Les tensions dans le sud-Liban ont connu une nouvelle intensification, marquée par une multiplication des frappes sionistes, suivies d’une série d’opérations revendiquées par la résistance libanaise contre des positions militaires sionistes dans les zones frontalières et au nord de la Palestine occupée.
Au Liban, les forces sionistes ont mené, hier, plusieurs raids aériens et frappes de drones visant différentes localités du sud du pays, dans un contexte de poursuite de leur campagne militaire malgré les appels répétés au respect des engagements de désescalade. Selon des sources locales, les frappes ont touché plusieurs villages situés dans la ville de Nabatiyé et de Tyr, deux zones régulièrement ciblées depuis l’escalade du conflit. Parmi les localités visées figurent Choukin, Nabatiyé al-Fawqa, Kfar Rumman, ainsi que les hauteurs d’Ali al-Taher. Des bombardements ont également été signalés sur la zone de Qsaybeh, ainsi qu’entre les localités de Debbine et Blat. Dans le même contexte, des avions de chasse sionistes ont mené des frappes sur Deir Qanoun el-Nahr et Majdal Zoun dans le district de Tyr, étendant ainsi la zone d’action militaire à plusieurs axes du sud libanais. Ces opérations s’inscrivent dans une campagne plus large que les autorités libanaises considèrent comme une violation continue du cessez-le-feu annoncé ces derniers mois. Malgré les engagements internationaux, les attaques aériennes et les tirs d’artillerie se poursuivent, affectant des zones rurales et résidentielles. Le bilan humain global au Liban depuis le début de l’escalade demeure lourd. Selon les chiffres du ministère libanais de la Santé, le conflit a fait 3 371 martyrs et plus de 10 129 blessés, un nombre qui continue d’augmenter au fil des frappes et des affrontements. Les attaques sionistes ne se limitent pas aux zones frontalières immédiates. Plusieurs villages de l’intérieur des districts du sud ont également été touchés, ce qui contribue à un déplacement continu des populations civiles. Des infrastructures civiles et des zones agricoles auraient été endommagées, aggravant une situation humanitaire déjà fragile. Les habitants des régions ciblées font état de difficultés d’accès aux services de base, tandis que les mouvements de population vers des zones plus sûres se multiplient. Par ailleurs, la présence continue de drones militaires dans le ciel du sud du Liban accentue le climat de tension permanente. Ces appareils effectuent des survols réguliers, parfois accompagnés de frappes ciblées, selon des sources locales.
Riposte de la résistance libanaise
En réponse à ces frappes, la résistance au Liban, a annoncé une série d’opérations militaires visant des positions et des équipements de l’armée sioniste le long de la frontière sud et dans le nord de la Palestine occupée. Selon ses communiqués, plusieurs attaques ont été menées contre des rassemblements de soldats et de véhicules militaires sionistes dans les zones de Biyadé et de Yohmor al-Chaqif. Des tirs de missiles guidés ont également été utilisés contre des chars de type Merkava, avec des impacts directs revendiqués. La résistance affirme avoir ciblé des concentrations de troupes sionistes dans les environs de Debbine, où une embuscade aurait été tendue à une unité sioniste. Selon ces déclarations, une explosion aurait été déclenchée contre une force avançant vers les abords du village, suivie d’affrontements armés à moyenne et courte portée, contraignant les unités israéliennes à se replier.
Utilisation accrue des drones et opérations combinées
L’un des développements notables de cette phase du conflit réside dans l’utilisation accrue de drones explosifs par la résistance libanaise. Plusieurs opérations auraient été menées à l’aide de drones de type “Aababil”, ciblant des véhicules militaires sionistes, notamment des bulldozers blindés et des chars Merkava. Des attaques ont également visé des positions militaires sionistes dans des zones proches de la frontière, avec des frappes signalées contre des infrastructures militaires à Nahariya, ainsi que des bases situées dans la région de Naqoura. Dans plusieurs cas, les opérations ont combiné des tirs de roquettes et l’usage de drones suicides, illustrant une évolution des tactiques militaires employées sur ce front.
Réactions sionistes et pertes militaires
Du côté sioniste, les médias militaires ont évoqué des “événements difficiles” dans le nord, faisant état de pertes humaines et de blessés au sein des forces armées. L’armée sioniste a reconnu la mort d’un soldat et la blessure de plusieurs autres à la suite de l’explosion d’un drone chargé d’explosifs dans la zone de Zawtar al-Charkiya, au sud du Liban. Selon des sources militaires sionistes, les drones utilisés par la résistance représentent désormais une menace difficile à contrer. Certains responsables militaires reconnaissent l’absence d’une réponse opérationnelle pleinement efficace face à ce type d’attaques, en particulier lorsque les drones sont utilisés de nuit ou à basse altitude. Des analyses relayées par la presse internationale, notamment le Wall Street Journal, soulignent que l’utilisation de drones par la résistance libanaise a surpris les forces israéliennes, qui peinent à adapter leurs systèmes de défense à cette nouvelle forme de guerre.
Intensification des combats autour des zones frontalières
Les combats se concentrent particulièrement autour de plusieurs localités stratégiques du sud du Liban, notamment Yohmor al-Chaqif, Debbine et Zawtar. La résistance affirme y mener des opérations continues visant à empêcher toute avancée terrestre sioniste. Les forces sionistes, de leur côté, auraient tenté de progresser vers certains points stratégiques, notamment des hauteurs dominantes, mais se heurtent à des attaques répétées et à des embuscades. Dans la zone de Qalaat al-Chaqif, une forteresse historique située sur un point élevé dominant la région, des mouvements militaires israéliens ont été signalés. Selon des sources sur le terrain, cette progression reste exposée aux tirs de la résistance, qui continue de cibler les axes d’approche.
Extension des tensions vers la Cisjordanie
Parallèlement au front libanais, des médias sionistes rapportent une extension des préoccupations sécuritaires vers la Cisjordanie occupée. Des centaines de drones y auraient été repérés, selon la chaîne i24NEWS, ce qui a conduit l’armée israélienne à renforcer son niveau d’alerte. L’armée craint que ces appareils puissent atteindre des zones densément peuplées, y compris des colonies et des régions du centre des territoires palestiniens occupées.
Un incident survenu près de Ramallah, où des soldats auraient ouvert le feu sur un appareil civil confondu avec un drone, illustre la tension et la confusion croissante sur le terrain. La situation actuelle met en évidence une escalade simultanée sur plusieurs fronts, entre le sud du Liban et les territoires palestiniens occupés. L’intensification des frappes sionistes est suivie de ripostes régulières de la résistance libanaise, créant un cycle d’actions et de représailles difficile à contenir.
Les pertes humaines, les destructions matérielles et l’extension géographique des affrontements témoignent d’une dynamique de guerre prolongée, sans perspective immédiate de désescalade. Dans ce contexte, les analystes estiment que l’usage croissant des drones et des opérations hybrides pourrait continuer à redéfinir les modes de confrontation dans la région, notamment entre Israël et les mouvements de résistance actifs au Liban et à ses frontières.
M. Seghilani












































