Développement de l’industrie automobile : des intentions et des attentes

Déterminé à réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures, le gouvernement mise sur le développement d’une industrie solide, notamment de certaines filières classées «prioritaires», telles que l’industrie automobile. Il faut dire que cette année les choses commencent à bouger de ce côté.

Entre Peugeot, Fiat et Iveco les intentions de mettre en place des usines de montage dans notre pays ne manquent pas. Il est donc certain que Renault ne sera plus seul en 2016. Mais, est-ce qu’avec seulement le montage on peut parler d’un développement de ce secteur ? Certains spécialistes estiment que le montage ne suffit pas pour arriver à booster l’industrie automobile, mais il faut penser à une production complète d’un véhicule pour réussir ce créneau. D’autres considèrent que le montage de véhicule est un bon début pour raviver ce secteur. Le lancement, en septembre 2013, des travaux de la construction d’une usine de montage de véhicules Renault à Oued Tlelat (Oran), un partenariat entre la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), le Fonds national d’investissement (FNI) et le constructeur automobile français a constitué l’évènement phare dans le secteur de l’industrie. La sortie du premier véhicule Renault (Clio Symbol) «made in Algeria» le 20 novembre 2014, a été également un important événement. L’usine devra produire, dans une première étape, quelque 25.000 unités par an avant de passer à une cadence supérieure de 75.000 unités/an, à l’horizon 2020.Outre le constructeur français de la marque au losange, l’Algérie a fait appel également à l’expertise allemande pour asseoir une industrie mécanique performante en concluant un partenariat avec le groupe allemand Daimler/Mercedes-Benz pour la production de véhicules. Des contrats de partenariat ont été signés par le ministère de la Défense nationale (MDN), le leader allemand et le groupe émirati Aabar Investments pour la réalisation de trois grands projets industriels à Alger, Tiaret et Constantine. Ils portent sur la production de 15.000 cars, bus et camions/an à Alger (Rouiba), 8.000 véhicules utilitaires/an à Ain Bouchekif (Tiaret) et une production annuelle de 25.000 moteurs à Oued Hamimine (Constantine). Cette année, Peugeot a ouvert le bal en affirmant son intention de s’implanter en Algérie, suivi des Italiens où tout récemment ont affiché leur souhait pour l’installation des usines de montage de leurs véhicules en Algérie. Deux constructeurs de véhicules italiens comptent donc mettre en place, prochainement et en partenariat, des usines de montage en Algérie.
Il s’agit en effet du constructeur Iveco, spécialiste des véhicules utilitaires et des camions, en partenariat avec son distributeur officiel en Algérie, Ival et le constructeur italo-américain Fiat Chrysler (FCA) en association avec un opérateur privé, dont l’identité n’a pas été encore divulguée. L’usine de montage sera implantée dans la wilaya de Bouira, avec une capacité de production oscillant entre 1000 et 1300 unités par an et un taux d’intégration fixé entre 17 et 20% dans un premier temps.En attendant leur concrétisation, toutes ces intentions augurent d’un avenir prometteur pour l’industrie automobile, qui, jusque-là, peinent à se développer dans notre pays.
Ines B.

2 commentaires

  1. Tout le monde se demande comment les algériens se sont fixe’ sur Renault pour la relance de leur industrie automobile ?
    Les marques qu’il faut éviter :
    a- Renault ……. (Présence de mégaprojets industriels en Turquie, Maroc, Egypte).Apres avoir rate’ Renault, les algériens auraient du comme tirer des leçons de stratégie et du négoce industriel et de tout tabler sur Peugeot des 2007-2008 afin de convaincre ce constructeur du bien fonde’ d’un vrai Projet industriel avec une exclusivité’ préférentielle pour tout le Maghreb. Ceci donnera plus de consistance et longévité’ a` l’investissement français en Algérie. Des entraves imaginaires ont été crée de toutes pièces pour éviter l’Algérie. Dans la logique des choses, elle devrait aligner une équipe de professionnels de la mécanique mixte, composée de 50/100 des émigres qui sont bien intègre’ dans la société française présentables avec un vocabulaire décent et l’autre moitié des locaux bien cultives’. Qui connaissent au moins la géographie économique de l’Europe. C’était l’unique façon de convaincre ce constructeur d’un vrai projet industriel aux normes internationales et non pas des miettes.
    b- Fiat ……. (incompatibilité’ mécanique par rapport au marche algérien. Du point vue technique et durabilité,il n y’a aucune comparaison entre les 2 premières marques Françaises et Fiat. Les Italiens ont réussi dans la mécanique militaire Navale et Aéronautique avec quelques hélicoptères pas très vendu,d’ailleurs ainsi que dans la mécanique de luxe/prestige : Ferrari, Lamborghini,Alpha-Romeo,etc….)
    c- Honda ……. (Cette marque de voiture n’est pas adaptée aux routes algériennes, qui sont constamment en
    réparation : problèmes de tenue de route de longue distance, d’endurance, du système de suspension et en particuliers des amortisseurs).Le servomécanisme qui permet de régler automatiquement la pression des roues, le système hydraulique des amortisseurs,le dégivrage et l’équilibrage n’est pas installe dans tous les models. Les Japonais ont réussi beaucoup plus dans la ‘Moto’ et la mécanique diesel : moteurs de Navires civil et militaires. Le seul constructeur Japonais qui s’est bien adapte’ continuellement aux mutations technologiques et économiques dans le domaine automobile c’est Toyota. Le tout s’explique par son classement mondial dans cette filière. Je n’ai aucune prétention de même que je ne suis pas qualifie’ a ce point pour prétendre juger la mécanique Japonaise. Mais c’est tout simplement le résultat d’une étude comparative de l’évolution du monde automobile a ne pas confondre avec le reste de la mécanique.
    d- De même que les marques des pays émergents et de l’Europe de l’Est : Inde ,Brésil,Argentine,Pologne,Tchécoslovaquie,etc……
    Il faut les éviter coûte que coûte. Elles ne sont pas fiables, rentables ni exportables. Le monde automobile est une industrie trop compétitive qui consomme beaucoup d’énergie. Pour réussir dans ce secteur il doit falloir choisir au préalable des marques bien connues, adaptables au changement énergétiques et qui sont au diapason de la révolution technologique.
    Ceci, ne veut pas dire que ces pays n’ont pas réussi des prouesses dans d’autres vecteurs de la mécanique, loin de la`.
    Il faut 50 à 100 ans pour se faire une place et un nom parmi les fleurons de l’industrie automobile.
    L’Algérie est classée en troisième position mondiale des accidents de la route ces 10 dernières années. Ceci est du en bonne partie a` la qualité des véhicules utilitaires et parc roulant importes’.

    Et pourtant, ils avaient l’éventail du choix :
    1- WV ………… RFA
    2- PSA (sous-traitance) ………… France
    3- Ford / Chevy ………… USA
    4- Toyota /Nissan ………… Japan
    5- Volvo ………… Suède
    6- Les Chinois avec leurs Quatre premières marques…… Chine
    7- Daewoo (groupe industriel) ………………….. Corée (Korea)
    Avec une exclusivité’ préférentielle pour tout le Maghreb ou mieux encore l’Afrique du Nord. Ceci donnera plus de consistance et longévité, au projet industriel.
    Le reste, ce n’est qu’une perte de temps a` l’exception de Mercedes, qui reste toujours, hors pair.
    PS : Je m’excuse pour les fautes de frappe

  2. …… Lire:

    - les algériens auraient du comme meme tirer des leçons de stratégie et du négoce industriel pour tout tabler sur Peugeot des 2007-2008 ………

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