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Le tabac de contrefaçon fait perdre dix milliards de dollars/an à l’Afrique subsaharienne

Le commerce illicite de produits du tabac fait perdre près de dix milliards de dollars par an aux administrations fiscales en Afrique subsaharienne, selon le nouveau rapport de la Banque mondiale sur l’impact du commerce illicite de tabac sur les pays à travers le monde. Selon l’institution financière, la croissance de la population jeune, les taxes d’accise minimales imposées et la faiblesse des structures gouvernementales sont autant de facteurs qui font du continent, une zone stratégique pour les acteurs de la contrefaçon du tabac. La part du trafic illicite de cigarettes dans le marché du tabac va de 41 % au Cameroun à
38 % en éthiopie et descend à 25 % dans des pays comme le Nigeria, l’Afrique du Sud et la Zambie. Globalement d’après l’Organisation, 43 milliards de tiges de cigarettes illégales circulent chaque année sur le marché en Afrique subsaharienne. à l’échelle mondiale, les pertes en recettes fiscales liées au tabac illégal ont été estimées entre 40 et 50 milliards de dollars, ce qui représente l’équivalent de 10% de la valeur de consommation mondiale de cigarettes.

Les deux tiers des glaciers de l’Himalaya pourraient fondre d’ici la fin du siècle
Plus de 350 chercheurs et experts, ont affirmé que les deux tiers des glaciers de l’Himalaya et de l’Hindou Kouch pourraient fondre d’ici à la fin du siècle si la planète restait sur la même trajectoire d’émissions de gaz à effet de serre, risquant de déstabiliser les grands fleuves d’Asie. S’étendant sur
3 500 kilomètres de l’Afghanistan à la Birmanie, la région montagneuse de l’Hindou-Kouch-Himalaya (HKH) est qualifiée de «troisième pôle» par les scientifiques pour ses gigantesques réserves de glace. Celles-ci alimentent dix cours d’eau majeurs d’Asie, du Gange au Mékong en passant par le fleuve Jaune, le long desquels sont structurés des bassins de populations. Selon une vaste étude rendue publique lundi, à laquelle ont participé ces chercheurs et experts, et dirigée par l’International Centre for Integrated Moutain Development (ICIMOD), une organisation intergouvernementale établie à Katmandou (Népal), le réchauffement climatique menace les glaciers en altitude de cette ligne montagneuse qui compte les plus hauts sommets du monde comme l’Everest et le K2. «C’est la crise climatique dont vous n’avez pas entendu parler», a déclaré le responsable du rapport Philippus Wester, de l’ICIMOD, cité dans le communiqué de presse. Même si les nations de la planète parvenaient à contenir le réchauffement climatique du globe à +1,5 C par rapport à l’ère préindustrielle d’ici à 2100, la cible basse de l’accord de Paris sur le climat de 2015, l’Hindou-Kouch-Himalaya perdrait tout de même un tiers de ses glaciers. Une fonte qui ne sera pas sans conséquence pour les 250 millions d’habitants de ces montagnes et les 1,65 milliard d’autres qui vivent dans les bassins fluviaux en aval. «Le réchauffement climatique est en passe de transformer les pics montagneux couverts de glaciers de l’HKH à travers huit pays en roches nues en moins d’un siècle. Les conséquences pour les peuples de la région, déjà l’une des régions de montagnes les plus fragiles et à risques du monde, iront d’une aggravation de la pollution de l’air à une augmentation des événements climatiques extrêmes», a mis en garde M. Wester.

Tunisie : le président Caïd Essebsi décide de prolonger l’état d’urgence d’un mois
Le chef d’état tunisien, Béji Caïd Essebsi, a décidé de prolonger l’état d’urgence d’un mois supplémentaire à compter du mardi 5 février, a indiqué la présidence de la République tunisienne. Selon la même source, cette mesure intervient après concertation avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et le président de l’Assemblée des représentants du peuple (Parlement), Mohamed Encaqueur, au sujet des questions liées à la sûreté nationale. Le prolongement de l’état d’urgence a été décrété à maintes reprises depuis 2015 : le 4 janvier dernier, rappelle-t-on, le président Caïd Essebsi avait décidé de prolonger l’état d’urgence d’un mois, du 6 janvier au 4 février 2019. Pour la première fois, l’état d’urgence fut décidé le 24 novembre 2015, suite à l’attaque terroriste contre un bus de la garde présidentielle faisant treize morts et plusieurs blessés. La nouvelle Constitution tunisienne (approuvée en 2014) stipule, à l’article 80, que le président de la République «peut, en cas de danger imminent pour l’entité de la patrie et pour la sécurité et l’indépendance du pays, être habilité à prendre les mesures requises pour pareille situation exceptionnelle». De plus, le président de l’Assemblée des représentants du peuple ainsi que le chef du gouvernement doivent être consultés là-dessus tout en informant le président de la Cour constitutionnelle: le tout annoncé dans une déclaration à la population, prévoit encore la Constitution tunisienne.

Allemagne : La compagnie aérienne Germania dépose le bilan et annule ses vols
La compagnie aérienne allemande Germania a déposé le bilan et annoncé mardi, sur son site internet l’annulation de tous les vols qu’elle prévoyait. Cette compagnie à bas coût, avec 37 appareils dans sa flotte et Berlin comme siège, desservait principalement depuis l’Allemagne et la Suisse des destinations touristiques autour de la Méditerranée et au Moyen-Orient. Elle avait aussi misé en France sur des départs depuis Toulouse, ainsi que sur les aéroports de Stockholm-Arlanda et London-Gatwick. Elle transportait ainsi plus de quatre millions de passagers annuels. L’entreprise a dit ne pas avoir pu réunir les financements nécessaires pour «couvrir un besoin à court terme en liquidités». «Notre seule possibilité était de nous déclarer insolvables. C’est bien sûr l’incidence qu’aura cette décision sur nos salariés que nous regrettons le plus», a écrit le directeur général Karsten Balke. Il a également présenté ses excuses aux passagers qui avaient acheté un billet. Ceux qui l’avaient acheté auprès d’un autre voyagiste, au sein d’une formule comprenant vol et hébergement, «peuvent contacter leur tour-opérateur afin d’organiser un autre transport», a expliqué Germania. «Pour les passagers qui ont réservé directement avec Germania, il n’y a malheureusement pas de droit à un transport de substitution».

Découverte d’un dinosaure se défendant avec ses épines en Argentine
Une nouvelle espèce de dinosaure herbivore, dotée d’épines défensives le long de la colonne vertébrale, a été découverte en Patagonie, dans le sud de l’Argentine, a annoncé lundi, un chercheur argentin. Baptisé Bajadasaurus pronuspinax, de la famille des dicraeosauridés, il vivait il y a 140 millions d’années dans une région d’Argentine où les découvertes de dinosaures sont fréquentes, comme celle du Giganotosaurus Carolinii, en 1993, considéré comme le plus gros carnivore de tous les temps. «Nous pensons que les épines, extrêmement longues, fines et pointues, dans le dos et le cou du Bajadasaurus et du Amargasaurus cazaui (une autre espèce de dicraeosauridés), devaient servir à dissuader de possibles prédateurs», a déclaré Pablo Gallina, chercheur du Conicet (le CNRS argentin) et de la Fondation Félix de Azara de l’Université Maimonides de Buenos Aires. La découverte a été publiée dans la revue scientifique Nature. Une reconstitution de l’animal préhistorique est exposée au Centre culturel de la science à Buenos Aires. D’après le paléontologue, les épines devaient être protégées par une corne ou de la peau pour ne pas se casser.

Chiffre du jour : 1 000

Quelque 1 011 cas de grippe porcine (H1N1) ont été signalés dans divers hôpitaux de la capitale indienne jusqu’à dimanche, selon le dernier bilan publié lundi, par le gouvernement. Bien que les données gouvernementales ne rapportent pas le nombre de décès dus au virus H1N1, certains hôpitaux de la capitale affirment que dix-huit personnes ont trouvé la mort à Delhi depuis le début de l’année à cause du virus H1N1. En 2018, seuls 205 cas de grippe H1N1 et deux décès ont été signalés à Delhi. Le gouvernement de Delhi a ordonné à tous ses hôpitaux d’effectuer les achats des équipements de logistique nécessaires pour assurer un approvisionnement continu en médicaments et vaccins. «Tous les hôpitaux publics doivent disposer de la logistique nécessaire à la gestion de grippe saisonnière H1N1», a déclaré le gouvernement dans un communiqué.