À l’occasion de la journée de l’enfance qui sera célébrée aujourd’hui, comme le 1er juin de chaque année, la cheffe d’études à la direction de l’enfance de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance (ONPPE), Aïda Mecheri, a insisté sur la création d’un environnement cadre englobant tous les professionnels activant autour de la problématique de l’enfant.
S’exprimant lors de son passage dans l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, Mme. Mecheri a déclaré, « Aujourd’hui, parler de tout ça dans un environnement cadre qui englobe tous les professionnels qui travaillent autour de la problématique de l’enfant devient une nécessité. Un arrêt important pour qu’on puisse tout simplement dire que chaque enfant ouvre droit à la protection, à l’éducation, à la santé, à la participation, à un environnement sûr qui lui permet de s’épanouir le plus normalement possible, et ce, à l’instar de tous les enfants à travers le monde ».
Tissemsilt élue pour les festivités nationales
Évoquant les festivités organisées cette année à partir de la wilaya de Tissemsilt, la responsable a indiqué que, l’ONPPE a opté pour cette wilaya afin de rencontrer les professionnels locaux, voir le degré de réalisations, ainsi qu’avoir un état des lieux précis sur les activités réelles avec les enfants. « Changer de wilaya chaque année nous permet de voir les spécificités de chaque région du pays. Ça nous permet également de travailler, de renforcer les liens, d’actualiser les données et les connaissances », a-t-elle indiqué. Revenant sur le numéro vert « 1111 », mis à la disposition des citoyens en 2018 pour signaler des cas d’atteinte aux droits de l’enfant, l’invitée de la Chaîne 3 s’est félicitée du travail accompli grâce à ce numéro, désormais connu par les enfants et la société. Ajoutant également que « ce numéro n’est pas utilisé que par les enfants, mais qu’énormément de parents, dans des situations complexes comme les divorces ou les disparitions, appellent pour avoir de l’aide, des détails ou bien des informations sur la garde des enfants ou la kafala ». De plus, Mme Mecheri a tenu à souligner « la belle expérience et le travail accompli avec le ministère de l’Éducation nationale autour de la protection des enfants dans le milieu scolaire à travers les signalements des enfants qui consomment de la drogue pour les protéger de ce fléau ».
Les cybermenaces et les usages malveillants de l’IA, nouveau front de lutte
Interrogée sur le cyber harcèlement, une pratique très dangereuse qui prend de plus en plus d’ampleur notamment avec l’utilisation, parfois abusive et non contrôlée, des outils technologiques modernes et des réseaux sociaux, l’intervenante s’est félicitée de la création d’une cellule de veille cybernétique au niveau de l’ONPPE qui œuvre à protéger les enfants des cybermenaces. En outre, elle a insisté sur « la nécessité de mettre en garde les enfants et les parents sur les dangers qui peuvent émaner des différentes intelligences artificielles et de leur utilisation malveillante par les prédateurs, qui arrivent à changer de voix et de visage pour tromper, harceler et menacer des enfants ».
L. Zeggane












































