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FLAMBÉE DES PRIX DES VIANDES : Henni accuse le commerçant et ménage l’éleveur

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Le ministre de l’Agriculture Abdelhafid Henni a reconnu l’existence d’un abattage aléatoire de brebis précisant que le pays était loin de couvrir les besoins du marché national de viandes, à cause de certaines pratiques de commerçants. « Certains commerçants possédaient un troupeau de 50 têtes et les réservaient à l’Aïd et vendaient les brebis ». Affirmant concernant la flambée des prix des viandes, « l’éleveur n’est pas responsable de la spéculation sur le marché de la viande et du mouton, accusant ainsi les commerçants ». En poursuivant « pour protéger les éleveurs, nous avons pris la mesure de fournir du fourrage à partir du mois d’octobre, à condition que son utilisation ne soit pas aléatoire ». Le ministre espère qu’après deux ans au maximum, la filière des viandes rouges et blanches connaîtra une stabilité des prix. Par ailleurs, et afin de lutter contre l’abattage illicite du cheptel femelle pour préserver et valoriser la filière de l’élevage, Henni a installé un comité sectoriel chargé d’élaborer et de suivre la mise en œuvre du Plan national de protection et de développement des cheptels (ovins, caprins, chameaux, chevaux). Ce dernier est chargé de la mise à jour des statistiques, qui permettent de déterminer la taille et la qualité du cheptel, en fournissant des données afin d’élaborer un plan pour son développement, avec des données concernant la nutrition, qui permettra d’assurer un approvisionnement continu en orge tout au long de l’année pour l’ensemble du cheptel. Dans ce cadre, le département de l’Agriculture reçoit régulièrement des rapports sur l’ampleur prise par l’abattage des femelles du cheptel algérien. Parallèlement, ce comité vise à préserver les troupeaux et les races et à les développer en quantité et en qualité en améliorant la qualité des troupeaux et en favorisant la durabilité environnementale dans les zones pastorales. Il convient de souligner que ce comité est composé de représentants de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), des représentants des professions et partenaires, du secrétaire général de la Chambre nationale de l’agriculture, des cadres centraux, des directeurs des instituts scientifiques et de recherche sous tutelle, des directeurs généraux des institutions économiques et bureaux concernés. Le ministère de l’Agriculture a également indiqué que cette mesure montre le rôle central de tous les instituts de recherche sous tutelle. Par leurs contributions scientifiques et techniques à l’élaboration et à la mise en œuvre de ce plan national. Ce comité va s’élargir en incluant des représentants des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la Formation et de l’Enseignement professionnels et de l’Industrie.
Sarah O.

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