CONSEIL

LE PROJET DE LOI ÉLECTORALE ADOPTÉ EN CONSEIL DES MINISTRES : Le Président veut en finir avec la « chkara » 

Comme il fallait s’y attendre, le projet de loi portant révision du régime électoral a été examiné, hier, en Conseil des ministres, réuni sous la férule du président Tebboune. En conséquence de quoi, le texte va instaurer de nouvelles mœurs électorales sur la scène nationale a été approuvé. En effet, engagement parmi tant d’autres dans son programme de réforme politique, le chef de l’État a fait de la moralisation de vie publique et politique son dada lors de sa campagne électorale pour la présidentielle de 2019. Ainsi, après avoir écouté le ministre de la Justice qui lui a présenté les termes du projet, le chef de l’État a rappelé les motivations qui ont présidé à ce texte, et de-là les objectifs qui lui sont fixés. Preuve en est, au-delà de recadrer le processus sur le plan juridique, le texte vise avant tout à bannir l’argent sale dans le financement des campagnes électorales. Il n’y a qu’à se rappeler les législatives de 2017 émaillés de scandales d’achat de sièges à coups de milliards de centimes pour réaliser l’étendue de la « chkara » comme pratique de l’ancien régime. Et les instructions du chef de l’État, adressées après l’adoption du projet, étaient dans le sens de l’assainissement du paysage électoral des pratiques de corruption. En outre, le principe de l’égalité des chances entres candidats qui doit prévaloir dans les échéances électorales. Le Président a aussi ordonné de recourir impérativement aux Commissaires aux comptes et Comptables pour un contrôle minutieux et rigoureux des sources de financement des candidats en course. Egalement, sur le chapitre de la moralisation du discours de campagne, bannir toute exploitation de la situation de détresse des citoyens à des fins électoralistes, dont les candidats véreux en sont responsables. Un quota de 50% dans les listes réservé aux jeunes Quant à l’intégration des jeunes dans les listes électorales, le chef de l’État a décidé d’en promouvoir davantage l’accès à la moitié au lieu du tiers prévu précédemment. Au titre du critère de compétence, le quota réservé aux jeunes universitaires sur les listes électorales est également porté au tiers. Comme le chef de l’Etat a insisté sur la parité hommes-femmes dans la course électorale et l’abrogation de fait du système des quotas. Par ailleurs, pour ce qui est des 10 nouvelles wilayas promues au Sud, le chef de l’État a ordonné la prise en compte du découpage administratif dans la répartition des sièges aux niveaux des assemblées locales et à l’APN, outre la condition des parrainages en faveur des candidats indépendants et des partis politiques. D’ailleurs, il a demandé à ce que le projet de loi en question soit enrichi davantage avant son réexamen prochain en Conseil des ministres.
Farid Guellil

FONDS DES STARTUPS ET « DJAMAA EL DJAZAÏR »
Tebboune ordonne d’accélérer la mise en service
À l’issue des travaux du Conseil des ministres, le président de la République a donné des instructions fermes à ses subalternes au gouvernement. Notamment pour ce qui est de deux projets dont il est question d’aller vite pour leur mise en service. Primo, le Fonds de financement des Start-up qui, bien qu’il a été lancé en grande pompe par le Premier ministre lui-même, semble ne pas profiter sur le terrain aux jeunes créateurs d’entreprises. Secundo, le chef de l’État, dans une autre instruction, a appelé à la finalisation immédiate des textes juridiques et organisationnels liés au fonctionnement de « Djamaâ El-Djazaïr ». Une injonction qui en dit long sur le souhait du chef de l’État de mettre en service au plus vite la Grande Mosquée d’Alger qu’il considère d’édifice   important  compte tenu de sa «dimension religieuse internationale » lui permettant ainsi de « s’acquitter de ses missions religieuses et spirituelles. »
F. G.

CRUES À CHLEF
Une délégation ministérielle dépêchée sur les lieux
Le président Tebboune a chargé, hier, une délégation ministérielle de se rendre dans la wilaya de Chlef pour s’enquérir de la situation engendrée par les fortes pluies ayant provoqué, dans la nuit de samedi, la crue de l’Oued Meknassa qui a fait sept morts et des dégâts matériels. Lors de la réunion du Conseil des ministres, le chef de l’État et les membres du gouvernement se sont recueillis à la mémoire des victimes de ces rues, tout en présentant leurs sincères condoléances à leurs familles. Ainsi, le Président a chargé, à cette occasion, une délégation ministérielle composée des ministres de l’Intérieur, des Ressources en eau, du Commerce, ainsi que de la Solidarité nationale de se rendre sur les lieux pour s’enquérir de la situation et prendre toutes les mesures qui s’imposent. Pour rappel, de fortes précipitations ont été enregistrées samedi soir à Chlef, provoquant la crue de l’Oued Meknassa, qui a emporté trois véhicules. Le bilan provisoire des services de la Protection civile fait état de sept morts, parmi lesquels deux femmes, trois hommes et deux enfants.
R. N.