé pourtant en polyclinique manque cruellement de moyens de prise en charge des malades. Cette situation entrave le bon fonctionnement de la structure de santé. Ainsi, l’activité des médecins et des infirmiers au sein du centre est devenue aléatoire. Dans la majeure partie de la journée, leur travail est limité à des soins de base. Quant aux urgences médicales nécessitant des moyens conséquents, les malades sont orientés dans d’autres établissements plus ou moins nantis. Cependant, les transferts se font généralement par les voitures des particuliers en l’absence d’une deuxième ambulance parce que la seule ambulance que possède cette polyclinique ne répond pas aux besoins de bon nombre d’habitants de cette localité. En outre, la maternité n’est pas opérationnelle. Les malades sont orientés vers l’hôpital de Béni Slimane ou Ain Bessem relevant administrativement à la wilaya de Bouira. Doter cette infrastructure du personnel et matériel nécessaires, réduirait à coup sûr le nombre d’évacuations vers d’autres structures de santé. En dépit de tous ces manques, les services de radiologie et de chirurgie dentaire de la structure pointée du doigt, qui n’essaient pas de répondre au minimum aux besoins des malades. Cela dit, les responsables du secteur de la santé de la wilaya de Médéa sont appelés à renforcer cette polyclinique par un personnel et des équipements médicaux afin de répondre aux doléances des citoyens et assurer un meilleur service pour les patients. Enfin, avec les réformes prévues pour le proche avenir, il est fort probable que cette polyclinique soit élargie à d’autres services pour éviter la surcharge au niveau des autres établissements sanitaires voisins de la wilaya notamment Béni Slimane et Tablat, surtout lorsqu’il s’agit des urgences.
Zarouat M.