L’USM Alger capable de tout ?

Oublié le match «aller ?» Promesse, ferme, est faite par coach Hamdi et ses poulains de tourner la page de Bologhine en écrivant, à Lubumbashi même, une autre page plus belle à inscrire au livre d’or du club.En allant, pas moins, peindre de rouge et de noir le toit d’Afrique au détour d’un exploit dans leurs cordes à voir l’optimisme loin d’être exagéré affiché par ses fans. A l’impossible, comme on le voit, les Koudri et consorts sont tenus.

Les carottes pas encore cuites?
Entre le «Rien n’est encore joué» de Hamdi et le «On a été plus forts» de Carteron, il y a comme un gouffre. Une bonne dose de différence (le but d’avance et, le cas échéant, les deux buts de Bologhine comptant double), lorsqu’il faudra passer à la comparaison entre deux formations, les Congolais prenant, avant cette seconde manche, une sacrée longueur d’avance la rapprochant de la tête du podium. …D’un titre lui tendant les bras, voire presque acquis. Bien avant cette victoire (1-2) à Alger qui fait d’eux désormais (c’était déjà dans l’air) les nouveaux maîtres du continent. Que les usmistes (ils nous ont promis l’exploit et nous les en croyons capables, pourvu d’y croire réellement et ne refassent pas le même match qu’à l’«aller» où ils ont accouché d’un grand hors sujet. Se disent que, finalement, tout reste possible. Gagner à Lubumbashi n’est pas impossible. Dans les cordes d’un groupe décidé à tenter le tout pour le tout. Son va-tout. En jouant mieux qu’à Alger. Sans complexe. En oubliant (le staff technique a dû avoir beaucoup de boulot sur le plan mental pour remobiliser les troupes) la défaite de Hammadi et se dire qu’il y a toujours de la place à une réhabilitation. Que les chances de revenir au pays avec le trophée dans les bagages sont vraiment réelles (???). Samedi, dans une soirée sans, dans un match où les joueurs ont paru perdus, écrasés par la lourde responsabilité de devoir répondre aux attentes du public «rouge et noir» qui vient de montrer qu’il reste derrière ses couleurs en faisant le déplacement en masse à l’aéroport, les camarades du brillant Zemmamouche, qui a sauvé les meubles en limitant la casse au maximum et entretient au demeurant l’espoir de réaliser quelque chose avant le verdict final, ont laissé passer une belle opportunité, chez eux, de séduire l’auguste dame en laissant l’initiative à un vis à vis congolais supérieur sous tous rapports. Méritant largement son succès. En jouant bien. Comme des grands. Comme chez eux. En prenant les débats à leur compte. Qu’ils domineront copieusement. «Rien n’est joué» alors ? Le coach unioniste, Hamdi, s’il sait que les choses ne seront pas simples, seront plus que compliquées, a le mérite (c’est le message qu’il lance à ses poulains) de croire que les carottes ne sont pas cuites. Que, et contrairement à la 1ère manche, ils sont prêts. À démontrer, par exemple, qu’ils méritent d’être en finale. Ont, surtout, les moyens d’inscrire le nom de l’USMA sur les tablettes de la plus prestigieuse compétition africaine à l’échelle des clubs après avoir, et contre toute attente, livré une bien pale prestation au moment de conclure un parcours parfait.

Ne pas se poser de questions
Une USMA coupable, peut-être d’avoir trop respecté son adversaire du jour qui ne s’est pas fait prier pour prendre option sur un sacre ayant déjà choisi, sauf renversement spectaculaire de situation (on compte sur les Seguer, l’auteur du but de l’espoir, et ses coéquipiers de démentir les pronostics), son camp. Sa destination finale pour cette édition 2014-2015. C’est à dire Lubumbashi où les gars de Soustara sont tenus au miracle. Des pieds desquels, on le souhaite, devraient sortir (s’ils tiennent bien sûr parole), la plus retentissante performance de leur histoire. En se préparant à un dur combat. Celui de prendre la mesure d’un adversaire dur à manier. Dont les qualités ne sont plus à démontrer tant la différence a paru énorme lors d’un 1er round en «noir et blanc». Un T.P Mazembe de loin plus puissant et usant d’arguments de loin beaucoup plus convaincants lui permettant de contrôler les opérations avant de l’emporter sans que personne ne crie au scandale. En pliant, dans une large proportion, le sort de cette édition au parfum congolais, le joker de luxe, Seguer, grâce à sa réalisation tombée du ciel, entrouvrant toutefois les portes d’un possible exploit. Trop tendre pour espérer prendre le dessus, les Algérois l’auront été, eux qui, et devant le métier d’un onze congolais aussi riche en individualités qu’en confiance lui permettant notamment de diriger à sa guise la rencontre, n’ont pu soutenir la comparaison malgré l’apport précieux d’un public en or qui finira par perdre patience à l’arrivée d’un test tournant à la punition. Un TP tout de puissance dont le mérite aura été d’utiliser à bon escient un atout maître, sa longue expérience de l’épreuve-reine continentale pour se préparer à fêter une victoire finale leur ouvrant largement les bras. Sauf si… Par exemple que les usmistes, qui n’ont plus rien à perdre, ne se posent pas trop de questions lorsqu’il faudra aborder cette finale «retour» où tout reste possible. En osant devant. En restant très concentré également en défense autour d’un Zemma qui, dans un grand jour, est capable de montrer la voie à une équipe jamais aussi en besoin de confiance. Une équipe algéroise qui sait qu’elle a grandement hypothéqué ses chances d’inscrire enfin à son maillot la fameuse étoile jaune et imiter ainsi le trio JS Kabylie, ES Sétif- MC Alger seules formations algériennes à terminer leur course sur le toit d’Afrique.

Toujours en … vie
Avant la finale «aller», l’entraîneur du TP Mazembe Patrice Carteron avait annoncé les prétentions de son équipe en affichant en grandes pompes sa volonté de tuer le suspens dès l’étape d’Alger. Objectif dans la poche ? Il en est quasi-certain en déclarant après ce 1-2 en leur faveur qui dit ce qu’il veut dire: «On a été plus forts». Ce à quoi répond (sans trop de conviction ?) coach Hamdi par un «Rien n’est encore joué» que nombre de fans, optimistes comme rarement, prennent au mot. Reprennent à leur compte en espérant que les joueurs renversent la vapeur cet après-midi (14H30, heure algérienne) et prennent leur revanche sur tous ceux qui n’ont pas cru en leur bonne étoile. «Enterrés» un peu trop vite à leur goût. Le reste, c’est à eux de l’écrire. En faisant, par exemple, corps derrière leur dernier rempart Zemma pour espérer contrecarrer les velléités d’une machine congolaise maniant bien le ballon. Aux capacités offensives indéniables et offrant des solutions de tous les instants. Un onze mentalement fort, défensivement bien organisé et à la sérénité de tous les instants. En somme, tout simplement, ce qui est demandé aux «rouge et noir» s’ils désirent remettre les pendules à l’heure. Etre à l’heure du défi qui les attend. Montrer qu’ils méritent bien cette coupe en montrant leurs vraies qualités. Jouer sur leur valeur. Loin de cette naïveté qui leur a joué un bien mauvais tour il y a une semaine quand les Kadiba et autre Samattha ont scellé le sort de la partie et même de cette finale. En attendant cette réaction salutaire et les solutions qui s’offrent à Hamdi (elles ne sont apparemment pas nombreuses en raison de la cascade de défections pour cause soit de blessures, soit de suspensions) pour monter le onze le plus performant possible, ils peuvent compter sur le soutien moral indéfectible de leurs supporters qui croient toujours en eux. Faites- nous rêver les gars et offrez-nous cette belle surprise dont rêvent vos supporters. Le rêve est permis alors? Aussi sûrement que cette méfiance affichée par le très avisé Carteron, l’entraîneur des Corbeaux, qui dit «craindre ces usmistes capables de créer l’exploit car très coriace à l’extérieur.» Ainsi en sera-t-il ? Pourquoi pas pour une cette USM Alger qui nous a donné tant de plaisir en «poules». Une USM Alger capable de tout ?
Gageons que oui…
Par Azouaou Aghiles

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