SAnhaji

LE PR. KAMEL SANHADJI REFROIDIT LES ESPRITS : « L’Algérie ne vit pas une deuxième vague »

Le professeur Kamel Sanhadji, président de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire, a affirmé, hier, au forum de la Radio algérienne, que la recrudescence des contaminations par la Covid-19 en Algérie et qui a enregistré 670 cas dimanche, ne représente pas une deuxième vague de la pandémie. Toutefois, vigilance oblige, il a appelé au respect strict des mesures de prévention afin de ralentir la propagation de ce virus. Apportant son point de vue sur ce que tous les professionnels de la santé ont appelé une « seconde vague » de la pandémie, le Professeur Sanhadji argumente : «  Je ne suis pas d’accord avec cela, ce qu’on vit aujourd’hui ne représente pas une deuxième vague du Coronavirus » « c’est faux ! »corrige-t-il, en argumentant «  pour qu’il y ait une seconde vague il faudrait que le virus se développe en prenant de nouvelles gènes » explique-t-il son point de vue d’une manière scientifique,
« du coup dès que la personne est atteinte par le virus, une seconde fois, et disant que c’est une 2ème vague son système humanitaire défendra d’une autre façon en le prenant pour un nouveau virus avec de nouvelles formes », poursuivant « et selon les études, le virus n’a pas connu ces changements ». Par ailleurs, et comme la plupart des expert et professionnels du domaine, le Pr Sanhadji dit que le rebond enregistré ces dernières semaines et bien évidemment relatif au relâchement des mesures de prévention contre la propagation du virus chez les citoyens, notamment avec le retour graduel à la vie normale après la reprise des activités économiques, la rentrée scolaire et sociale. Cependant le président de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire a appelé les citoyens à une prise de conscience individuelle et de responsabilité, tout en rappelant le rôle des autorités à travers l’application de la loi contre les contrevenants, proposant au passage de baisser l’amende de 10. 00 à 3 000 DA. De son côté le professeur Ryad Mahyaoui a souligné, lors de son passage à la Chaîne3, que cette recrudescence était
« lente, mais plus grave que la première vague du virus », faisant savoir que seulement 20% des malades contaminés étaient admis dans les hôpitaux, tandis que 80%, testés positifs, rentraient chez eux «à cause de la saturation les établissements sanitaires », a-t-il expliqué. Pr Mahyaoui, à l’instar de ses pairs du Comité ainsi que nombre de responsables de l’État, du reste, met à l’index un relâchement fatal des mesures de prévention contre la propagation de la Covid-19 par la population. Précisément, il a pointé les rassemblements festifs familiaux et autres rassemblements de tout ordre. Dans cette veine, il ira jusqu’à dire qu’un tel manquement «peut être considéré comme participation à un crime», appelant à une prise de conscience collective et des sanctions fermes contre les réfractaires à l’application des mesures de prévention, notamment le port du masque et le respect du confinement.
S. Oubraham