Ami d’enfance de James Cameron et figure incontournable du cinéma de science-fiction hollywoodien des années 1980 et 1990, le scénariste William H. Wisher Jr. est décédé le 14 juillet 2026. S’il restait souvent dans l’ombre, son talent a façonné certains des plus grands blockbusters du XXe siècle, à commencer par les deux premiers opus de la saga culte Terminator.
Une disparition pleurée par Hollywood
Le monde du cinéma perd l’une de ses plumes les plus créatives. L’annonce de la disparition de William H. Wisher Jr., à l’âge de 71 ans, a été partagée sur les réseaux sociaux par son ami de longue date, le journaliste David Poland, qui a salué la mémoire d’« un vieil ami et un homme bien ».
L’émotion s’est rapidement propagée au sein de l’industrie cinématographique. Gale Anne Hurd, la célèbre productrice de la franchise Terminator, n’a pas tardé à lui rendre un vibrant hommage, soulignant que le scénariste n’était pas seulement « essentiel à Terminator », mais qu’il était également « une personne formidable ».
Le scénariste s’est éteint paisiblement à son domicile, entouré des siens. Dans un communiqué émouvant, sa famille a rappelé la philosophie de l’auteur : William était intimement convaincu que les histoires possédaient le pouvoir unique de tisser des liens entre les générations. Tout en remerciant le public pour l’élan de soutien reçu, ses proches, dont son épouse Deborah Lynn Wisher et ses frères et sœurs, ont choisi de célébrer sa bonté, son humour et son imagination débordante.
L’architecte des classiques de l’action et de la science-fiction
Si son nom n’est pas le plus célèbre du grand public, l’empreinte de William H. Wisher Jr. sur la pop culture est colossale. Aux côtés de son ami d’enfance, le réalisateur James Cameron, il a totalement redéfini les codes du film de science-fiction et d’action. En 1984, la sortie de Terminator crée un véritable séisme cinématographique, une révolution narrative et visuelle qui sera surpassée en 1991 avec le triomphe de Terminator 2 : Le Jugement dernier.
L’imagination fertile de William H. Wisher Jr. ne s’est cependant pas limitée aux cyborgs venus du futur. Auteur prolifique, il a mis son talent au service de nombreux autres succès au fil des décennies. Il a notamment plongé dans la dystopie avec Judge Dredd (1995), exploré l’aventure historique avec Le 13e Guerrier (1999) et s’est aventuré dans l’horreur avec L’Exorciste : Le commencement (2004) et Dominion : Préquelle de l’Exorciste (2005). Il a également su relancer des franchises d’action musclées comme Die Hard 4 : Retour en enfer en 2007, et a apporté sa contribution à des œuvres horrifiques contemporaines telles que Ça en 2016. Avec son départ, Hollywood perd un véritable artisan du divertissement à grand spectacle.












































