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FACE AUX FRAPPES SIONISTES : La résistance libanaise revendique des opérations de riposte

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La résistance libanaise a revendiqué plusieurs opérations, affirmant avoir tiré des roquettes en direction de la localité de Shtula, dans le nord des territoires palestiniens occupés, et ciblé des positions militaires sionistes à Bint Jbeil. Elle indique également avoir visé un engin de démolition utilisé par l’armée israélienne dans le village de Rachaf, ainsi que des rassemblements de soldats aux abords d’une école de la région. Ces actions ont été présentées comme une réponse directe à la destruction de maisons et aux bombardements de localités du sud du Liban, notamment Kounine et Yater. Le mouvement affirme que ces opérations s’inscrivent dans une logique de riposte face aux violations répétées du cessezle-feu entré en vigueur à la miavril. De son côté, l’armée sioniste a poursuivi ses frappes aériennes et ses tirs d’artillerie sur plusieurs zones du sud du pays. Des bombardements ont été signalés à Majdal Zoun, dans la région de Tyr, ainsi que dans les districts de Marjayoun et Jezzine. Des habitations ont été détruites dans les localités de Bint Jbeïl et Hanine, selon l’agence de presse libanaise. L’armée sioniste affirme cibler des infrastructures et des positions liées au Hezbollah, qu’elle accuse de préparer ou de mener des attaques. Elle revendique également le droit de mener des opérations préventives pour neutraliser des menaces jugées imminentes. Ces développements interviennent alors que le président américain Donald Trump a annoncé la prolongation de la trêve entre l’entité sioniste et la résistance libanaise pour une durée de trois semaines. Initialement conclu pour une période plus courte, l’accord devait permettre une désescalade progressive et ouvrir la voie à des discussions indirectes entre les deux parties. Cependant, les violations répétées signalées sur le terrain fragilisent cet accord. Les opérations militaires se poursuivent, tandis que les populations civiles restent exposées aux bombardements et de déplacements forcés. Des discussions diplomatiques sont en cours, notamment à Washington, où des rencontres préparatoires entre représentants libanais et sionistes doivent se tenir.

JOURNALISTES SOUS LE FEU AU SUD DU LIBAN
La journaliste libanaise Amal Khalil a été martyrisée dans le sud du Liban, a ravivé les inquiétudes quant à la sécurité des civils et des professionnels de l’information dans une région marquée par une reprise des violences malgré l’annonce d’un cessez-le-feu. Correspondante du quotidien libanais Al-Akhbar, elle a été martyrisée lors d’une frappe aérienne alors qu’elle s’était réfugiée dans une habitation du village de Tiri avec sa collègue photographe Zeinab Faraj, blessée dans l’attaque. Selon des sources locales et des témoignages recueillis sur place, les deux journalistes avaient quitté une zone bombardée peu auparavant. Un premier raid avait visé un véhicule qui circulait devant elles, faisant plusieurs victimes, dont le maire de Bint Jbeil. Cherchant à se mettre à l’abri, elles s’étaient réfugiées dans une maison, rapidement prise pour cible lors d’une seconde frappe. Amal Khalil a été tuée sur le coup, tandis que sa collègue a été évacuée dans un état critique. Cet incident s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes au sud du Liban, où les violations sionistes se poursuivent, en dépit d’une trêve annoncée quelques jours plus tôt. La situation sur le terrain reste instable, marquée par des échanges de tirs, des bombardements et des opérations militaires ciblées. La mort d’Amal Khalil a également suscité une vive controverse en raison des conditions dans lesquelles les secours ont été menés. Le ministère libanais de la Santé affirme que les équipes de secours ont été prises pour cible alors qu’elles tentaient d’évacuer la journaliste blessée Zeinab Faraj. Une ambulance aurait été visée par des tirs, contraignant les secouristes à interrompre leur intervention. Selon les autorités libanaises, l’accès à la zone aurait ensuite été bloqué pendant plusieurs heures, retardant la récupération du corps de la journaliste. Il a fallu l’intervention des forces de maintien de la paix de l’ONU déployées dans le sud du Liban pour permettre aux équipes de secours d’accéder au site. Ces éléments ont renforcé les accusations portées par Beyrouth, qui dénonce des violations graves du droit international humanitaire. Les autorités libanaises estiment que le ciblage de journalistes et l’entrave aux opérations de secours constituent des actes susceptibles d’être qualifiés de crimes de guerre.

CONDAMNATIONS ET RÉACTIONS INTERNATIONALES
Le Premier ministre Nawaf Salam a fermement condamné ces événements, déclarant que « le ciblage des journalistes et l’entrave aux équipes de secours constituent des violations flagrantes des conventions internationales ». Il a affirmé que le Liban se réservait le droit de saisir les instances internationales pour demander des comptes. Le président Joseph Aoun a, pour sa part, accusé l’entité sioniste de cibler délibérément les journalistes afin d’empêcher la diffusion d’informations sur les opérations militaires en cours. Il a dénoncé une stratégie visant à dissuader les médias de couvrir les événements sur le terrain. Plusieurs organisations internationales ont également réagi. Des représentants de Reporters sans frontières ont évoqué des éléments pouvant indiquer un ciblage intentionnel, tandis que Human Rights Watch a appelé à l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les faits et d’identifier les responsables. L’Iran a condamné la mort de la journaliste, qualifiant l’attaque d’« acte visant à faire taire les voix qui rapportent la réalité ». Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a également mis en cause la responsabilité des États-Unis, appelant la communauté internationale à agir face aux violations du cessez-le-feu. À Beyrouth, la disparition d’Amal Khalil a suscité une vive émotion. Une foule importante s’est rassemblée sur la place des Martyrs pour lui rendre hommage. Des journalistes, des proches et des citoyens ont salué son engagement et son courage, tout en exprimant leur inquiétude face à la dégradation des conditions de travail dans les zones de conflit. Plusieurs professionnels des médias ont affirmé leur détermination à poursuivre leur mission malgré les risques. « Nous continuerons à être sur le terrain », a déclaré l’un d’eux, soulignant que la couverture des événements reste essentielle pour informer l’opinion publique.

UN LOURD BILAN HUMAIN
La mort d’Amal Khalil s’inscrit dans un bilan humain particulièrement lourd. Selon le Syndicat de la presse libanaise, au moins 27 journalistes et travailleurs des médias ont été tués depuis le début des hostilités récentes. Au total, les violences auraient fait plus de 2 400 morts et près de 7 700 blessés, selon des chiffres officiels. Plus de 1,6 million de personnes auraient été déplacées, dans un pays déjà fragilisé par une crise économique profonde. Ces chiffres illustrent l’ampleur de la crise humanitaire en cours, alors que les infrastructures civiles, y compris les habitations et les services essentiels, sont régulièrement touchées par les bombardements.

LES JOURNALISTES DANS LE COLLIMATEUR
La situation met en lumière les risques croissants auxquels sont confrontés les journalistes dans les zones de conflit. Considérés comme des civils au regard du droit international, ils sont néanmoins de plus en plus exposés aux violences, qu’elles soient directes ou indirectes. La mort d’Amal Khalil illustre cette réalité. Journaliste expérimentée, elle couvrait les événements dans le sud du Liban depuis le début de l’escalade. Sa disparition vient s’ajouter à une liste croissante de professionnels de l’information tués dans l’exercice de leur métier. Les organisations de défense de la presse appellent à renforcer les mécanismes de protection des journalistes et à garantir le respect du droit international humanitaire. Elles soulignent que l’impunité face aux violences commises contre les médias constitue un facteur aggravant. Alors que les appels à des enquêtes internationales se multiplient, la situation sur le terrain reste marquée par une forte incertitude. Les violations du cessez-le-feu, les opérations militaires en cours et l’absence de perspectives claires de règlement politique alimentent les tensions. Dans ce contexte, la communauté internationale est appelée à jouer un rôle déterminant pour favoriser une désescalade et garantir la protection des civils. En attendant, les populations du sud du Liban continuent de vivre au rythme des bombardements, tandis que les journalistes poursuivent leur travail dans des conditions de plus en plus périlleuses. La mort d’Amal Khalil apparaît ainsi comme un symbole tragique des dangers auxquels sont confrontés ceux qui tentent de témoigner des réalités du conflit, au moment même où la recherche d’une solution durable semble plus incertaine que jamais.
M. Seghilani

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