Insectuels…

Un constat dur à exprimer, mais on va essayer quand même. Il s’agit d’ex-champions du sport, d’ex-politiciens, d’anciens ténors de la chanson classique ou des belles-lettres. Avec l’âge, on lâche prise et on se recycle dans la vie pour subvenir aux soucis de la vie.
Passé un certain âge, la priorité de faire banco devient une affaire commune, et là, tout le monde fait n’importe quoi pour s’élever dans l’échelle sociale. C’est là qu’on peut observer que des ressorts sont cassés au sein de la société. Un champion olympique recyclé dans le trafic de voitures, un ex-chef de parti vendeur de moutons, un ex-chanteur d’andalou dans une guinguette de pizza-garantita.
évidemment, ce n’est pas répréhensible de faire ces métiers, car chaque métier est noble en lui-même ; le fait blâmable est de changer totalement d’univers pour gagner plus, quitte à sauter du dos de cheval à celui d’un baudet.
Il y a pourtant un standing à respecter, pour soi-même d’abord, pour sa famille et ses enfants. Un intellectuel n’est pas un insecte qui bave au premier limaçon trouvé, il a des espaces propres ; en dehors, il perd toute part en lui-même qui fût un jour estimable.
I. M. A.