Slimane

Le rapatriement des ossements de Slimane Azem en bonne voie

Le rapatriement des ossements du chanteur kabyle Slimane Azem est sur la bonne voie, a-t-on appris auprès de la Fondation de Slimane-Azem et des jeunes de son village, Agouni Gueghrane en Kabylie. L’annonce coïncide avec la célébration du 102ème anniversaire de sa naissance, le 10 septembre 1918. Mort en France en exil à l’âge de 64 ans, en 1983, ce poète qui était aussi auteur et compositeur n’avait pas pu exaucer son dernier vœu, revoir son village natal. Il a été exilé au temps du président Houari Boumediene en raison de ses chansons engagées. Ses chansons étaient interdites de diffusion à la radio et à la télévision algériennes. Il avait formé un duo original avec l’autre grand chanteur kabyle, Noureddine Meziane dit Cheikh Noureddine. Ils avaient produit plusieurs albums dans les années 1980, consacrant notamment plusieurs de leurs chansons à l’émigration. Selon ses proches, il leur a toujours demandé de lui ramener en France des produits de Kabylie, notamment les figues sèches et l’huile d’olive. Peu avant sa mort, il avait demandé qu’on lui ramène une poignée de terre de son village qu’il avait gardé jalousement dans un pot. En ce sens, sa chanson « l’Algérie mon beau pays » illustre toute la frustration du regretté Slimane Azem, mort sans revoir son pays. Dans cette chanson, il raconte sa séparation avec l’Algérie qu’il a aimée jusqu’à sa mort.

Le dossier de Khalida Toumi transmis au tribunal de Sidi M’hamed
La défense de l’ex-ministre de la Culture, Khalida Toumi, a fait savoir que le dossier de cette dernière a été transmis au pôle économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed d’Alger, pour l’ouverture d’une instruction autour des chefs d’inculpation « dilapidation de deniers publics, octroi d’indus privilèges et abus de fonction ». « Le dossier de Khalida Toumi a atterri au tribunal de Sidi M’hamed exactement le 10 septembre, mais depuis, nous n’avons aucune nouvelle de l’état d’avancement de l’instruction. La concernée n’a pas encore été auditionnée sur le fond de l’affaire », a déclaré son avocat Boudjemaâ Ghechir au journal Liberté. Le même journal explique que « cette décision a été prise par le président de la Cour suprême à la suite des modifications apportées fin août au code de procédure pénale concernant le privilège de juridiction. » À ce propos, ajoute la même source : « L’article 573 dudit texte stipule, en effet, que la procédure concernant un membre du gouvernement, un magistrat ou un wali susceptible d’être inculpé d’un crime ou d’un délit dans l’exercice de ses fonctions est déclenchée à la Cour suprême, mais par la suite, le président de cette juridiction désigne un autre tribunal pour instruire l’affaire. » Incarcérée depuis début novembre 2019, sa demande de remise en liberté a été rejetée le 5 août dernier par la chambre d’accusation près la Cour suprême. L’ancienne ministre estime que son maintien en détention préventive est « illégal ».

Emin Auto et JAC premiers candidats
Quelques jours après la publication des cahiers des charges relatifs à la fabrication automobile et à l’importation de véhicules neufs, le géant chinois JAC et son partenaire algérien Emin Auto viennent d’officialiser leur candidature en déposant un dossier pour l’obtention des agréments y afférents auprès du ministère de l’Industrie. Une première annonce qui met ainsi fin au mystère entretenu autour des futurs opérateurs dans le domaine. En sa qualité de première marque officiellement en course, le constructeur étatique chinois entend ainsi marquer tout l’intérêt accordé par son gouvernement au développement d’une véritable industrie automobile en Algérie, et renouveler aussi sa confiance en son partenaire historique, la société Emin Auto, à travers un protocole de représentation exclusive (concession) de 6 années.
Un soutien et une volonté déjà exprimés en diverses occasions par l’ambassadeur de Chine. Mais, encore une fois, le tâtonnement et le manque de préparation sont au rendez-vous, semant la confusion dans la procédure de dépôt des dossiers. Annoncée et préparée depuis bientôt une année, la publication de ces cahiers des charges fait, toutefois, l’objet d’imprécisions et d’hésitations au moment de leur entrée en vigueur. Particulièrement, la phase d’accueil et de réception des investisseurs. Et pour cause, il leur est clairement refusé la délivrance du fameux récépissé qui détermine, selon l’article 10 de ce même texte, un délai maximal de 30 jours d’attente avant l’obtention de l’autorisation provisoire.

Les accusations de Bill Gates
Le milliardaire Bill Gates a suggéré que la décision de fermer les frontières américaines suite au déclenchement de l’épidémie en Chine a pu contribuer à la propagation plus rapide du Covid-19 dans le pays car il n’y avait pas la possibilité «de tester les voyageurs venant de Chine et de les mettre en quarantaine», a-t-il déclaré à Fox News. Le fondateur de Microsoft a estimé sur Fox News que Donald Trump aurait stimulé la propagation de l’épidémie dans son pays en interdisant les voyages. Selon lui, la fermeture des frontières le 31 mars a engendré une «ruée», les autorités n’ayant pas «la capacité de tester et de mettre ces personnes [voyageurs qui venaient de Chine] en quarantaine». La vague épidémique de la côte ouest a été déclenchée par des cas de contamination en provenance de Chine, a expliqué le milliardaire, alors que celle de la côte est par des personnes infectées arrivées d’Europe. «Les choix que nous et nos dirigeants faisons maintenant auront un impact énorme sur la rapidité avec laquelle le nombre de cas commencera à baisser, combien de temps l’économie restera fermée et combien d’Américains devront enterrer un être cher à cause du Covid-19», a-t-il conclu.

L’Algérie se prépare à importer du blé russe
Le gouvernement algérien a donné son aval. Le cahier des charges pour les importations de blé en Algérie est revu à la baisse pour les origines de la mer Noire. La tolérance de grains piqués ou punaisés dans les cargaisons est relevée à 0,5% contre 0,2% maximum auparavant. C’était le principal frein aux achats de blé russe ou ukrainien par l’Office algérien des céréales. Et c’est une révolution dans la politique d’achat de l’Algérie. Premier client du blé français, elle accueillait généralement un tiers à la moitié des exportations françaises hors d’Europe. Mais il se trouve que cette année, la France n’a pas beaucoup de blé à vendre après la mauvaise récolte de cet été. L’Hexagone préservant au maximum son marché intérieur, les exportations devraient, selon FranceAgrimer, chuter de 13% vers l’Europe et de 51% vers les pays tiers. Une bonne partie est déjà commandée par la Chine. Les ventes à l’Algérie pourraient passer de 5 millions de tonnes lors de la dernière campagne à moins de 2 millions de tonnes sur la campagne en cours.

Mis aux poings
« Il m’appartient d’indiquer en cette occasion, alors que nous nous approchons d’une échéance électorale capitale, à savoir le référendum populaire sur le projet de la nouvelle Constitution, prévu pour le 1er novembre prochain, que ce rendez-vous électoral constitue une étape cruciale dans le processus visant à tracer les repères du nouvel Etat algérien, comme l’a promis le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, lors de sa campagne électorale », Saïd Chanegriha, Chef d’État-major de l’Armée nationale populaire.

Le dernier mot reviendra au peuple algérien qui, assurément, saura séparer le bon grain de l’ivraie.

« L’élection présidentielle du 12 décembre dernier a été la première épreuve de l’ANIE, qui lui a permis par la suite d’acquérir une expérience dans les divers aspects du processus électoral », Mohamed Charfi, président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).

L’épreuve que voici, première du nom, avec toutes les preuves voulues, s’est avérée particulièrement concluante.