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Les trouble-fêtes de l’été

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À quelques encablures de l’ouverture officielle de la saison estivale attendue au début de la troisième décade de ce mois de juin, la « pieuvre » des plages déploie ses tentacules. La mafia du littoral, qui règne en maître sur toute la bande littorale du pays, pointe le bout de son nez. Les squatteurs saisonniers des plages font, comme chaque été, leur apparition. Ces plagistes hors-la-loi se frottent les mains. Ils exercent des activités illicites. Pour autant, ils agissent, dans certains cas, au vu et au su de tout le monde. Sans montrer le moindre signe d’inquiétude. Cette année encore, ces individus sans scrupule commencent à occuper illégalement les espaces publics dans les villes littorales. Ils guettent les estivants auxquels ils proposent toutes sortes d’accessoires de baignade comme tables, chaises et parasols. Ils étalent aussi sur les abords de la voie publique menant vers les pages toutes sortes de produits alimentaires sans le moindre respect des conditions sanitaires. Ils se préparent à dépouiller les estivants de tout l’argent épargné durant l’année pour se permettre des vacances bien méritées. Hélas, ils payent trop cher des services de piètre qualité en plus d’avoir à faire à des plages qui n’offrent pas les conditions confortables nécessaires pour se reposer et récupérer d’une année de travail. Or, la loi consacre les plages comme des espaces publics accessibles gratuitement pour les citoyens. D’autre part, il faut insister sur le caractère illégal des activités sur et autour des plages. Ces plagistes, qui plus est, exposent le consommateur à des risques sanitaires. D’où un double délit passible de sanctions judiciaires. Mais ces individus sont tellement aveuglés par l’argent facile qu’ils n’ont pas le souci de respecter la loi, et encore moins ceux qu’ils servent. Bien qu’il ait reculé avec la reprise en main, par l’État, de l’espace public, ce phénomène qui s’est enraciné durant les années de la « Issaba » sévit, profitant de zones où la couverture publique et sécuritaire est moins présente. À une dizaine de jours qui nous séparent de l’ouverture de la saison estivale, les hautes autorités du pays rappellent l’exigence de mettre les plages gracieusement à disposition des vacanciers, de lutter contre l’occupation illégale de ces espaces outre l’adaptation de la loi pour une lutte efficace contre ce phénomène. Ce sont là des instructions données par le président de la République lui-même à l’occasion du Conseil des ministres de dimanche dernier. Charge aux autorités publiques et sécuritaires d’appliquer la loi dans toute sa rigueur.
Farid Guellil

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