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La délinquance envahit la toile

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Au commencement on les appelait « les pirates ». Ils ne sont plus seuls à sévir sur le web. Quand eux il agissent pour la gloire, les derniers arrivants sont uniquement cupides. Quand eux sont plus que performants en informatique, ceux qui viennent s’ajouter sur le même espace virtuel savent juste compter les billets de banque. Il y a parmi les « pirates » ceux qui sont malveillants. Par exemple, ceux qui bloquent les systèmes informatiques et demandent des rançons (Ransomware) pour les débloquer. Il y a aussi les « hacktivistes ». Ce sont en général des militants de causes politiques. Bref, la grande différence dans cette « faune » cybernétique réside dans leurs cibles. Les premiers visent les institutions et autres organismes quand les seconds ciblent les citoyens sans distinction. Tandis que les pirates ont tendance à disparaître devant les moyens de sécurité développés pour protéger les systèmes dits de « sauvegarde », la petite délinquance prolifère de plus en plus. Ces derniers sont apparus avec le développement de la numérisation et de la digitalisation. Avec les différentes applications destinées au grand public pour différentes actions au quotidien. Au premier rang desquels se trouvent les cartes bancaires. Mais pas que. C’est une délinquance qui est très répandue dans les pays développés et qui est venue, tout récemment, squatter notre cyberespace, en Algérie. Signe de développement ? Certainement ! Mais il faudra, tout de même, s’en protéger. Depuis quelque mois, les appels à la vigilance et les mises en garde, adressés par différentes institutions aux Algériens, se multiplient. Algérie-poste est celle qui alerte le plus contre les arnaqueurs du web. Ceux-ci utilisent plusieurs moyens pour tenter de soutirer aux Algériens les codes de leur CCP, les « soulager » de l’argent qui s’y trouve. En général ils se font passer pour des fonctionnaires de la poste. La société « Fiat-Algérie » a alerté, de son côté, ses clients sur des arnaques en ligne tendant à soutirer leurs données personnelles en vue de les « pousser à verser de l’argent de manière illégale ». Jusqu’à la Direction générale des Impôts (DGI) qui a attiré l’attention des contribuables de ne jamais « donner vos identifiants, mots de passe ou coordonnées de carte bancaire par SMS, e-mail ou appel téléphonique ». L’administration fiscale ne demande jamais ces données. Les arnaqueurs ont plusieurs ficelles à leurs arcs. Ils ont même pensé à profiter de la pression que connait actuellement le marché des pneus. Au point où la filiale de Sonatrach a publié un communiqué mettant en garde « contre une plateforme numérique frauduleuse usurpant son identité et proposant la vente et la réservation de pneumatiques contre des virements ». À toutes ces dérives, l’unique solution reste la vigilance. On serait tenté de terminer en disant que ce phénomène est la rançon de la gloire. N’étaient ces faux sites de vente du e-commerce qui fleurissent depuis peu. C’est l’informel qui, sentant sa dernière heure arriver, veut « migrer » vers la toile !
Zouhir Mebarki

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