En réaction aux informations sur la sur-taxation des documents biométriques : À Alger, les guichets sont pris d’assaut

Les mairies de la capitale Alger, ont vu, depuis dimanche, débarquer de plus en plus d’hommes et de femmes, venant parfois d’autres municipalités.

Face à cela, c’est la course aux premières places devant les guichets des documents biométriques, pour s’épargner dès maintenant les dépenses des futurs sur-taxations sur les documents biométriques, le sujet sensible qui fait l’actualité. Cette assertion se voit conforté par les propos recueillis, au niveau des guichets biométriques à savoir celles du centre d’Alger, et de Kouba.
En effet, au niveau des services des documents biométriques de plusieurs mairies de la wilaya d’Alger, nous avons constatés que les citoyens préfèrent venir dans la matinée. Car ils ont plus d’énergie pour se déplacer et de se préparer à faire plus d’efforts, en raison du fort engouement que crée le flux en continue! Puisque, selon l’explication d’une employée au niveau du guichet biométrique de la mairie de Kouba, le service se voit pris d’assaut par d’autres citoyens qui viennent pour déposer et se renseigner sur la procédure de dépôt afin d’obtenir des documents biométriques, durant toute la journée.
En fait, le pire est encore à relever. Car, notre périple nous a mené précisément à la mairie d’Alger centre. À notre entrée, nous avons croisé Saïd, un jeune étudiant, qui a récupérer son passeport de 28 pages. « Il fallait parfois employer les coudes», dit un jeune qui n’a pas caché sa joie et sa satisfaction d’avoir réussi son parcours.
Pour rappel, le premier ministre Ahmed Ouyahia a intervenu il y a quelques jours pour justifier et expliquer que le passage à la biométrie dans le pays a naturellement fait augmenté les tarifs. Ces nouveaux tarifs de délivrance des documents électroniques introduits dans la Loi de finances complémentaire pour l’année 2018, jugé de sensible, se situeront respectivement à 2 500 DA, pour la carte nationale d’identité biométrique électronique, qui est actuellement délivré à 2 000 DA, Concernant le passeport biométrique électronique, son coût en vigueur est de 6 000 DA pour le modèle de 28 pages et sera délivré pour 10 000 DA, tandis que pour le modèle de 48 pages, son coût actuel est de 12 000 DA et sera délivré pour 50 000 DA.
Mais, si Saïd, est venu pour prévoir une épargne de 4000 DA, d’autres citoyens tentent d’économiser d’autres sommes plus importantes, notamment les dépoteurs à revenue faible.
En effet, puisque le temps presse pour Khadidja, une maman de trois enfants, accompagnée de sa nièce rencontrée sur place.
En s’appuyant sur l’adage populaire qui dit qu’«un homme averti en vaut deux», notre interlocutrice a indiqué qu’«elle économisera les coûts de deux documents qui y seront nécessaires voire obligatoires, d’ici l’année prochaine. «D’abord, je me suis renseigné, avant de réfléchir par la suite à prendre l’avance, et ainsi, épargné l’argent de la carte nationale, de son fils et de ma nièce, dont un seul document de chacun sera livré à 2500, d’ici, l’entrée en vigueur du projet. Car, ils devront tout les deux passer leur BEM l’année prochaine». Enfin nous avons rencontré Karim, un père de famille, qui pointe les problèmes répétitifs par le manque de communication entre ces départements du gouvernement.
À noter, à ce propos, que le ministre de l’intérieur Noureddine Bedoui, est intervenu il y a deux jours, pour apporter un cinglant démenti à ce qui a été avancé par le premier ministre Ouyahia. Le ministre de l’Intérieur, a précisé que les nouveaux tarifs de délivrance des documents électroniques « sont toujours au stade de l’examen et d’étude» « ajoutant que son département, s’attèle à la présentation de toutes ces données et à l’examen de l’ensemble des propositions en collaboration avec le ministère des Finances au niveau du gouvernement ».
Mohamed Amrouni