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LAMAMRA EN MISSIONNAIRE DU PRÉSIDENT TEBBOUNE À KIGALI : Plaidoyer pour une action africaine commune

Reconvertie dans une nouvelle stratégie basée sur l’action proactive et la vision prospective, la diplomatie algérienne reprend son bâton de pèlerin dans le cadre de son redéploiement sur le continent.

Dans la foulée, Ramtane Lamamara, arrivé vendredi à Kigali comme missionnaire du président Tebboune, a plaidé auprès du chef d’Etat du Rwanda, pour une action africaine commune face aux nouveaux défis géostratégiques. En effet, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, a remis, hier, à Kigali, un message du président Tebboune à son homologue rwandais, Paul Kagame, selon un communiqué du département des AE. « À cette occasion, le ministre Lamamra a remis au président rwandais un message écrit de son frère le président Abdelmadjid Tebboune réaffirmant sa volonté de poursuivre de concert avec lui l’œuvre de consolidation des liens d’amitié, de coopération et de solidarité qui unissent les deux pays », précise le communiqué. De son côté, le président Kagame, « tout en remerciant son frère le président Tebboune pour ses sentiments de solidarité et de fraternité, a exprimé ses meilleurs vœux pour davantage de progrès et de prospérité pour l’Algérie et son peuple à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire du recouvrement de l’indépendance nationale ». L’audience, qui s’est déroulée en présence du ministre rwandais des Affaires étrangères, Vincent Biruta, a « mis en évidence la détermination commune des dirigeants des deux pays à bâtir des relations exemplaires et à apporter conjointement leur contribution pour mettre en œuvre l’agenda continental pour la paix, la sécurité, l’intégration et la prospérité », a-t-on indiqué. À cet égard, les deux parties ont « réaffirmé leur attachement au renforcement de l’action africaine commune à travers la stimulation des cadres de coopération existants et la réunion des conditions nécessaires pour favoriser l’opérationnalisation effective de nouvelles institutions panafricaines dans l’intérêt des peuples du continent », souligne-t-on de même source. Dans l’esprit de leur engagement panafricaniste commun ainsi que de leur attachement au non-alignement, les deux parties ont « échangé les vues sur les voies et moyens susceptibles de prémunir l’Afrique des tensions actuelles dans les relations internationales et du climat de polarisation qui en résulte », a-t-on ajouté. Enfin, il a été notamment souligné « la nécessité pour les pays africains d’œuvrer collectivement pour l’émergence d’un système de gouvernance globale égalitaire et respectueux de la voix de l’Afrique en vue de l’enrichissement des normes et de la coopération internationales pour la paix et le développement universel ».
C’est dire un choix stratégique de l’Algérie quant à la nécessité de mobiliser les pays africains autour des défis communs aux gouvernements pour le bien des populations du continent.
Farid Guellil