Quelques jours après la tenue de l’assemblée générale ayant entériné les bilans moral et financier, le président de la Fédération algérienne de handball, Mourad Bousebt, a pris la parole pour clarifier la situation et apaiser les tensions perceptibles au sein de la discipline. Dans un contexte marqué par certaines interrogations internes, le premier responsable du handball national a opté pour un discours rassembleur, mettant en avant la nécessité de préserver l’unité comme fondement de toute relance durable.
Dès l’entame de son intervention, Bousebt a insisté sur un point qu’il considère essentiel : la cohésion de la famille du handball. Pour lui, les divergences d’opinion, bien que naturelles dans toute organisation, ne doivent en aucun cas fragiliser l’édifice collectif. Il a ainsi appelé l’ensemble des acteurs – dirigeants, entraîneurs, joueurs et partenaires – à dépasser les différends et à se mobiliser autour d’un objectif commun : redorer le blason du handball algérien, en perte de vitesse ces dernières années.
Ce discours intervient à un moment charnière pour la discipline, qui peine à retrouver son lustre d’antan sur la scène africaine et internationale. Longtemps considéré comme l’un des sports collectifs les plus performants du pays, le handball algérien traverse une phase de transition, marquée par des résultats en deçà des attentes et une concurrence de plus en plus relevée. Conscient de cette réalité, Bousebt a affirmé que la relance passera inévitablement par une stabilité institutionnelle et une vision claire à moyen et long terme.
Sur le plan financier, sujet ayant suscité des débats lors de la dernière assemblée générale, le président de la FAHB s’est montré particulièrement serein. Il a assuré que les comptes de l’instance sont équilibrés et que la situation financière actuelle permet d’envisager la mise en œuvre du programme fédéral sans contraintes majeures. Cette déclaration vise à dissiper les inquiétudes exprimées par certains membres, qui avaient émis des réserves quant à la gestion et à la transparence des finances.
Mourad Bousebt n’a d’ailleurs pas caché son étonnement face à ces critiques, rappelant que les bilans présentés ont été validés dans le respect des procédures réglementaires. Selon lui, les interrogations soulevées ne reflètent pas nécessairement la réalité de la situation, mais traduisent plutôt un climat de méfiance qu’il juge injustifié. Il a ainsi invité les membres de la Fédération à faire preuve de confiance et à privilégier une lecture objective des données présentées.
Priorité à la formation des jeunes talents
Au-delà de la question financière, le président de la FAHB a évoqué les grandes lignes de son projet pour le développement du handball en Algérie. Celui-ci repose notamment sur la formation des jeunes talents, la structuration des clubs et le renforcement des compétitions nationales. L’objectif est de bâtir une base solide capable d’alimenter les sélections nationales et de leur permettre de rivaliser à nouveau avec les meilleures équipes du continent.
Il a également souligné l’importance d’améliorer la gouvernance et la communication au sein de la Fédération, afin d’éviter les incompréhensions et de renforcer la transparence. Dans cette optique, il a promis davantage d’échanges avec les différents acteurs du handball, convaincu que le dialogue reste la clé pour instaurer un climat de confiance durable.
En filigrane, cette prise de parole traduit une volonté claire de tourner la page des tensions internes et de se projeter vers l’avenir avec davantage de sérénité. Toutefois, si le discours se veut rassurant, les attentes sur le terrain restent élevées. Les observateurs comme les passionnés espèrent désormais que ces engagements se traduiront par des actions concrètes et des résultats tangibles.
Car au-delà des déclarations, c’est bien la capacité de la Fédération à redynamiser la discipline et à renouer avec le succès qui sera scrutée dans les mois à venir. Le handball algérien, fort de son histoire et de son potentiel, dispose encore des ressources nécessaires pour rebondir. Reste à savoir si l’unité prônée par Mourad Bousebt saura se matérialiser et servir de socle à une véritable renaissance.
H. S.













































